Skip to main content Accessibility help
×
Home

J'en ai rêvé, c'était Tokyo. Prémices d'un fantasme collectif (note critique)

  • Augustin Berque (a1)

Extract

J'emprunte l'expression « fantasme collectif » (kyôdô gensô) au poète et philosophe Yoshimoto Ryûmei, qui l'employa notamment à propos de la genèse de l'Etat. Pour en donner une brève définition dans un vocabulaire contemporain, disons qu'un fantasme collectif est une relation qui produit elle-même sa propre réalité en produisant du sens, un sens qui l'empreint dans la mesure même où elle s'établit. L'on peut utilement rapporter cette figure à la problématique de l'hégémonie, que l'émergence du Japon comme puissance concurrente des États-Unis commence à rendre instamment présente. Il ne s'agit pas que de relations internationales, mais, au fond, de la genèse de ce qui, un jour, remplacera le paradigme de la modernité occidentale.

Copyright

References

Hide All

1. Yoshimoto Ryûmei, (Takaaki), Kyôdô gensô-ron, Tokyo, Kawade Shobô, 1968.

2. Bouissou, Jean-Marie, Laidi, Zaki, Faure, Guy, L'expansion de la puissance japonaise, Bruxelles, Éditions Complexe, 1992.

3. J'ai moi-même rassemblé mes idées sur le « paradigme nippon » dans la conclusion de Vivre l'espace au Japon, Paris, PUF, 1982. Par ailleurs, les vues esquissées dans le présent article sont développées dans Du geste à la cité, formes urbaines et lien social au Japon, Paris, Gallimard, 1993.

4. Yoshinobu, Ashihara, Kakureta chitsujo. Ni juisseiki no toshi e mukatte, Tokyo, Chûôkôronsha, 1986. française, Traduction, L'ordre caché. Tokyo, la ville au xxie siècle ?, Paris, Hazan, 1994.

5. Chie, Nakane, Tate shakai no rikigaku, Tokyo, Kôdansha gendai shinsho, 1978.

6. Takatoshi, Imada, Modân no datsu-kôchiku. Sangyô shakai no yukue, Tokyo, Chûôkôronsha (Chûkô shinsho), 1987.

7. Eshun, Hamaguchi (sous la direction de), Nihon gâta shisutemu. Jinrui bunmei no hitotsu no kata/Japanese Systems : An Alternative Civilization ?, Yokohama, Sekotac, 1992.

8. Chie, Nakane, Tate shakai no ningen kankei, Tokyo, Kôdansha gendai shinsho, 1967. française, Traduction, La société japonaise, Paris, Armand Colin, 1974

9. Voir note 7.

10. Bernard Tschumi, « La ville éclatée », dans Institut français d'architecture (IFA), Ville forme symbolique pouvoir projet, Liège-Bruxelles, Mardaga, 1968, p. 98.

11. Barthes, Roland, L'empire des signes, Genève, Skira, 1970, pp. 44 et 46.

12. Id., passim.

13. Là, toutes sortes d'hypothèses concurrentes sur l'avenir du monde, qui n'ont pas leur place dans cet article. Parmi celles-ci, l'idée que le Japon s'est peut-être forclos de tout rôle messianique dans la mesure même où, par fantasme interposé, il ne fait qu'endosser la défroque de l'Occident.

14. Susumu, Sakurai, Edo no muishiki. Toshi kûkan no minzokugaku, Tokyo, Kôdansha (Kôdansha gendai shinsho), 1991.

Related content

Powered by UNSILO

J'en ai rêvé, c'était Tokyo. Prémices d'un fantasme collectif (note critique)

  • Augustin Berque (a1)

Metrics

Full text views

Total number of HTML views: 0
Total number of PDF views: 0 *
Loading metrics...

Abstract views

Total abstract views: 0 *
Loading metrics...

* Views captured on Cambridge Core between <date>. This data will be updated every 24 hours.

Usage data cannot currently be displayed.