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Grammaire et Logique: Une théorie archaïque des relations

  • Sylvain Auroux (a1)

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Le Thème de cet article est assez vaste : il s'agit de reconsidérer un des lieux communs de l'épistémologie historique des sciences du langage concernant les rapports de la logique et de la grammaire générale. Nous le restreindrons en étudiant seulement l'état auquel parvient cette dernière discipline dans l'œuvre de Nicolas Beauzée (1717–1789), collaborates important de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert ; sa Grammaire Générale (1767) constitue sans doute la perfection du genre inauguré par Port-Royal.

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Notes

1 Cf. G. Gougenheim, Système de la langue française (1939): « Le courant de grammaire philosophique qui commence en 1660 avec la grammaire de Port-Royal et se poursuit durant le XVIIIème siècle n'a pas réussi à constituer une grammaire scientifique ; la cause en est la confusion des niveaux logique et grammatical et l'absence de perspective linguistique chez les grammairiens ». Mêmes affirmations chez Leroy (1967), Mounin (1967), etc…

2 Cf. nos ouvrages L'Encyclopédie: grammaire etlangue au XVIIIème siècle (Mame, 1973) et la Sémiotique des Encyclopédistes (à paraître); cf. aussi I. Monreal-Wickert Diè Sprachforschung der Aüfklärung im Spiegel der großen französichen Enzyklöpädie (Tübingen, 1977).

3 Cf. (entre autres) Aarsleff, H.The History of linguistics and Professor Chomsky. Language 46 (pp. 570585), 1970.

4 Cf. Arbuckle, JohnAugust Scheicher and the linguistics Philology Dichotomy : a Chapter in the history of linguistics, in Word, vol. 26, N°, 1 1970, pp. 1731.

5 Cf. nos ouvrages cités note 2.

6 Cf. notre ouvrage annoncé note 2, chap. III.

7 Cf. Kretzmann, Norman History of semantics in Encyclopedia of philosophy, éd. Edwards, Paul, New-York, 1967, VII, 358406 et du même The main thesis of Locke's semantic theory in Philosophical Review 77 (1968), pp. 175196; cf. également Land, Stephen K.From signs to propositions. The concept of form in eighteenth century semantic theory (Mouton, 1974), 1, 2, Nousempruntons l'expression Théorie du langage-traduction à D.J. O'Connor John Locke (Dover, 1966), p. 127.

8 Grammaire Générate, t. I, p. 266.

9 Il s'agit là d'un examen partiel de la théorie des idées. Un examen plus complet a été fourni dans Introduction à la Sémiotique des Encyclopédistes (Thèse ronéotée, 1972, Université de Paris I) et remanié largement (à la suite de remarques de J.T. Desanti) dans les ouvrages cités note 2. Ce qui ici est noté (ii) et (iii) figure sous les numéros (8) et (10) dans le chapitre III de l'ouvrage annoncé.

10 G. G., t. I, p. 236.

11 Œuvres, t. I, p. 140.

12 Essay …C, IV, 16–

13 Dans la Logique, A, VI, Arnauld et Nicole s'expriment ainsi: « J'appelle étenduede l'idée les sujets à qui cette idée convient, ce qu'on appelle aussi les inférieurs d'un terme général ».

14 Bien entendu on perd en grande partie ce que la syllogistique peut exprimer de la quantification.

15 Cf. la Logique de Leibniz, pp. 20–21.

16 Cf. un des article proposition del'Encyclopédie, qui reprend Port-Royal, Logique B, XIX.

17 Cf. Katz, J.J. Analycity and contradiction in natural language, in The Structure of Language (Prentice Hall, 1964), pp. 519 sq. (Katz et Fodor eds.).

18 C'est ce que Frege avait bien vu, cf. Grundlagen der Arithmetik, § 88, t. f. de C. Imbert, p. 212 ; voir également dans l'Introduction du traducteur la remarque p. 75 sur la loi de Port-Royal.

19 Essay …, B. XXXII.

20 Cf. Locke, ibid., D. V, 3.

21 La justesse de la langue française ou les différentes significations des mots qui passent pour synonymes (Paris, 1718), édité et complété en 1776 par Beauzée sous le titre Traité des synonymes français.

22 Cf. art. construction (Du Marsais); la différence des « phrases » vise surtout l'ordre des mots, et cette remarque n'introduit pas à une distinction du sens et de la référence.

23 G. G., t. I, p. 234.

23 G. G., t. I, p. 288.

25 T. 7, p. 844 (cf. mon édition p. 80).

26 Ces variations de surface correspondent à ce que l'article grammaire nomme la forme de la proposition (t. 7, p. 844).

27 Cf. Semantics of context-free fragments of naturel languages in K.J. Hintikka, J.M.E. Moravlsik, P. Suppes (Eds), Approaches to natural Language, Dordrecht, Reidel 1973; et Elimination of quantifiers in the semantic of natural language by use of extented relation algebras in Revue Internationale de philosophie, N° 117–118, 1976, fasc. 3–4, pp. 243–259.

28 Mouton, 1975, pp. 57, 129 et passim ; voir mon compte rendu dans Historiographia linguistica, IV, 3, déc 1977.

29 Encyclopédie, art. préposition signé E.R.M.B., t. XIII, p. 301.

30 Beauzée, G. G., t. 1, p. 517.

31 Voir p. ex. la correspondance Leibniz-Clarke pp. 100–101 dans l'éd. Robinet.

32 On peut en effet comparer la théorie des idées avec l'analyse sémantique moderne ; cf. Lees, R.B., The Grammar of english nominalizations, in International Journal of American linguistics, 26, n° 3 (july 1960) et Katzet, J.J.Fodor, J.A., The Structure of a semantic Theory in The structure of language, Prentice Hall, 1964, pp. 479518. La seconde des « projective rules » décrites dans ce dernier article contient quelque chose d'analogue à notre loi d'absorption.

33 Par exemple on ne peut définir de relations binaires dans l'ensemble F de cardinal n qu'autant qu'il y a de parties dans le produit {F × F}, c'est-à-dire 2n2.

34 Cf. Formal logic: or the calculus of inference necessary and probable (1847), pp. 37–38.

35 Cf. 1. c. note 7.

36 Cf. Couturat, Opusc. et frag., p. 97 sq.

37 Cf. Collected Papers of C.S. Pierce, Cambridge (Mass.), 6 vol. 1931–1955 ; voir vol. III § 332–333 et 393–394 ; voir Pierre Thibaud, la Logique de Charles Sarders Pierce. De l'algèbre aux graphes, éd. de l'Université de Provence, Études philosophiques I, 1975, en particulier pp. 69 sq.

38 Why does language matter to philosophy, Cambridge University Press, 1975, pp. 22 sq.

39 l. c. p. 165.

40 La liaison de l'idée constituant la signification formelle du mot et de l'idée qui est son contenu sémantique propre fait problème ; on a tendance à faire de la première le genre de la seconde. La théorie associationiste de Hume, pour qui l'idée d'une substance n'est qu'un faisceau d'idées simples jointes à l'idée vague de substance, laisse pourtant entrevoir comment le recours aux idées peut libérer la syntaxe de l'ontologie.

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