Hostname: page-component-76fb5796d-r6qrq Total loading time: 0 Render date: 2024-04-25T12:30:59.768Z Has data issue: false hasContentIssue false

Développement d’un dispositif de veille par short message service (SMS) pour la prévention de la récidive suicidaire. Protocole d’étude Suicide Intervention Assisted by Messages (SIAM)

Published online by Cambridge University Press:  15 April 2020

S. Berrouiguet*
Affiliation:
Brest Medical University Hospital at Bohars, Adult Psychiatry, Bohars
Z. Alavi
Affiliation:
Inserm Clinical Investigation Center 1412, Brest Medical University Hospital, Brest
G. Vaiva
Affiliation:
Clinical Investigation Center 9301, Inserm U888, CHRU de Lille, Lille
P. Courtet
Affiliation:
Montpellier University Hospital, Inserm U1061, Montpellier
E. Baca Garcia
Affiliation:
Department of Psychiatry at Fundación Jimenez Diaz Hospital and Autónoma University, CIBERSAM, Madrid, Espagne
P. Vidailhet
Affiliation:
Strasbourg Medical University Hospital, Adult Psychiatry, Strasbourg
M. Gravet
Affiliation:
Department of Psychology, Skidmore College, 815 North Broadway Saratoga Springs, New York, États-Unis
E. Guillodo
Affiliation:
Brest Medical University Hospital at Bohars, Adult Psychiatry, Bohars
S. Brandt
Affiliation:
Department of Psychology, Skidmore College, 815 North Broadway Saratoga Springs, New York, États-Unis
M. Walter
Affiliation:
Brest Medical University Hospital at Bohars, Adult Psychiatry, Bohars
*
*Auteur correspondant. Adresse e-mail :sofian.berrouiguet@chu-brest.fr (S. Berrouiguet)

Abstract

Introduction

Le suicide et les conduites auto-agressives sont fréquents dans la population adulte. De précédentes études ont prouvé que le fait de maintenir le lien avec le sujet suicidant, par lettres ou cartes postales, après la prise en charge en aigu, réduit le risque de récidive. De plus, les études de faisabilité ont montré que l’intervention par SMS est acceptable pour les patients. L‘objectif principal de cette étude est de démontrer l’efficacité du dispositif de veille par SMS sur la réduction de la récidive suicidaire à 6 mois. Nous présenterons dans un premier temps l’étude de faisabilité puis l’étude multicentrique démarrée dans 8 CHU.

Matériel et méthode

Il s’agira d’un essai de supériorité, contrôlé, randomisé, multicentrique, d’une durée de 2 ans, et piloté par le CHRU de Brest. Les sujets seront des adultes ayant survécu à un passage à l’acte suicidaire, inclus après une prise en charge aux urgences ou une courte hospitalisation. Le recrutement s’étalera sur une période de 9 mois. Les SMS seront envoyés à j2, j7, j15, puis mensuellement. Ces messages se soucieront du bien-être du patient, et lui rappelleront les coordonnées d’urgence dont il dispose en cas de besoin. Les patients seront évalués à j0, puis à 6 et 13 mois. Le critère de jugement principal sera le nombre de patients récidivant à 6 mois, dans le groupe recevant les SMS et dans le groupe témoin (qui bénéficie de la prise en charge de référence). Les critères de jugement secondaires seront le nombre de patients récidivant à 13 mois, le nombre de tentatives de suicide à 6 et 13 mois, le nombre de décès par suicide à 6 et 13 mois, dans les deux groupes. Les idées suicidaires seront évaluées dans chaque groupe, à j0, à 6 mois, et à 13 mois. Enfin, les coûts médicaux et la satisfaction seront évalués à 13 mois.

Résultats attendus

La fréquence de récidive attendue à 6 mois dans le groupe témoin est de l’ordre de 18 %. Nous espérons la réduire à 9 % grâce au contact par SMS. Afin d’y parvenir, le nombre de sujets nécessaires a été évalué à 530, soit 265 dans chaque bras.

Discussion

Ce dispositif de veille par SMS s’appuie sur de précédentes interventions, aux résultats significatifs dans le domaine, et est facilement reproductible. Nous proposons d’évaluer son efficacité dans la réduction du risque de récidive suicidaire au sein d’une population d’adultes ayant fait un passage à l’acte.

Type
Congrès français de psychiatrie: Rencontres avec l’expert
Copyright
Copyright © European Psychiatric Association 2015

Déclaration de liens d’intérêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

Submit a response

Comments

No Comments have been published for this article.