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Les représentations du passé en Palestine. Municipalités d’hier, municipalités d’aujourd’hui

Published online by Cambridge University Press:  04 May 2017

Aude Signoles*
Affiliation:
Université Paris I – Panthéon-Sorbonne (ATER)

Résumé

Perçues, dans les années 1970, comme les fondements du futur État, les municipalités palestiniennes se trouvent discréditées, immédiatement après la signature des accords d’Oslo, sur la base de leur ancien engagement partisan, quel qu’il ait pu être, et de leurs pratiques. Les rapports d’évaluation réalisés sur le sujet en 1993-1994 par les différents acteurs concernés – « élus» locaux, équipes ministérielles ou donateurs internationaux – partent tous d’un constat de vacance du pouvoir à l’échelle locale et formulent un diagnostic sévère sur l’« état de santé» des municipalités. Les prestations de services y sont montrées du doigt, ainsi que leurs modes de gestion. Nous avons ici, dans un premier temps, replacé le « vide de pouvoir» dans son contexte historique avant d’analyser, dans un second temps, la manière dont les différents protagonistes expliquent cette situation qu’ils ont diagnostiquée et de laquelle ils partent. Des représentations du passé distinctes, sinon concurrentes, émergent de leurs discours. Elles sont révélatrices des conflits de mémoire que l’histoire politique des municipalités engendre en ce « temps d’une métamorphose» que constitue l’ouverture du processus de paix.

Abstract

Abstract

Perceived as the foundations of the future State in the Seventies, the Palestinian municipalities are discredited on the basis of their old practices and political engagement, whatever it could have been, immediately after the signature of the Oslo agreements. The audits carried out on that subject in 1993-1994 by the various actors concerned, local “elected officials”, ministerial teams or international donors, all denounced the political vacuum observed at the local scale and the bad quality of the delivered services. Here, we will, first, set up the vacuum of power in its historical context before analysing the way by which the various protagonists explained it. Some distinct, if not concurrent, representations of the past stand out from speeches. In a time when those opposite representations reveal conflicts of memory, this phenomenon stand for the starting point of a historical metamorphosis, which is the opening of the peace process.

Type
Histoire palestinienne
Copyright
Copyright © Les Éditions de l’EHESS 2011

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References

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3 - Expression empruntée à Sfez, Lucien (dir.), L’objet local, Paris, Union Générale d’Éditions, « 10/18», 1977.Google Scholar

4 - Frédéric Bon fait remarquer que « les phénomènes observés dans le champ politique semblent, dans une proportion écrasante, relever des faits du langage. […] L’événement est appréhendéà travers le récit qui en a étéfait. […] Plus que de savoir ce qui s’est réellement passé, le politiste s’intéresse aux formes sous lesquelles l’événement a étéreprésenté» (FRÉDÉRIC BON, « Langage et politique», in Grawitz, M. et Leca, J. (dir.), Traitéde science politique, Paris, PUF, 1985, vol. 3, pp. 241-287, ici p. 241).Google Scholar

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6 - Developing the occupied Territories: an investment in peace, vol. 3, 1993 ; Staff appraisal report, West Bank and Gaza. Municipal infrastructure development project, Rapport no 15400- WBGZ, 1996 ; West Bank and Gaza – Strengthening public sector management, 1999.

7 - Institutional development of municipalities in the West Bank and Gaza strip, Pal/93/007 (Rapport Tony Richards),OMTAssociates, 1993, et Institutional development of municipalities in the West Bank and Gaza strip, Pal/93/007 (Rapport Tony Richards), Supplementary Report, OMT Associates, 1994.

8 - Local community survey – 1998, Main findings, Ramallah, 1999 ; Local community survey – 1998, Databases, Ramallah, 1999 ; Local community survey – 1998, Executive summary, Ramallah, 1999 ; Palestinian Central Bureau of Statistics (PCBS)/Association of Palestinian Local Authorities (APLA), Guide des gouvernements locaux(en arabe), Ramallah, 2000.

9 - Le ministère du Gouvernement local est en charge des municipalités palestiniennes depuis sa création en 1994 : voir Guide du ministère du Gouvernement local(en arabe), Jéricho, s. d. ; Organisation administrative du ministère(en arabe), Jéricho, s. d. ; Rapport d’activitépour l’année 1997, Ramallah, s. d. ; ainsi que la revue mensuelle du ministère, Al-houkoum al-mahali, Ramallah.

10 - ARD, Discussion paper. Shaping local Government decentralization. Prospects and issues for local government decentralization in West Bank and Gaza, Foundation for Decentralized Local Governance in West Bank and Gaza: Phase I, 2000 ; Center For Engineering and Planning [CEP], Masterplanning the state of Palestine, suggested guidelines for comprehensive development, Palestine Studies Project, 1992 ; PNUD-CEP, Physical planning for Palestinian rural communities, Ramallah, 1995 ; Massar Associates, Project definition study – Muni- cipal development, An-Najah University/Federation of Canadian Municipalities, s. d.

11 - Parmi les documents utilisés : Municipalitéde Al-Doha, Doha city, s. d. ; Municipalitéde Beit Jala, A Jewel in Palestine, s. d. ; Municipalitéde Jéricho, Rapport annuel de la municipalitéde Jéricho(en arabe), 1998 ; Municipalitéde Hébron, En marche vers le développement et la reconstruction(en arabe), Rapport d’activité, 1994-1999 ; Municipalitéde Naplouse, Réhabilitation et reconstruction(en arabe), Rapport d’activité, 1994-1996 et Rapport d’activité(en arabe) 2000 ; Municipalitéde Ramallah, The bride of Palestine, s. d.

12 - Nous reprenons ce terme des rapports d’expertise publiés en anglais. Nous l’utiliserons comme un terme générique ayant une dimension à la fois matérielle et politique. L’emploi des termes « vide» ou « vacuité» par lesquels nous avons songéà le remplacer n’aurait pas permis de rendre systématiquement cette double dimension.

13 - Jusqu’en 1994, il y a vingt-six municipalités en Cisjordanie (dont celle de Jérusalem- Est) et cinq dans la bande de Gaza.

14 - Project definition study…, Massar Associates, rapport cité, p. 2.

15 - Physical planning…, PNUD-CEP, rapport cité.

16 - Trois maires « nationalistes» seulement ont remportéles élections en 1972, mais ils s’étaient présentés sous une étiquette indépendante. Dans la grande majoritédes cas, ces élections ont confirméà leur poste les élites pro-jordaniennes qui se trouvaient en place en 1967 au moment de l’occupation israélienne des Territoires. Les municipalités palestiniennes et leurs élus ont ainsi été, pour Israël, sauf entre 1976 et 1982-1983, un instrument majeur de normalisation et de maintien du statu quoen Cisjordanie.

17 - En 1974, l’OLP est reconnue comme représentant du peuple palestinien par le monde arabe d’une part (au sommet de Rabat, en 1974), par les Nations unies d’autre part (qui lui attribue le statut d’observateur permanent).

18 - Il est difficile d’estimer le nombre de maires et de conseillers municipaux concernés par les destitutions et expulsions. Ann M. Lesch a montrécomment la déportation de maires de Cisjordanie – illégale au regard de la IVe convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre – fut utilisée de manière récurrente par le gouvernement travailliste dans le but « d’éliminer physiquement les leaders qui peuvent rassembler les citoyens autour de la résistance à l’occupation» (ANN M. LESCH, « Israeli deportation of Palestinians from the West Bank and Gaza Strip, 1967-1978», Journal of Palestine studies, 8, 30, 1979, pp. 101-131, ici p. 109). Abdel Jawad Saleh (maire d’al-Bireh jusqu’en décembre 1973, date de sa déportation) dresse, quant à lui, la liste de ceux qui ont étévictimes d’arrestations, d’emprisonnements et de déportations (Abdel Jawad Saleh, , Israel's policy of de-institutionalization. A case study of Palestinian local governments, Amman/Londres, Jerusalem Center for Development Studies, 1987, pp. 58-59 et p. 77).Google Scholar

19 - L’État d’Israël a proposé, dès 1967 et de manière récurrente par la suite, la signature d’un plan d’autonomie aux Palestiniens des Territoires. Deux font date : celui de 1975, qui entraîna la politisation du scrutin des élections municipales de 1976, et celui de 1979, liéaux accords de Camp David. Celui-ci devait prendre la forme d’un plan « d’autonomie», entendu au sens d’un transfert de la gestion des affaires civiles – mais non pas sécuritaires – des Israéliens vers les Palestiniens.

20 - Mustafa Natsche, maire d’Hébron entre 1980 et 1983, constate ainsi, comme beaucoup d’autres leaders locaux, que « les autorités [israéliennes] ne veulent plus d’élections municipales en Cisjordanie car les dernières élections en 1976 ont fait émerger des municipalités nationalistes partout dans les Territoires occupés» (MUSTAFA NATSCHE, « Hebron's Mustafa Natsche», Journal of Palestine studies, XIII, 3, 1984, pp. 49-62, ici p. 55).

21 - Pour plus d’informations sur les Ligues de villages, nous renvoyons à l’article de SALIM TAMARI, « Israel's Search for a Native Pillar: the Village Leagues», in Aruri, N. (dir.), Occupation: Israel over Palestine, Belmont, Association of Arab-American University Graduates, 1989, pp. 377390.Google Scholar

22 - Ibid., p. 378.

23 - Moustafa Doudin, ancien ministre jordanien, était à la tête de cette Ligue de villages.

24 - Legrain, Jean-FranÇois, « Le pouvoir en Cisjordanie : un combat à quatre», Bulletin du CEDEJ, 23, 1988, pp. 149-182, ici p. 173.Google Scholar

25 - Les campagnes palestiniennes ne sont pas restées à l’écart de la montée des idées nationalistes tout au long des années 1970. Touchés de plein fouet par la politique de colonisation israélienne et de confiscation des terres qu’elle génère, les paysans furent contraints de trouver d’autres moyens de subsistance que ceux que leur procuraient jusque-là leurs terres et durent s’employer comme ouvriers agricoles ou d’usines en Israël. Ils prirent conscience de leur sort commun et développèrent un sentiment d’appartenance à la « palestinité». Voir MAJDI AL-MALKI, « Clans et partis politiques dans trois villages palestiniens», Revue d’études palestiniennes, 52, 1994, pp. 101-126.

26 - Tel est le cas, par exemple, du représentant de la Ligue de Ramallah, Youssouf al-Khatib, assassinépar un groupe se revendiquant de l’OLP.

27 - Legrain, Jean-FranÇois, Les voix du soulèvement palestinien, Le Caire, CEDEJ, 1991, p. 12.Google Scholar

28 - Le Front national palestinien (PNF) et le Comitéd’orientation nationale (CON) ont étécréés par des personnalités reconnues de Cisjordanie et de la bande de Gaza, issues majoritairement de la gauche. Elles ont pour principal objectif la concertation et la coordination des actions de résistance dirigées contre l’occupation israélienne des Territoires. Le PNF, crééen janvier 1973 et mis « hors la loi» par Israël en octobre 1979. Le CON, apparu en 1978, s’est fait connaître pour son opposition virulente et organisée au plan d’autonomie israélien prévu par les accords de Camp David de 1979. Jugétrop « nationaliste» et « permissif» par les autorités d’occupation, il fut déclaréillégal en 1982.

29 - Nous travaillons ici à partir des « Appels» réalisés par JEAN-FRANÇOIS LEGRAIN, Les voix…, op. cit.(elles s’achèvent avec l’appel no 33 de décembre 1988).

30 - Á la suite de Jean-François Legrain, nous préférons parler d’activistes au pluriel plutôt que d’une direction, qui supposerait une unification des différentes composantes qui prirent part au soulèvement, et ce, à l’encontre d’une certaine littérature journalistique, mais aussi scientifique, qui postule, avec un certain angélisme, son homogénéité.

31 - Ces statistiques sont reprises de ZE’EV SCHIFF et EHUD YA’ARI, Intifada: the Palestinian uprising – Israel's third front, New York, Touchstone, 1989, p. 257.

32 - Dans les campagnes, le moukhtarreprésente les intérêts de son clan auprès des autorités centrales.

33 - Nous renvoyons à l’ouvrage que B’Tselem, association israélienne de protection des droits de l’homme, a consacréà la collaboration durant l’occupation. Celui-ci repose sur de nombreuses enquêtes et témoignages et vise à expliquer l’ampleur du phénomène dans la sociétépalestinienne. Voir Collaborators in the occupied Territories: Human rights abuses and Violations, Jérusalem, B’Tselem, 1994. L’association palestinienne PASSIA a travaillédans le même sens (Rigby, Andrew, The legacy of the past. The problem of collaborators and the Palestinian case, Jérusalem, PASSIA, 1997).Google Scholar

34 - La « chasse aux sorcières» ne toucha pas seulement les maires et conseillers municipaux ; les fonctionnaires (sauf le personnel des secteurs éducatif et sanitaire) étaient aussi appelés à démissionner.

35 - Robinson, Glenn E., Building a Palestinian State: the incomplete revolution, Minneapolis, Indiana University Press, 1997.Google Scholar

36 - Traditionnellement, la soulhadésigne les pratiques coutumières de règlements des différends. Elles font référence aux valeurs morales, voire religieuses du groupe et mettent en oeuvre des mécanismes de médiation et de conciliation.

37 - Lagroye, Jacques, Sociologie politique, Paris, L’Harmattan, 1997, p. 159.Google Scholar

38 - Staff appraisal report…, Banque mondiale, rapport cité.

39 - « Le niveau [des services et des infrastructures en Cisjordanie et dans la bande de Gaza] est à présent loin derrière celui des pays qui ont le même PNB/hab. Par exemple, le volume moyen d’eau distribuéest de seulement 60 litres par jour et par habitant (comparéà 115 en Tunisie et à 137 en Jordanie)» (Staff appraisal report…, rapport cité, Banque mondiale, p. 1).

40 - Local community survey…, BCPS, rapport cité.

41 - Staff appraisal report…, Banque mondiale, rapport cité, p. 1.

42 - Project definition study…, rapport cité, Massar Associates, p. 2.

43 - Roy, Sara, The Gaza Strip. The political economy of development, Washington, Institute for Palestine Studies, 1995;Google Scholar par politique d’« anti-développement», elle entend la « déconstruction délibérée et systématique de l’économie autochtone par une puissance dominante, de manière à nier toute existence indigène».

44 - Developing the occupied territories…, rapport cité, Banque mondiale, p. 4.

45 - Outre les revenus que leur procure leur travail en Israël, les Palestiniens vivent également des transferts de fonds provenant des ressources liées à l’économie du pétrole, que les émigrés employés dans le Golfe envoient à leur famille.

46 - C’est le même souci de normalisation de la vie quotidienne des populations de la Cisjordanie et de la bande de Gaza qui a conduit les autorités militaires israéliennes à ouvrir deux ponts (Allenby et Damia) sur le Jourdain de façon à ce que les échanges (de biens et de personnes) entre les populations des Territoires occupés et la Jordanie, mais aussi le reste du monde arabe, ne soient pas interrompus. L’administration israélienne a cependant utilisérégulièrement la fermeture de ces points de passage comme mesure de rétorsion individuelle ou collective.

47 - Voir Camillemansour, (dir.), Les Palestiniens de l’intérieur, Paris, Édition de la Revue d’études palestiniennes, 1989.Google Scholar

48 - Entre 1951 et 1967, dix-sept municipalités ont étéinstituées en Cisjordanie par le royaume hachémite.

49 - D’après les estimations de Meron Benvenisti, faites à partir de sources statistiques israéliennes, la population palestinienne de Cisjordanie a crû de 32% entre 1967 et 1986 (Benvenisti, Meron, The West Bank handbook. A political lexicon, Jérusalem, The Jerusalem Post, 1986, p. 51).Google Scholar

50 - Il s’agit de la localitéde Yatta, promue « municipalité» en 1972, alors qu’elle bénéficiait jusque-là du statut de « conseil de village».

51 - Dans le même temps, le gouvernement israélien donna son aval à la création de nombreuses institutions politiques locales dans les colonies, augmentant le nombre de colons installés dans les Territoires : celui-ci passa de 3 176 en 1976 à 67 000 en 1987 (Meron|Benvenisti, The West Bank and Gaza Atlas, Jérusalem, The Jerusalem Post, 1988, p. 32).Google Scholar

52 - La même politique de désinstitutionnalisation et de refus de reconnaissance légale a étémise en oeuvre à l’encontre des localités arabes à l’intérieur même d’Israël, qu’il s’agisse des villages du nord du pays (Galilée notamment) ou des zones, au sud, habitées par des bédouins (cf. Association for Support and Defence of Bedouin Rights in Israel, Master plan for the Bedouin population in the Southern District, Final report, Beersheva, 1990, et Louër, Laurence, Les citoyens arabes d’Israël, Paris, Balland, 2003).Google Scholar

53 - Cf. Ard, , Discussion paper…, rapport cité, p. 4.Google Scholar

54 - Le budget allouéau gouvernement militaire israélien des Territoires occupés correspond à 11% du budget israélien total en 1977, à 9,7% en 1981 et à 19,3% en 1984. Les deux tiers des montants sont affectés aux salaires et les 30% restants aux activités de services. L’accent est mis sur les services éducatifs (45 %) et sanitaires (16 %) ; les infrastructures ne reçoivent que 4,5% des sommes distribuées. Cf. Benvenisti, Meron, The West Bank handbook…, op. cit., pp. 145146.Google Scholar

55 - Voir, par exemple, les difficultés rencontrées par la municipalitéde Naplouse, de 1977 à 1982, pour faire accepter par Israël le projet de développement d’une production autonome d’électricitéen régie directe (’ Entretien avec Bassam al-Shaka’a, maire de Naplouse» (réalisépar Jean-François Legrain), Revue d’études palestiniennes, 7, 1983, pp. 3-11).

56 - « No quiet on the West Bank», Journal of Palestine studies, IX, 4, 1986, pp. 177-188, à propos du projet d’irrigation de Wadi Farah, dans le nord de la Cisjordanie.

57 - Houkoum al-mahali, 4, 2000, pp. 18-20.

58 - Ard, , Discussion paper……, rapport cité, p. 9.Google Scholar

59 - Outre les élections présidentielles du 9 janvier 2005, qui ont vu la victoire de Mahmoud Abbas, le successeur de Yasser Arafat, des élections municipales se sont déroulées le 23 décembre 2004 dans certaines localités de Cisjordanie et le 27 janvier 2005 dans certaines villes de la bande de Gaza.