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L'organisation Scolaire au XIIe Siècle

Published online by Cambridge University Press:  29 July 2016

Philippe Delhaye*
Affiliation:
Université Catholique de Lille

Extract

Les auteurs latins du XIIe siècle s'imposent de plus en plus à l'attention des historiens de la philosophie et de la théologie médiévales, tant pour leurs propres mérites que par leur influence sur les grandes synthèses du XIIIe siècle. Beaucoup de leurs oeuvres ont un caractère scolaire trés marqué. Nombre d'entre elles ont été enseignées avant d'être livrées au public sous forme de travaux littéraires. Il importe donc pour les comprendre pleinement de les remettre dans leur cadre originel et de les éclairer par ce que nous savons de l'organisation scolaire de cette époque.

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Articles
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References

page 211 note 1 Par exemple, Robert, G., Les écoles et l’ enseignement de la théologie pendant la première moitié du XIIe siècle (Paris 1909); Paré, G., Brunet, A., Tremblay, P., La renaissance du XIIe siècle: Les écoles et l'enseignement (Ottawa 1933); Lesne, E., Les écoles de la fin du VIIIe siècle a la fin du XIIe (Lille 1943).Google Scholar

page 211 note 2 de Harvengt, Philippus, De institutione clericorum c. 110: ‘Loquendi usus obtinuit ut quem viderimus litteratum statim clericum nominemus et quoniam agit quod clerici est, ex officio ei vocabulum assignemus. Si quis igitur litteratum militem idiotae presbytero conferat, fiducialiter exclamabit et cum iuramento affirmabit eundem militem meliorem presbytero clericum esse quia scilicet miles legit, intelligit, dictat, versificatur et inter clericos linguam latinam proferens soloecismi nescius. approbatur, presbyter vero non solum nescit orationem grammaticam irreprehensibiliter informare sed forte nec completorium solus regulariter cantitare. Et tamen militem quem dicimus presbytero meliorem clericum esse, scimus procul dubio clericum non esse, sed improprii sermonis usus ita praevaluit ut qui operam dat litteris, quod clerici est, clericus nominetur quamvis eum non esse clericum nequaquam dubitetur.’ PL 203, 816.Google Scholar

page 211 note 3 Alexandri III epist. 26 avril 1176: Loewenfeld, , Epist. ined. n. 262, p. 148–9. Si dans les cours princières et seigneuriales une élite laïque s'ouvre aux choses de l'esprit, c'est grâce aux clercs que le seigneur a groupés autour de lui.Google Scholar

page 212 note 4 Abaelardus, , Theologia Christiana lib. 2: ‘Quod si etiam post philosophos aut litteratas feminas, ad saeculares vel laicos venire delectat…’ PL 178, 1201.Google Scholar

page 212 note 5 La tonsure, très largement donnée, conférait les précieux privilèges des clercs et notamment celui du for qui soustrayait le tonsuré à la juridiction laïque et le faisait relever uniquement des tribunaux ecclésiastiques. Mais elle n'impliquait plus la volonté de faire une carrière ecclésiastique au sens strict du terme et les tonsurés restaient clercs même après s’être mariés (d'où le terme de clericus uxoratus) ou même s'ils faisaient du commerce, cf. Génestal, R., Le ‘privilegium forien France du décret de Gratien à la fin du XIVe siècle. Beaucoup de clercs ne cherchaient aucunement à recevoir les ordres sacrés qui impliquaient des obligations plus strictes. Un concile de Londres, en 1125, can. 16, menace de priver de leur bénéfice des prébendiers qui refusaient de se laisser promouvoir aux ordres, afin de vivre en plus grande liberté. (Ceillier, , Ecrivains ecclésiastiques [Paris 1863] 14, 1106). Innocent III commande à l'archevêque de Reims de forcer les archidiacres et le doyen de son chapitre à recevoir les ordres sacrés, lib. 8, ep. 10; 144: PL 215, 569, 722.Google Scholar

page 212 note 6 Citons aussi ce passage du Metalogicon 1, 4: ‘Alii profecto, similes mei, se nugis curialibus mancipaverunt, ut magnorum virorum patrocinio freti, possent ad divitias aspirare, quibus se videbant, et iudicio conscientiae, quidquid lingua dissimulet, fatebantur indignos.’ PL 199, 831; ed. Webb, Clemens C. I. (Oxford 1929) p. 15.Google Scholar

page 212 note 7 On verra notamment sa lettre 14 aux clercs de la cour de Londres dans laquelle il dénonce cette infidélité à la vie cléricale et les dangers de cette situation qu'il a connue lui-même avant sa conversion: ‘Ad correctionem et eruditionem regum, inquiunt, missi sunt Moyses ad Pharaonem, Jeremias ad Sedechiam… . O clerice curialis, numquid Dominus misit te ad regem? In obsequium eius te misit, aut potius intrusit ambitio?’ Ep. 14: PL 207, 42–51 (la phrase citée se trouve p. 46).Google Scholar

page 212 note 8 de Harvengt, Philippus, De institutione clericorum c. 28: ‘Feliciusque indicant prosperitate pecuniaria gloriari quam discendi gratia aerumnis et laboribus cruciari, cum enim eis ad nihil aliud scientia valere videatur nisi ut per eam ad honores et divitias temporaliter veniatur … ’; c. 29: ‘Eapropter negotiis saecularibus implicantur, forum magis quam ecclesiam venerantur: in acquirendis temporalibus imprudenter, imo impudenter curiosi, in conservanda honestate clericali nihil penitus studiosi.’ PL 203, 701.Google Scholar

page 213 note 9 MGH Capitularia regum Francorum 1, 327.Google Scholar

page 213 note 10 Sur tout ceci, on peut voir Manacorda, G., Storia della scuola in Italia I (Milan 1914) 194 ss; Sorbelli, A., Storia della Università di Bologna I (Florence 1940) 24–30.Google Scholar

page 213 note 11 Nous reparlerons de cet engouement des clercs pour les études juridiques, voir page 265ff. Notons le de suite, un évêque ou un abbé qui n'eût pas été versé en droit eût été en mauvaise posture pour mener à bien les innombrables procès dans lesquels, volens nolens, il était impliqué.Google Scholar

page 213 note 12 Cf. Anonymi (un prémontré très probablement) Liber de diversis ordinibus et professionibus qui sunt in ecclesia, PL 213, 807; de Torinneio, Roberti, Tractatus de immutatione ordinis monachorum , PL 202, 1310; Holstein-Brockie, , Codex regularum monasticarum et canonicarum; Albers, , Constitutiones monasticae. Parmi les travaux récents, on verra Heimbucher, M., Die Orden und Kongregationen der katholischen Kirche . Helyot, L'ouvrage de P., Histoire des ordres monastiques, religieux et militaires et des congrégations séculières, réédité par Migne (Encyclopédie théologique, vol. 20–23) sous le titre de Dictionnaire des ordres religieux … (Paris 1847–50) reste toujours très utile.Google Scholar

page 214 note 13 Havelbergensis, Anselmus, Dialogi , 1, 1: ‘Solent plerique mirari et in quaestionem ponere et interrogando non solum sibi verum etiam aliis scandalum generare: dicunt enim et tamquam calumniosi inquisitores interrogant: quare tot novitates in Ecclesia Dei fiunt? Quare tot ordines in ea surgunt? Quis numerare queat tot ordines clericorum? Quis non admiretur tot genera monachorum? Quis denique non scandalizetur et inter tot et tam diversas formas religionum invicem discrepantium taedioso non afficiatur scandalo?’ PL 188, 1141. Cf. aussi Philippe de Harvengt, lettres 8, 10, 11: PL 203, 66, 77, 85.Google Scholar

page 214 note 14 En plus des lettres de Philippe de Harvengt citées à la note ci-dessus on peut voir: Quidam canonicus regularis, Epistola ad priorem Charitatis de canonico regulari facto monacho quem ille repetebat , PL 213, 717. A la lecture des recueils des lettres ou des biographes, on est vraiment étonné de constater combien était grand à cette époque le nombre de religieux qui passaient d'une observance à une autre.Google Scholar

page 214 note 15 Parmi les auteurs qui ont pris part directement à cette polémique, on peut citer: Tuitiensis, Rupertus, Altercatio monachi et clerici quod liceat monacho praedicare , PL 170, 537; idem, Epistola qua ratione monachorum ordo praecellit ordinem clericorum, PL 170, 663; Augustodunensis, Honorius, Utrum monachis liceat praedicare , ed. Endres, J.; Quidam canonicus regularis, De vita vere apostolica, PL 170, 611; Rotomagensis, Hugo, Dialogorum libri sex, PL 192, 1219; de Harvengt, Philippus, De Institutione clericorum c. 67 ss, PL 203, 754; Reicherspergensis, Gerochius, Liber de aedificio Dei, PL 194, 1286; Reicherspergensis, Arno, Liber de ordine canonicorum regularium, PL 188, 1091; idem, Epistola apologetica pro ordine canonicorum regularium PL 188, 1118 (ces ouvrages ont été faussement attribués à Anselme d'Havelberg). Incidemment la plupart des auteurs ont traité de cette question, par exemple Carnutensis, Ivo, Epistola 36: PL 162, 48; Victoris, Hugo S., De sacramentis 2, 3: PL 176, 423; Comestor, Petrus, Sermo 36: PL 198, 1808.Google Scholar

page 214 note 16 Berlière, U., Lafamilia’ dans les monastères bénédictins du moyen-âge (Mémoires de la Classe des lettres, Académie de Belgique 29, Bruxelles 1931).Google Scholar

page 215 note 17 Déjà au siècle précédent, S. Pierre Damien revendiquait pour les moines le droit d'exercer un apostolat extérieur (Opusculum 28, Apologeticus monachorum adversus canonicos, PL 145, 512) et cependant il leur conseillait de n'en rien faire (Opusculum 45, De sancta simplicitate scientiae inflanti anteponenda, ibid. 695).Google Scholar

page 215 note 18 Philippe de Harvengt fait remarquer dans le passage déjà cité que, si un moine est lettré, ce n'est pas en vertu de son état monastique qui se retrouve chez le convers inalphabète; comme un laïc lettré, un tel moine est un ‘clerc’. De institutione clericorum cap. 110: PL 203, 816.Google Scholar

page 215 note 19 Sur les exemptions monastiques, on verra Schreiber, G., Kurie und Kloster im 12. Jahrhundert (Stuttgart 1910); Letonnelier, G., L'abbaye exempte de Cluny et le S. Siège (Paris 1923); Lemarignier, J., Etude, sur le privilège d'exemption et de juridiction ecclésiastique (Paris 1937).Google Scholar

page 215 note 20 Par exemple, I Concile du Latran (1123) canon 17: ‘Interdicimus abbatibus et monachis publicas penitentias dare et infirmos visitare et unctiones facere et missas publicas cantare. Chrisma et oleum, consecrationes altarium, ordinationes clericorum ab episcopis accipiant in quorum parochiis manent.’ Mansi 21, 285.Google Scholar

page 215 note 21 Cf. de Chartres, Yves, lettre 36: PL 162, 48.Google Scholar

page 215 note 22 Gratianus, , Decretum Causa 16, q. 1. Inutile de dire que ces textes patristiques datent d'un temps où peu de moines étaient clercs.Google Scholar

page 215 note 23 Par exemple un apocryphe imputé à un pape du nom d'Eugène, défendant aux moines d'exercer les fonctions du clergé diocésain et un pseudo-canon de Nicée leur interdisant de donner la pénitence et la sépulture. Cf. Fournier, P. et Le Bras, G., Histoire des collections canoniques en Occident (Paris 1931) II, 176, 185, 194, 196 etc. Google Scholar

page 215 note 24 C'est le cas notamment en Angleterre: le pays ayant été converti par des moines, ceux-ci desservaient la plupart des cathédrales. Baudoin, archevêque de Canterbury, essaya de remplacer les moines par des chanoines. Cf. Urbanus III, ep. 120, 126, 128, 129, 162, 164: PL 202, 1497 ss.; Celestinus III, ep. 8, 9: PL 206, 874; Innocentius III, ep. 111, 432: PL 214, 101; 407. Dans la correspondance du même pape, on voit que l’évêque de Coventry avait les mêmes desseins (ep. 245), de même qu'en France celui de Mouzon (ep. 152).Google Scholar

page 216 note 25 Cette petite perfidie se trouve sous la plume d'Hélinand de Froidmont dans une anecdo te de son De cognilione sui, cap. 9: ‘Philippus episcopus Belvacensis apud nos aliquando hospitatus est, non ut quidam devorationis causa sed devotionis.’ PL 212, 730.Google Scholar

page 216 note 26 Laudunensis, Anselmus, Epistola ad H. Abbatem S. Laurentii Leodiensis: ‘Clerici electi sunt ad praedicandum et ad docendos subditos, monachi vero ad orandum; quia clerici propter distractiones officii et negotiorum iugiter orationi vacare non poterant. Tamen causa necessitatis, saepe monachi assumunt officium praedicandi et docendi.’ PL 172, 1590. On remarquera que les textes médiévaux lient d'ordinaire très intimement l'enseignement (théologique) et la prédication. Au témoignage de Pierre le Chantre, le sermon était, dès le XIIe siècle, un acte scolaire au même titre que la leçon et la dispute: ‘In tribus igitur consistit exercitium sacrae Scripturae: circa lectionem, disputationem et praedicationem.’ Cantor, Petrus, Verbum abbreviatum 1: PL 205, 25. On sait qu’à partir du XIIIe siècle, le sermon était un des actes ordinaires de promotion aux grades théologiques.Google Scholar

page 216 note 27 Venerabilis, Petrus, Epistolarum lib. 1, ep. 28: ‘Si enim ipsi (clerici) pro officio baptismatis, paenitentiae, praedicationis, ac caeterorum sacramentorum populo exhibitorum de redditibus ecclesiasticis vivere volunt, cur monachi pro orationibus, pro psalmis, pro lacrymis, pro eleemosynis ac multiplicibus bonis ob salutem populi Deo oblatis, rebus ecclesiasticis et devotorum oblationibus non utantur?’ PL 189, 142.Google Scholar

page 216 note 28 On sait que le grand empereur, quelque peu ‘sacristain’, imposa aux monastères l'unité d'observance solon la règle bénédictine. Ainsi disparurent par exemple les observances de S. Columban. Les capitulaires monastiques de l'empereur sont fort nombreux. Pour ceci comme pour tout ce qui concerne les moines, le lecteur se référera au remarquable ouvrage de Dom. Schmitz, Ph., Histoire de l'ordre de S. Benoit , 2 volumes parus (Maredsous 1942).Google Scholar

page 217 note 29 Cf. de Valois, G., Le monachisme clunisien des origines au XVe siècle (Paris 1935). Schmitz, Ph., Histoire de l'Ordre de S. Benoit I, 127.Google Scholar

page 217 note 30 Sur la vie économique des monastères, sujet trop rarement étudié, on verra le travail remarquable Génicot, de L., ‘L’évolution des dons aux abbayes dans le comté de Namur, du Xe au XIVe siècle,’ Annales de la Fédération archéologique et historique de Belgique , Congrès de Bruxelles, 1936, 133148.Google Scholar

page 217 note 31 Cf. Canivez, J., ‘Citeaux,’ dans le Dictionaire de droit canonique publié sous la direction de Naz. Quant aux controverses entre les deux ordres on verra: Vacandard, E., Vie de S. Bernard, abbé de Clervaux (2e édition, Paris 1897) chap. 4; ‘Cisterciens et Clunistes,’ I, 97; Berlière, U., Les origines de Citeaux et Vordre bénédictin au XIIe siècle,’ Revue d'histoire ecclésiastique [RHE] 1 (1900) 448; 2 (1901) 253. De toute cette littérature, l’écrit le plus marquant par sa pondération est probablement la longue lettre 1, 28 adressée par Pierre le Vénérable à S. Bernard: PL 189, 112.Google Scholar

page 217 note 32 A ce point de vue, on peut comparer les idées des premiers Cisterciens à celles que défendra S. François au siècle suivant: lui aussi voudra observer l'Evangile sine glossa, sans glose édulcorante.Google Scholar

page 217 note 33 Telle était du moins l'intention primitive, mais très vite les Cisterciens revinrent à la pratique commune.Google Scholar

page 217 note 34 A l'heure actuelle, le temps de l'office cistercien est plus long que celui de l'office bénédictin, mais celui-ci n'est rien à côté de l'office clunisien.Google Scholar

page 217 note 35 Au sens premier, le clericus canonicus est un clerc inscrit au catalogue (canon) des sujets d'une église et ayant droit à certains subsides. Le mot n'est donc pas synonyme de religieux comme on l'a dit. Dans les monastères qui utilisaient des clercs non-religieux pour le service de leurs églises extérieures, on donnait précisément à ceux-ci le nom de canonicus. Google Scholar

page 218 note 36 Pour l'histoire des chanoines, on peut citer, outre les articles des encyclopédies, certains textes canoniques et des études particulières qui d'ordinaire sont précédées d'un aperçu historique plus général. Citons: Amort, E., Vetus disciplina canonicorum regularium et saecularium (Venise 1747); Miraeus, A., Forma institutionis canonicorum, Codex regularum, canonicorum regularium (Anvers 1629). On sait qu'en général les statuts ont été rédigés à une date relativement récente et que les chapitres ont été longtemps régis par la coutume. Parmi les études, notons: Fournier, E., Nouvelles recherches sur les Curies, Chapitres et Universités de l'Ancienne Eglise de France (Arras 1942); Mandonnet, P., S. Dominique vol. 2 (Paris 1935); Amiet, L., Essai sur l'organisation du chapitre cathédral de Chartres du XIe au XVIIIe siècle (Paris 1849); Vos, J., Les dignités et les fonctions de l'ancien chapitre de Tournai (Paris 1898); Lefèvre, P., L'organisation ecclésiastique de la ville de Bruxelles au moyen-âge (Louvain 1942); Le Grand, M., Le chapitre cathédral de Langres (Paris 1931).Google Scholar

page 218 note 37 Texte dans MGH Conc. 2, 1 (ed. Werminghoff, ).Google Scholar

page 218 note 38 c. 120: ‘Qui et suas et ecclesiae habent facultates … accipiant in congregatione cibum et potum et partes elemosinarum et his contenti sint. Hi vero qui nec suis rebus abundant nec ecclesiae habent possessiones et magnam utilitatem ecclesiae conferunt, accipiant in canonica congregatione victum et vestitum et elemosinarum partes… . Porro si tales fuerint qui nec suas nec ecclesiae velint habere possessiones, horum necesitatibus providentissima gubernatione de facultatibus ecclesiae debent subvenire praelati …, MGH Conc. 2, 1, 309400.Google Scholar

page 218 note 39 c. 121: ‘Quamquam enim plerique subditorum a praelatis rebus quibuslibet aliis plus ceteris merito soleant honorari, in hac tamen societate seclusa personarum acceptione una debet cibi et potus aequalitas esse.’ Ibidem 400.Google Scholar

page 218 note 40 Voir canon 120 cité plus haut au terme duquel les membres fortunés de la communauté ne reçoivent pas de vêtements. On leur recommande cependant de ne pas se singulariser à ce point de vue: c. 124: ‘ut canonici sicut in ceteris, ita etiam in cultu vestium modum teneant discretionis… . Non enim specialiter praesumi debet ab aliquo quod non generaliter teneatur ab omnibus …’ Ibidem 404405.Google Scholar

page 218 note 41 c. 142: ‘Quamvis canonicis proprias licitum sit habere mansiones, debet tamen a praelato mansio infirmorum …’ Ibidem 417.—c. 144: ‘Ut claustra canonicorum diligenter custodiantur,’ Ibidem 418.Google Scholar

page 219 note 42 c. 135: ‘Sollerter rectores ecclesiarum vigilare oportet ut pueri et adolescentes qui in congregatione sibi commissa nutriuntur vel erudiuntur, ita iugibus ecclesiasticis disciplinis constringantur… . Oportet ut probatissimo seniori pueri ad custodiendum, licet ab alio erudiantur, deputentur.’ Ibidem 413.Google Scholar

page 219 note 43 Benoit, P., La vie des clercs dans les siècles passés (Paris 1912).Google Scholar

page 219 note 44 Warichez, J., La cathédrale de Tournai et son chapitre (Wetteren 1934).Google Scholar

page 219 note 45 Dès cette époque, le diocèse de Cambrai-Arras comptait 32 communautés canoniales (monasterium canonicorum, monasterium canoniale). Cf. Gesta pontificium cameracensium, lib. 2, De monasteriis quae infra episcopum constant: PL 149, 121. Le diocèse de Liége qui comptera plus de 60 collégiales lors de son démembrement au XVIe siècle, en possédait déjà plus de 40 au XIIe. Cf. Daris, J., Notices historiques sur les églises du diocèse de Liège 7 (Liége 1872) 183.Google Scholar

page 219 note 46 On verra par exemple l'opuscule 24 de Pierre Damien intitulé Contra clericos regulares proprietarios, PL 145, 479. Le chapitre 3 est plus spécialement consacré à la règle d'Aix-la-Chapelle. Il l'approuve en ce qu'elle est favorable à la thèse, mais il ajoute au sujet des autres prescriptions: ‘Quod autem illico sequitur prorsus absurdum ineptum videtur ac frivolum …’ Google Scholar

page 220 note 47 Le texte de ce concile est publié par Mabillon, , Annales Ordinis S. Benedicti 4, 747.Google Scholar

page 220 note 48 Le texte le plus complet est celui du concile de 1063: “Praecipientes statuimus ut hi praedictorum ordinum (maiorum) qui iisdem praedecessoribus nostris (Leoni et Nicolao) obedientes castitatem servaverint, iuxta ecclesias quibus ordinati sunt, sicut oportet religiosos clericos, simul manducent et dormiant, et quidquid eis ab ecclesia competit communi ter habeant. Et rogantes monemus ut ad apostolicam communem vitam (allusion à la communauté de Jérusalem, Actes des Apôtres 2, 42 ss) summopere pervenire studeant, quatenus perfectionem consecuti, cum his qui centesimo fructu ditantur, in coelesti mereantur adscribi.’ Mansi 19, 1025. Gratianus dist. 32 c. 6§ 2.Google Scholar

page 220 note 49 Hertling, L., ‘Kanoniker, Augustinusregel und Augustinerorden,’ Zeitschrift für katholische Theologie 54 (1930) 350, estime que c'est à ces dispositions qu'il faut attribuer le remaniement des canons d'Aix que l'on trouve en certains manuscrits du XIe siècle (texte dans Mansi 14, 283.) Google Scholar

page 220 note 50 Morin, G., ‘Réglements inédits du pape Grégoire VII pour les chanoines réguliers,’ Revue bénédictine 18 (1901) 177.Google Scholar

page 220 note 51 La bibliographie sur cette règle est très vaste. On trouvera les indications nécessaires et l’état des dernières recherches dans l'article du Lambot, P. C., ‘S. Augustin a-t-il rédigé la règle pour moines qui porte son nom?’ Revue bénédictine 53 (1941) 41. Voir aussi Bonnard, F., ‘Augustin (règle de saint),’ Dicticnnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques 5, 494. Pour une vue opposée voir Hümpfner, W. et Arbesmann, R., Jordani de Saxonia Liber Vitasfratrum (New York 1943) lxxvi ss.Google Scholar

page 220 note 52 La première décision en ce sens est celle de Gélase II. Elle fut prise à la demande des chanoines réguliers de Springirsbach. Cf. Mandonnet, P., S. Dominique 2, 154.Google Scholar

page 220 note 53 Les ermites furent très nombreux à cette époque. Cf. Fliche, A., La réforme grégorienne et la reconquête chrétienne 446. Ils adoptérent eux aussi la règle de S. Augustin: Disdier, M., ‘Augustin (Ordre dit de saint),’ Dict, d'hist. et de géogr. eccl. 5, 498 ss.Google Scholar

page 221 note 54 Yves de Chartres ne put transformer les clercs de la cathédrale en chanoines réguliers, comme il l'avait fait à Saint-Quentin et comme il fit, par lui-même, par ses conseils ou ses envoyés à S. Georges de Troyes, S. Jean-en-Vallée et S. André de Chartres. Par contre, il maintint les chanoines de sa cathédrale dans la rigoureuse observance de la regie de 816. Cf. Merlet, L. et de Lepinois, E., Cartulaire de N.D. de Chartres (Chateaudun 1896) I, lxxii.Google Scholar

page 221 note 55 Petrus Blesensis, ep. 78, 114: PL 207, 240; 341.Google Scholar

page 221 note 56 Stephanus Tornacensis, ep. 66, 67: PL 211, 357; ed. Desilve, ep. 81, 114: p. 95, 132.Google Scholar

page 221 note 67 La remarque est de M. L. Saltet dans la préface si intéressante qu'il a donnée au tome second de l’ Histoire des évêques de Rodez par A. Bonal annotée par J. L. Rigal (Rodez 1938) p. vii.Google Scholar

page 221 note 58 Antiqua statuta Ecclesiae Lugdunensis a Guichardo arch. renovata: ‘Regulam a sanctis Patribus editam et in S. Lugdunensi Ecclesia statutam, sacramento firmatam, sicut invenimus in libro canonum scriptum, qui usitato vocabulo ita vocatur, quod vocabulum a sanctis eiusdem Ecclesiae doctoribus exordium sumpsit; qui liber in cunctis ecclesiasticis et conventibus habetur custoditus et exhibetur et legitur, et etiam in nostra Lugdunensi Ecclesia, Dei favente gratia, honorifice conservatur, et in quadragesima singulis annis legitur post lectionem horae primae in capitulo Lugdunensi.’ PL 199, 1091.Google Scholar

page 221 note 59 II va sans dire que chanoines réguliers et chanoines séculiers ne cessent de polémiquer. Citons par exemple: Reicherspergensis, Gerhohus, Liber de aedificio Dei , PL 194, 1187; Dialogus de clericis saecularibus et regularibus, PL 194, 1379; Praemonstratensis, Adam, De ordine, habitu et professione canonicorum ordinis praemonstratensis, PL 198, 413; Ivo Carnotensis, ep. 69, 213: PL 162, 88; 216; Odo S. Victoris, ep. 4: PL 196, 1406. Un concile tenu à Francfort en 1130 censura les critiques excessives adressées par les chanoines réguliers aux chanoines séculiers. Cf. Ceillier, , Histoire generale des auteurs sacrés 14, 632.Google Scholar

page 221 note 60 Reicherspergensis, Gerhohus, Liber de aedificio Dei c. 25: ‘Ipsi enim pseudocanonici semetipsos valde faciunt inexpugnabiles …’ PL 194, 1259.Google Scholar

page 222 note 61 Histoire littéraire de la France 15, 53. Texte dans Marlot, G., Metropolis Remensis historia (Remis 1679) 2, 432.Google Scholar

page 222 note 62 Stephanus Tornacensis: ‘Exiit sermo inter plures quod antiqua Patrum vestigia sacris instituta conciliis et a gloriosa hactenus Remensi Ecclesia diutius observata quidam ex vobis immutare contendunt… . Singulari quodam privilegio sedes Remensis inter alias Galliarum ecclesias eminebat perseverans cum apostolis in communione panis… . Ex reliquiis regularium institutionum duo sibi loca detinuerant, coenaculum refectionis et domum somni… . Si haec immutari coeperint, quid dicet germana eius loco et ordine Germania quae inter alias institutiones ecclesiasticas refectionis adhuc et quietis fraternam communionem sic observat ut modernam dissolutionem non admittat? Clamabunt et Gallicanae ecclesiae, dispensationis levamen libentius admittentis quam austeritatis rigorem: “Ecce Remensis Ecclesia facta est quasi una ex nobis” … scio mansuetudinem domini mei Remensis … ut cum charitate quae omnia suffert … maxime cum generalis Ecclesiae Gallicanae consuetudo singulares portiones canonicis suis distribuendas concedat …’ ep. 141: PL 211, 423; ed. Desilve, ep. 172, p. 201.Google Scholar

page 222 note 63 Lamy, H., L'abbaye de Tongerloo depuis sa fondation jusqu'en 1293 (Louvain 1914) 263.Google Scholar

page 222 note 64 Dans l'article déjà cite Disdier, de M., Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques 5, 608 ss, on trouvera la liste des 39 congrégations de Chanoines Réguliers fondées au cours des ages.Google Scholar

page 223 note 65 Gosse, Voir M., Histoire de l'abbaye et de l'ancienne congrégation des chanoines regulier8 d'Arrouaise (Lille 1786). Cette congrégation particulièrement austère connut un très grand succès en Irlande.Google Scholar

page 223 note 66 J'emploie ici le terme ‘apostolique’ au sens moderne du mot. Au XIIe siècle, la ‘vie apostolique’ signifie plutôt la vie des apôtres et des premiers chrétiens de la communauté de Jérusalem.Google Scholar

page 223 note 67 Sur la condition des paroisses rurales à ces époques, on verra Imbart de la Tour, P., Les paroisses rurales du IV e au XIe siècle (Paris 1900), notamment p. 173 ss; Niortet, , Maurice de Sully (1160–1196), Etude sur l'administration épiscopale pendant la deuxième moitié du XII e siècle (Paris 1890); Dobiache-Rojdestvensky, O., La vie paroissiale en France au XII e siècle d'après les actes épiscopaux (Paris 1911); Leschevin de Prevoisin, R., Du droit de patronage ecclésiastique relativement aux paroisses des campagnes et de de son histoire (Paris 1898); Thomas, P., Le droit de propriété des laïques et le patronage laïque au moyen-âge (Paris 1906); Gasquet, F. A., Parish Life in Mediaeval England (Londres 1907); Thompson, A. H., The Historical Growth of the English Parish Church (Cambridge 1911); Stutz, U., Geschichte des Kirchlichen Benefizialwesens von seinen Anfängen bis zur Zeit Alexanders III (Berlin 1895).Google Scholar

page 223 note 68 Imbart de la Tour, P., Les paroisses rurales 173.Google Scholar

page 223 note 69 Dillay, M., ‘Le régime de l'église privée du XIe au XIIIe siècle dans l'Anjou, le Maine, la Touraine. Les restitutions d'églises par les laïques,’ Revue historique de droit français et étranger 4e série, 4 (1925) 253; Fliche, A., La réforme grégorienne et la reconquête chrétienne (Paris 1940) 411.Google Scholar

page 223 note 70 Nous verrons que ce droit de patronage s'exerce parfois sur Pécolâtrie.Google Scholar

page 223 note 71 Chapitres séculiers et réguliers… . On en trouvera de nombreux exemples dans Miraeus, A., Opera diplomatica, Codex donationum piarum (Bruxelles 1624). Ainsi on verra les termes dans lesquels Baudoin, comte de Fiandre, détermine les droits des chanoines sur ces paroisses: ‘In parochialibus vero ecclesiis quas habetis liceat vobis sacerdotes eligere et diocesano episcopo praesentare, quibus, si idonei fuerint, episcopus curam animarum committat et de spiritualibus, vobis vero de temporalibus debeant respondere,’ op. cit. 1, 107. Le chapitre de N-D de Chartres possédait ainsi 72 paroisses. Merlet, L. et de Lepinois, E., Cartulaire de N.D. de Chartres 1 (Chartres 1860) cix.Google Scholar

page 224 note 72 Les relations entre Pévêque et l'abbé, en pareil cas, sont ainsi précisées à Arras par exemple: ‘ea conditione ut defunctis presbyteris alii eorum loco idonei ab abbate ad episcopum deducantur, eisque animarum cura ab episcopo gratis concedatur.’ Mabillon, J., Annales ord. S. Benedicti (Paris 1703) 5, 387.Google Scholar

page 224 note 73 C'est là un exemple comme il y en a tant au moyen-âge, de la séparation des fonctions et des revenus, des bénéfices et des offices. Cf. Saltet, L., Introduction au t. 2 de l’Histoire des évêques de Rodez par A. Bonal (Edition annotée par J. L. Rigai) p. viiixii. Un concile d'Avranches en 1172 essaye au moins d'obtenir qu'un tiers des dîmes soit réservé à la paroisse. Cf. Ceillier, , Histoire générale des auteurs sacrés 14, 1135.Google Scholar

page 224 note 74 de la Tour, Imbart, Les paroisses rurales 311312.Google Scholar

page 224 note 75 Gratianus, , Decretum dist. 38, c. 5. ‘Que sacerdotibus necessaria sunt ad discendum. Item ex dictis S. Augustini. Que ipsis sacerdotibus necessaria sunt ad discendum, id est sacramentorum liber, lectionarius, antiphonarius, baptisterium, computus, canones penitentiales, psalterium, omeliae per circulum anni dominicis diebus et singulis festivitatibus aptae. Ex quibus omnibus si unum defuerit sacerdotis nomen vix in eo constabit quia valde periculosae sunt evangelicae minae, quibus dicitur: “Si cecus ceco ducatum praestet, ambo in foueam cadunt.” ’ En réalité, dit la note de l'édition Friedberg (p. 141), ce texte se trouve pour la première fois dans une oeuvre attribuée à Bède le Vénérable. La même note cite les nombreux recueils canoniques qui l'ont recueilli; citons parmi eux l’Anselmo dicata, la collection de Burchard de Worms, le décret et la Panormia d'Yves de Chartres.Google Scholar

page 225 note 1 Au sujet des écoles monastiques, on verra Berlière, U., ‘Les écoles claustrales au moyen-âge,’ Bulletins de l'Académie Royale de Belgique, Classe des Lettres 7 (1921) 550572; et pour la bibliographie plus récente, Schmitz, Ph., Histoire de l'ordre de S. Benoit 2, 53 ss. Dans sa savante et volumineuse introduction à l’édition des statuts de la faculté théologique de Bologne, F. Ehrle a groupé de nombreux renseignements sur les études dans les divers ordres religieux durant le moyen-âge: I più antichi statuti della facoltà teologica dell'Università di Bologna (Bologne 1932) p. lxxii–cviii. Bien que la plupart des renseignements se rapportent à une période plus tardive, la vue d'ensemble ainsi proposée ne manque pas d'intérêt pour l’étude de cette époque.Google Scholar

page 225 note 2 Roger, , L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin: Introduction à V étude des écoles carolingiennes (Paris 1905) 285 ss.Google Scholar

page 225 note 3 Schmitz, Ph., Histoire de l'ordre de S. Benoit 2, 55; Lesne, E., Les écoles de la fin du VIII e siècle à la fin du XIIe 430. La chronique de S. Hubert connue sous le nom de Cantatorium signale, par exemple, que lors de la prise du pouvoir par l'abbé Thierry, au XIe siècle, la communauté comptait deux maîtres, un pour l’école intérieure, l'autre pour l’école extérieure: ‘Fuerunt autem quos ibi invenit fratres Stephelinus exterior scholasticus et interior Balduinus.’ Cantatorium § 8, ed. Hanquet, K. (Bruxelles 1906) 21.Google Scholar

page 225 note 4 Damiani, Petrus, Opusculum 36, De divina omnipotentia: ‘Hoc mihi non mediocriter placuit quod ibi scholas puerorum qui saepe rigorem sanctitatis enervant non inveni.’ PL 145, 621.Google Scholar

page 226 note 5 Damiani, Petrus, Opusculum 45, De sancta simplicitate scientiae inflanti anteponenda: ‘Multos lucrifacerem, si gratia praedicationis affluerem, si copiam scientiae litteralis haberem.’ PL 145, 695.Google Scholar

page 226 note 6 Pierre commente à ce propos l'adage ‘monachus non praedicat quia mortuus (mundo).’ Il reprend l'expression et en tire le devoir de la prédication muette par l'exemple: ‘Ut praedicandi sortiaris officium, imitare vel asini … vel etiam ovis exemplum. Quae nimirum dum vivit turpiter beat, mortua vero in instrumentis musicis suaviter cantat.’ PL 145, 695.Google Scholar

page 226 note 7 Ibidem 697; 699: ‘Beatus Benedictus ad litterarum studia mittitur sed mox ad sapientem Christi stultitiam revocatur et … scholam pia rusticitate mutavit.’ Google Scholar

page 226 note 8 Ibidem 695, cap. 5: ‘Quomodo Spiritus sanctus nos doceat.’ Google Scholar

page 226 note 9 Opusculum 13, De perfectione monachorum , cap. 2: De monachis qui grammaticam discere gestiunt, PL 145, 306.Google Scholar

page 226 note 10 Epistola 15a quae est Roscelini ad Abaelardum: ‘Non docenda docere non desinis, cum et docenda docere non debueras…. Quia igitur, suscepto habitu, doctoris officium mendacia docendo usurpasti, utique monachus esse cessasti, quia beatus Hieronymus monachum, monachus ipse, diffiniens “Monachus, inquit, non doctoris, sed plangentis habet officium, qui scilicet mundum lugeat et Domini pavidus praestolet adventum.” ’ PL 178, 370.Google Scholar

page 226 note 11 Ep. 4, 5. Cf. Ceillier, R., Histoire générale des auteurs sacrés 14, 365; 367.Google Scholar

page 226 note 12 Dans sa remarquable Vie de S. Bernard (Paris 1895) 2, 115117, E. Vacandard a recueilli quelques textes et faits en ce sens. Il n'en manque pas non plus en un tout autre sens. Notons cependant que tous les auteurs médiévaux sont coutumiers des déclarations tranchantes apparemment contradictoires. Dans de nombreux écrits occasionnels, ils ne se croient pas tenus à faire la synthèse des points de vue opposés. C'est au lecteur de la faire en tenant compte de la tendance dominante.Google Scholar

page 227 note 13 Fragmenta Gautfridi 10: ‘Cuius cum desiderium fratribus innotescet conati sunt extinguere spiritum sed non fuit consilium contra consilium Domini. Hortantur eum ad studia litterarum, qua maxime via facilius eum detinere posse sperarent. Placuit sermo in oculis eius et constituta est dies qua providerent fratres itineri eius necessaria et sic in Alemaniam profisciceretur. Festinans autem ad constitutum diem et locum, cepit subito maternam in animo suo imaginem volvere et confundi quod frustraret spem quam de eo ipsa conceperat, et nihil pro ea ageret a qua tam temere fuerat educatus. Videns ergo ecclesiam iuxta iter, descendit et ingressus in eam flevit in oratione compunctus nimis.’ Lechat, R., ‘Les fragmenta de vita et miraculis Bernardi par Geoffroy d'Auxerre,’ Analecta Bollandiana 50 (1932) 93.Google Scholar

page 227 note 14 Bernardus, S., De conversione ad clericos sermo seu liber c. 21. ‘Fugite de medio Babylonis, fugite et salvate animas vestras. Convolate ad urbes refugii, ubi possitis et de praeteritis agere penitentiam et in praesenti obtinere gratiam et futuram gloriam fiducialiter praestolari.’ PL 182, 855.Google Scholar

page 227 note 15 Par exemple, ep. 88 et 89. PL 182, 218; 221.Google Scholar

page 227 note 16 Voir la lettre 104 (PL 182, 238) à maître Gauthier de Chaumont.Google Scholar

page 228 note 17 Ep. 106: ‘Sed tu frater, qui, ut audivi, Prophetas legis, putas intelligis quae legis? Nam si intelligis, sentis utique sensum propheticae lectionis esse Christum. Quem videlicet si apprehendere cupis, citius illum sequendo, quam legendo consequi potes. Quid quaeris Verbum in verbo quod iam caro factum praesto est oculis?… O si te umquam in schola pietatis sub magistro Jesu merear habere sodalem!… Experto crede: aliquid amplius invenies in silvis quam in libris. Ligna et lapides docebunt te quod a magistris audire non possis.’ PL 182, 241–242. Cf. ce plagiat de Clervaux, de Nicolas, ep. 16: ‘O si te umquam in schola pietatis, in loco sanctitatis, sub magistro Jesu, cum Domino Jesu merear habere consortem.’ PL 196, 1610. Il est vrai qu'il s'agit du secrétaire de S. Bernard … Google Scholar

page 228 note 18 On retrouve ce thème et parfois même certains mots des auteurs que nous citons dans l’ Imitation du Christ 1, 1 ss.Google Scholar

page 228 note 19 Cellensis, Petrus, ep. 73: ‘O Parisius, quam idonea es ad capiendas et decipiendas animas! In te retiacula vitiorum, in te malorum decipula, in te sagitta inferni transfigit insipientium corda… . O beata scola, ubi Christus docet corda nostra verbo virtutis sue, ubi sine studio et lectione apprehendimus quomodo debeamus eternaliter beate vivere! Non emitur hic liber, non redimitur magister scriptorum, nulla circumventio disputationum, nulla sophismatum intricatio, plana omnium quaestionum determinatio, plena universarum rationum et argumentationum apprehensio.’ PL 202, 519. On remarquera l'abondance de termes techniques scolaires ici employés.Google Scholar

page 228 note 20 Comestor, Petrus, Sermo 9: ‘In quibus sunt duo rami contemplationis, lectio scilicet et oratio, in quibus tota meditatio contemplantis versatur: ita sunt qui orationi magis operam dantes lectioni minus insistunt et hi sunt claustrales. Sunt alii qui lectioni invigilant rarius orantes et hi sunt scholares.’ PL 198, 1747.Google Scholar

page 228 note 21 Cisterciensis, Thomas, In cantica canticorum 2, PL 206, 730: ‘Ex his septem nos quasi quodam trivio et quadrivio instruxit.’ Google Scholar

page 228 note 22 C'est la même mentalité et le même mépris des moyens humains que nous retrouvons chez certains auteurs quant à l'usage de la médecine. Faire appel aux médecins est indigne du chrétien et du moine. C'est préférer Hippocrate au Christ. Pierre le Mangeur déclare: ‘Qui student valetudini non sunt in schola Salvatoris sed Hippocratis.’ Sermo 42, PL 198, 1822. On verra les mêmes idées chez Bernard, S., ep. 345, PL 182, 549 et chez Pierre le Vénérable, Epistolae 6, 39, PL 189, 451.Google Scholar

page 229 note 23 II faudra attendre le siècle suivant et l'exemple des religieux mendiants, principalement des dominicains, pour voir les moines changer d'idée au sujet des écoles. Evidemment, quelques personnalités plus fortes résistèrent à ce raz-de-marée antiscolaire, par exemple Wibald de Stavelot et Conrad d'Hirschau. D'une façon générale, les moines d'Angleterre et de Germanie furent moins affectés par les idées nouvelles. Peut-être est-ce dû au fait qu'ils étaient moins étrangers à la pratique de l'apostolat.Google Scholar

page 229 note 24 Statuta capitulorum generalium ordinis Cisterciensis ed. Canivez, J., 1, 31: ‘De pueris litteras discentibus. Nullus puerorum doceatur litteras intra monasterium vel in locis monasterii, nisi sit monachus vel receptus in probatione. Quibus tempore lectionis discere licet. Et notandum quia nullum, nisi post quintum decimum aetatis suae annum in probatione nobis ponere licet.’ On remarquera que le statut détermine l’âge d'entrée du noviciat en même temps qu'il s'occupe des écoles. On verra de suite pourquoi.Google Scholar

page 229 note 25 ‘En France et dans les pays où l'influence clunisienne fut prépondérante, les écoles claustrales externes furent abandonnées.’ Berlière, U., Ecoles claustrales au moyen-âge 565.Google Scholar

page 229 note 26 Cf. Lesne, E., Les écoles de la fin du VIIIe siècle à la fin du XIIe 437; Berlière, U., La familia dans les monastères bénédictins du moyen-âge. Google Scholar

page 229 note 27 En même temps, il supprimait l’école intérieure. Le chroniqueur se plaint vivement de ces mesures. On dirait, dit-il, que l'abbé estime que les écoles sont une oeuvre contraire à la vie religieuse! Eh! oui, on voyait ainsi les choses à Cluni: ‘Scolarum regimen ecclesiae sancti Ursmari quod prius aliquis monachorum ad hoc idoneus tenere solebat, sicut eiusdem ecclesiae monachus ad hoc deputatus et tenuit et tenet, ipse uni ex canonicis de cetero tenendum dedit. Eadem quoque non religione dicenda sed superstitione, scolarum studium etiam celebre apud nos habitum de cetero interdixit, dum scilicet tantos ac tales sperat convertere ut erudiendis pueris, quasi hoc religioni debeat esse contrarium, non sit ulterius opus intendere.’ Gesta abbatum Lobbiensium , MGH ss 21, 327.Google Scholar

page 229 note 28 Berlière, U., Ecoles claustrales au moyen-âge 553 ss. L'auteur cite cet exemple p. 558: un ouvrier gagne les faveurs de l'abbé de Kremsmünster; celui-ci lui fait apprendre à lire, puis le fait ordonner prêtre. ‘In brevi ad monasterium Chremsmunster se transtulit, litteras didicit et ad gradum promotus est sacerdotalem.’ Google Scholar

page 230 note 29 Berlière, U., Ecoles claustrales au moyen-âge , p. 567; Le recrutement dans les monastères bénédictins (Mémoires de la Classe des lettres, Académie de Belgique 18, Bruxelles 1924) 7.Google Scholar

page 230 note 30 C'est notamment l'avis de Damien, Pierre, Opusc. 16, Invectio in episcopum monachos ad saeculum revocantem c. 5. PL 145, 371. La formule d'oblation rapportée par Uldaric dans ses Consuetudines Cluniacenses ne laisse aucun doute: ‘Trado, coram testibus, regulariter permansurum, ita ut ab hac die non liceat illi collum de sub iugo excutere regulae… .’ PL 149, 742. De nombreux conciles s’étaient prononcés en ce sens (voir les notes savantes de Pierre de Gussanville à une consultation juridique donnée par de Blois, Pierre, Annotatio ad epist. 54, PL 207, 163), et c’était un adage commun: ‘monachum facit propria professio vel paterna devotio.’ Dans son décret, Causa 20, Gratien enseigne qu'un enfant offert par ses parents est tenu de persévérer dans la vie religieuse. Il excepte cependant le cas où l'enfant aurait protesté lors de l'oblature. En 1194, cependant, une décrétale de Célestin III (De Regularibus c. 14) permit aux oblats de récuser l'acte de leurs parents au moment où ils arrivent à l’âge de la puberté. S. Thomas, oblat au Mont-Cassin, profita de cette permission et montra le bien-fondé de cette mesure. (Quodlibetum 3, q. 5; Summa theologica, 2a 2ae, q. 189). Notons, enfin, que le concile de Trente interdit tout engagement définitif avant l’âge de 16 ans et le Codex Juris Canonici avant celui de 21 ans.Google Scholar

page 230 note 31 Chronicon Andrensis monasterii O.S.B. ab anno 1082 ad annum 1234 auctore Guillelmo abbate: ‘Susceptus est cum honore debito vir honorabilis et in suo adventu, praeter mores suorum quos invenit degeneres, abhorruit et expavit deformitatem gregis; quidam enim claudi, quidam contracti, quidam monoculi, quidam strabones, quidam caeci, quidam vero manci inter eos apparebant et ii fere omnes genere nobiles existebant: quo viso prudens pastor indoluit et in se meditabatur quod postea devotus explevit: nam per annos triginta duos et amplius quibus huic loco praefuit nullum umquam monachari permisit qui in aliqua parte corporis aliquem defectum habuit. Quantumcumque quilibet ad conversionem veniens esset litteratus, non ei accessus patebat nisi in legendi et cantandi scientia fuisset exercitatus.’ Acherius, , Spicilegium 9, 446.Google Scholar

page 231 note 32 Haskins, Ch. H., The Renaissance of the Twelfth Century (Cambridge, Mass. 1927) 33 ss. Google Scholar

page 231 note 33 De nombreux indices, en effet, montrent que la plupart des étudiants ne fréquentaient plus les écoles après cet âge, sauf dans les ‘grandes écoles.’ Phillippe de Harvengt le dit explicitement dans son De institutione clericorum 28: ‘Plerique cum terminos transierunt pueriles, et ad annos pervenerint pubertatis, volunt uti privilegio perversae libertatis: impatientes studii et laboris abiiciunt disciplinam, nidumque pristinum deserentes, non tam volatum inveniunt quam ruinam.’ PL 203, 700.Google Scholar

page 231 note 34 Consuetudines Cistercienses, Capitula ad usum conversorum c. 9, Quid debeant discere: ‘Nullus habeat librum nec discat aliquid nisi tantum Pater noster et Credo in Deum, Miserere mei Deus et cetera quae debere dici ab eis statutum est: et hoc non littera sed cordetenus.’ Guignard, Ph., Les monuments primitifs de la règle cistercienne publiés d'après les manuscrits de Citeaux (Analecta Divionensia, Dijon 1878) 283.Google Scholar

page 231 note 35 Hoffman, E., Das Converseninstitut des Cistercienserordens in seinem Ursprung und seer Organisation (Fribourg, Suisse 1905).Google Scholar

page 231 note 36 Fragmenta Gautfridi 16: ‘Tandem non ferentes importunitatem eius tradunt eum sacerdoti cuidam ut disceret literas.’ Analecta Bollandiana 50 (1932) 98.Google Scholar

page 231 note 37 Venerabilis, Petrus, Statuta congregationis Cluniacensis 36: ‘Statutum est ut nullus etiam ex concessione futurus monachus regularibus usque ad 20 annos vestibus induatur.’ PL 189, 1036.Google Scholar

page 232 note 38 Monachus, Udalricus, Antiquiores consuetudines Cluniacensis monasterii c. 8: ‘De pueris et eorum magistris. Pueri autem qui sunt in conventu nostro, non ultra senarium protendunt et eorum magistri sint duo, si non plures, tamen numquam sint pauciores.’ PL 149, 742.Google Scholar

page 232 note 39 Epistola anonyma ad Hugonem amicum, PL 213, 713. Cf. Histoire littéraire de la France 13, 416.Google Scholar

page 232 note 40 Ibidem 713: ‘Modum autem et ordinem quo in scholis sacra pagina doceatur, nunc explicare propositum non est; sed ex dicendis id attendendum est quo modo vel ordine divina legenda sunt eloquia et perscrutanda, illis praesertim qui arrepto professionnis vinculo alienae alligati sunt oboedientiae.’ Google Scholar

page 232 note 41 Ibidem 713: ‘Sed et hic distinctio adhibenda est; alii enim sunt qui ante conversionem utriusque paginae lectione plene imbuti sunt; alii sunt qui in alterutrum pagina tantum laudabiliter sunt promoti, antequam saecularibus abrenuntient; alii vix primis artis grammaticae rudimentis cognitis, ut Deo militent claustris se includunt. Praesentis igitur negotii erit docere qua via, quibus gradibus ad plenum sacrae paginae intellectum illi pene rudes, pene omnis litteraturae inscii conscendere possint.’ Google Scholar

page 232 note 42 Ibidem 713714: ‘Primo igitur numeros librorum, tam veteris quam novi testamenti distinguatur et eorum ponantur nomina et deinceps qui et quo ordine et qualiter legi debeant demonstretur.’ Google Scholar

page 232 note 43 Ibidem 714: ‘Sunt autem libri veteris testamenti… . Isti libri primae et principalis auctoritatis in Ecclesia sunt. Praeter distinctos libros, quinque sunt qui apud Hebraeos apocryphi dicuntur, id est absconditi et dubii, Ecclesia tamen honorat et suscipit …” Google Scholar

page 232 note 44 On sait qu'au XIIe siècle, les auteurs mettent facilement les Pères sur le même pied que les livres de l'Ecriture ou tout au moins de certains d'entre eux. Cf. Cottiaux, J., ‘La conception de la théologie chez Abélard,’ RHE 28 (1932) 789.Google Scholar

page 233 note 45 Ibidem 714s: ‘De numero librorum et eorumdem nominibus ita dictum sit, quo ordine et qualiter legi debeant nunc dicatur.’ Google Scholar

page 233 note 46 A la fin du XIIe siècle, les glossaires bibliques se multiplient. Citons la Summa Abel de Pierre le Chantre, l’Aurora de Pierre de Riga, PL 212, 18; le Gregorianum de Garnier le Victorin, PL 193, 23; le Liber de distinctionibus dictionum theologicalium d'Alain de Lille PL 205, 685. Cf. le livre de Smalley, Beryl Miss, The Study of the Bible in the Middle Ages (Oxford 1941).Google Scholar

page 233 note 47 Ibidem 716: ‘Tota autem utriusque Testamenti serie sic perspecta et intellecta, consequens est sacramentis Ecclesiae imbui, quae in libris magistri Hugonis plene inveniuntur; deinde natura cardinalium virtutum et vitiorum quae virtutibus opponuntur, undecunque haberi poterit, perquirenda et investiganda. Rationes autem singulorum quae per anni curriculum fiunt in Ecclesia, qui scire desiderat, librum qui appellatur Candela Gerlandi, librum magistri Simonis qui appellatur Quare inspiciat. Post ista liber Augustini De doctrina christiana et liber eiusdem De civitate Dei, cum omni diligentia et studio legantur. Cumque in arca sacrae paginae diligenter et studiose sese praedicto modo diligens animus exercuerit, intrepide tam ad allegoricam quam ad moralem lectionem se convertat …’ Google Scholar

page 233 note 48 Ibidem 717: ‘Discat primo psalterium … quam sequatur.’ Cf. Hieronymus, , ep. 107, PL 22, 876.Google Scholar

page 234 note 49 Vita Bernardi, Liber primus auctore Guillelmo, c. 1: ‘Unde et quam citius potuit, in ecclesia Castellionis (quare postmodum ipsius Bernardi opera a saeculari conversione in ordinem regularium canonicorum promota cognoscitur) magistris litterarum tradens erudiendum, egit quidquid potuit, ut in eis proficeret.’ c. 4: ‘Nam usque hodie quidquid in Scripturis valet, quidquid in eis spiritualiter sentit, maxime in silvis et agris meditando et orando se confitetur accepisse; et in hoc nullos aliquando se magistros habuisse, nisi quercus et fagos, joco illo suo gratiose inter amicos dicere solet.'—On voit dans la suite de ce chapitre que S. Bernard préférait s'en tenir à la lecture des textes sacrés et ne montrait qu'une confiance limitée aux commentateurs. PL 185, 228; 240; 241.Google Scholar

page 234 note 50 Venerabilis Guiberti De vita sua sive monodiarum libri tres, PL 156; Bourgin, C., Guibert de Nogent, histoire de sa vie (1053–1124) (Paris 1907). Guibert a écrit son ouvrage vers 1117. Cf. Monod, B., ‘La pédagogie et l’éducation au moyen-âge d'après les souvenirs d'un moine du XIIe siècle,’ Revue Universitaire 1 (1904) 25–36.Google Scholar

page 234 note 51 Guibert fait remarquer qu'au temps de sa jeunesse, on trouvait beaucoup moins de professeurs qu'au moment où il écrivait. De vita sua 1, 4, p. 1213 (Je citerai l’édition Bourgin).Google Scholar

page 234 note 52 De vita sua 1, cc. 1, 3, 12.Google Scholar

page 235 note 53 De vita sua 1, 15: ‘Interea ille meus quondam magister, quia districtioris causa regulae me ulterius docere non poterat, saltem instigare ad ea quae legebam divina volumina discutienda curabat, minus cognitas quasque dictiones e doctioribus recogitare, prosulas versiculosque componere, et, quo mihi erudiendo minor ab aliis cura impenderetur eo me commonens arctius elaborare,’ p. 5354. On sait qu'au XIIe siècle les lettrés sont victimes d'une véritable fureur de versification. Le chapitre général de Citeaux en 1199 dut défendre aux moines blancs de faire des vers sous peine d’être envoyés dans une autre abbaye. Cf. Canivez, J., Statuta , anno 1199, n° 1 (1, 232). Nicolas de Clervaux, de son côté, écrit que les Cisterciens ne lisaient pas d'oeuvres en vers. Il écrit à un ami: ‘Versus Galteri mei, imo et tui nondum habui. Sed et si vidissem, non perlegissem, quia nos nihil recipimus, quod meretricis (sic) legibus coercetur,’ ep. 15, PL 196, 1610.Google Scholar

page 235 note 54 De vita sua 1, 17: ‘Interea cum versificandi studio ultra omnem modum meum animum immersissem, ita ut universae divinae paginae seria pro tam ridicula vanitate seponerem, ad hoc ipsum, duce mea levitate, iam veneram, ut Ovidiana et Bucolicorum dicta praesumerem et lepores amatorios in specierum distributionibus epistolisque nexilibus affectarem,’ p. 64.Google Scholar

page 235 note 55 De vita sua 1, 17: ‘Coepi agitur iam sero ad id quod saepe a plurimis mihi bonis doctoribus praestillatum fuerat anhelare, scilicet Scripturarum commentis intendere, Gregoriana dicta, in quibus artis huius potissimum reperiuntur claves crebrius terere, secundum veterum auctorum regulas, ad allegoricum seu moralem, quin et anagogicum sensum prophetica vel evangelica verba perstringere. In his praecipium habui incentorem Beccensem abbatem Anselmum …,’ p. 66.Google Scholar

page 235 note 56 De vita sua 1, 17: ‘Qualiter interiorem meum hominem agerem qualiter super regimine corpusculi rationis iura consulerem, multa me docere intentione proposuit,’ p. 66.Google Scholar

page 235 note 57 De vita sua 1, 17: ‘Is itaque tripartito vel quadripartito mentem modo distinguere docens, sub affectu, sub voluntate, sub ratione, sub intellectu commercia totius interni mysterii tractare et quae una a plerisque et a me ipso putabantur certis divisionibus resoluta, non idem duo prima fore monstrabat quae tamen accedentibus quarto vel tertio eadem mox esse promptis assertionibus constat. Super quo sensu cum quaedam evangelica capitula mihi disseruisset, cum primum quidem quid inter velle et affici distaret, luculentissime aperuisset, quae tamen non ex se sed ex quibusdam contiguis voluminibus, at minus patenter quidem ista tractantibus eum habuisse constaret, coepi postmodum et ego eius sensa commentis prout poteram, similibus aemulari et ubique Scripturarum, si quid istis moraliter arrideret sensibus, multa animi acrimonia perscrutari,’ p. 6667.Google Scholar

page 236 note 58 De vita sua 1, 17: ‘Quoniam ergo abbatem meum, quo praesente id dixeram, aegre laturum scripta mea cognoveram … p. 65.Google Scholar

page 236 note 59 De très nombreux maîtres entrent chez les Cisterciens, par exemple Alain de Lille, Pierre le Chantre, Adam de Perseigne, Gauthier de Citeaux. Au temps de Pierre le Vénérable, la communauté de Cluni ne comptait pas moins de trois écolâtres originaires de Liége; l'abbé écrit, en effet, à Alberon, , évêque de Liége: ‘quando Leodiensis Ecclesiae memoria apud Cluniacum perire poterit, quae Hezelonem, Tezelinum, Algerum, canonicos magnosque suis temporibus magistros, humilitatis discipulos, et, ut ipsi, qui vidimus, attestamur, veros monachos fecit?’—lib. 3, ep. 2: PL 189, 278279.Google Scholar

page 236 note 60 Guillelmus Abbas Theodorici, S., De erroribus Guillelmi de Conchis ad S. Bernardum; ‘Venit enim nuper ad nos frater quidam fugiens de saeculo et Deum quaerens: inter caeteros libros quos habebat unum deferens hominis illius, cuius titulus erat: Summa philosophiae.’ PL 180, 333.Google Scholar

page 236 note 61 Sur les bibliothèques médiévales et les bibliothèques monastiques en particulier, la bibliographie est très vaste. On trouvera les indications nécessaires dans l'article ‘Bibliothèques’ du Dictionnaire de Spiritualité, dû à la plume savante du P. De Ghellinck. Signalons aussi le commentaire plein d’érudition donné par M. J. Gessler au ‘catalogue d'Anchin’: Une bibliothèque scolaire du XIe siècle d'après le catalogue provenant de l'abbaye d'Anchin (Bruxelles 1935).Google Scholar

page 237 note 62 Cf. Wilmart, A., ‘L'ancienne bibliothèque de Clairvaux,’ Mémoires de la Société archéologique du département de l'Aube 81 (1917) 127190.Google Scholar

page 237 note 63 La correspondance de Godefroid (Martène, , Nova anecdota 1, 494) contient plusieurs lettres à ce sujet: n° 7 par laquelle il indique à l'abbé Jean de Baugerais qu'il connaît une bibliothèque à vendre; n° 18 dans laquelle il demande à un bienfaiteur laïc de ce monastère d'acheter ces livres. C'est dans cette lettre que se trouve la phrase si souvent citée: ‘claustrum sine armario quasi castrum sine armamentorio,’ enfin, la lettre n° 19 nous montre que l'abbé a réalisé cet achat. Godefroid ne semble pas avoir une haute idée de l'intellectualité de tous les monastères. Témoin cette anecdote racontée avec complaisance dans la lettre 12: ‘Magister W… . non longe a nostra domo mansit; ad quem cum aliquis venisset, dicens se velle saeculo renuntiare et iugum religionis subire, “bene, aiebat, docebo te brevibus verbis omnem ordinem tuum: non audias, non videas, asini morem habeas, hez huc, hez illuc, comede praebendam tuam; ita cantare poteris: ut iumentum factus sum tecum.” ‘ Google Scholar

page 237 note 64 Claravellensis, Nicolaus, ep. 19: ‘Sed et illum singulariter thesaurum tuum nobilem, bibliothecam loquor: quam utique tam mirabiliter quam incomparabiliter congessisti, vide ut relinquas pauperibus Christi, qui pro te orent et plorent ut prosperum iter faciat Deus salutarium nostrum.’ PL 196, 1621.Google Scholar

page 237 note 65 Abbas, Guillelmus, Chronicon Andrensis monasterii: ‘Cum monachis albis Deo aliquandiu militaverat… . Postquam multum ibidem in saeculari scientia sicut de talibus moris est profecerat …,’ Acherius, , Spicilegium (Paris 1669) 9, 445.Google Scholar

page 237 note 66 Abbas, Hermannus, De restauratione abbatiae S. Martini Tornacensis , PL 180, 67.Google Scholar

page 237 note 67 de Harvengt, Philippus, ep. 7 ad Ioannem: ‘Super hunc versiculum vestra glossa: In claustro, inquit, et alibi, in scholis scilicet, didici; nec iuxta quorundam praesumptionem ipse me docui sed a magistro Anselmo didici… .’ Réponse: ‘Vobis autem scientia commendabilis non videtur, nisi scholarum saecularium tumultu fabricetur. Vos indignamini quia dixi vobis in claustro sacras litteras didicisse, tanquam per hoc videar vobis contumeliam intulisse… . Sed beatus homo, non qui magistrum Anselmum audivit, non qui Laudunum vel Parisius requisivit, sed “beatus, inquit, homo quem tu erudieris Domine …” PL 203, 6061.Google Scholar

page 238 note 68 Nous avons cité cette lettre supra , I n. 26.Google Scholar

page 238 note 69 C'est Mabillon qui raconte ces faits au livre 72e, n° 132, 133 des Annales Ordinis S. Benedicti (Paris 1713) 5, 624: ‘Ubi ad duos illos magistros perlatus est hic liber, utrumque valde commovit, eorumque discipulos qui Ruperto imperitiam obiiciebant, quippe qui monasterii claustris contentus, tantos magistros, eorumve similes nusquam vidisset.’ Google Scholar

page 238 note 1 On sait que les chanoines réguliers, reprenant une bonne part des pratiques monastiques, avaient conservé le travail manuel tout en en réduisant la durée. Un pas plus avant dans l'évolution fut fait par S. Dominique qui supprima le travail manuel pour ses religieux.Google Scholar

page 238 note 2 Tornacensis, Stephanus, ep. 79, PL 211, 376; ed. Desilve, , ep. 92, p. 107: ‘Licite simul et libere divertit ab oneribus dorsum suum et ne manus eius circa hortos et agros in cophino deservirent, lectioni saepius vacaturus, factus est nobiscum clericus ut clericis conformetur … Ego autem et fratres nostri, quidquid instructionis et dilectionis et doctrinae poterimus, parati sumus impendere, materna saepius ubera quam paterna verbera porrecturi.’ Google Scholar

page 238 note 3 de Harvengt, Philippus, De institutione clericorum, tract. 2, ‘De scientia clericorum,’ c. 23–32. PL 203, 693 ss. Cf. Sijen, G., ‘Les oeuvres de Philippe de Harvengt, abbé de Bonne Espérance,’ Analecta Praemonstratensia 15 (1939) 129.Google Scholar

page 239 note 4 Philippus de Harvengt, c. 23–27: ‘Ut autem sigillatim loquar de singulis, si quis diligentius velit scire quam certum sit scientiam Scripturarum proprie clericis convenire, revolutis eisdem Scripturis, facile poterit invenire,’ p. 693.Google Scholar

page 239 note 5 Ibidem c. 27–32.Google Scholar

page 239 note 6 Ibidem , c. 32: ‘Debet ergo clericus hoc primum et praecipuum habere propositum voluntatis ut vacare appetat inquirendae et scientiae studio veritatis: labori autem manuum, vel curis ecclesiasticis non serviat curiosae impulsu levitatis sed purae et sincerae obedientia charitatis,’ p. 708.Google Scholar

page 239 note 7 de Harvengt, Philippus, ep. 18: ‘Nam et sanctitudo sine scientia plerumque errans deviat vel non plenius elucescit, et scientia sine sanctitudine vitiorum scatet vermibus et sordescit, cum vero eas constat velut indivisa copula convenire, nihil utilius, nihil honestius in humana vita possumus invenire. Felix ergo ille qui hoc gratiae beneficium est sortitus, qui lima et studio ad sciendum et vivendum pariter expolitus …’ PL 203, 158.Google Scholar

page 239 note 8 Ibidem: ‘Unde, ut mihi videtur, schola claustrum alterum dici debet quae diversis convenientibus imitabiles multos praebet, quae studiosius deditos lectioni a forensibus avocat et avertit et eorum affectus reprobos vel attenuat vel convertit,’ p. 158.Google Scholar

page 239 note 9 Ibidem, ep. 3: ‘Tu amore ductus scientiae Parisius advenisti et a multis expetitam optato compendio Jerusalem invenisti. Hic enim David … Hic sapiens Salomon … hic ad pulsandum tantus concursus, tanta frequentia clericorum ut contendat supergredi numerosam multitudinem laicorum. Felix civitas in qua sancti codices tanto studio revolvuntur et eorum perplexa mysteria superfusi dono Spiritus resolvuntur, in qua tanta lectorum diligentia, tanta denique scientia Scripturarum, ut in modum Cariat Sepher merito dici possit civitas litterarum,’ p. 31. Cf. aussi ep. 20, p. 165.Google Scholar

page 240 note 10 Notger de Liége avait en spéciale dilection l’église St.-Jean l'Evangéliste à Liége. Il y fonda un chapitre de 30 chanoines ‘selon les règles traditionnelles.’ Or, parmi les dignitaires qu'il établit, nous trouvons un écolâtre. Vita Notgeri auctore anonymo qui circa medium saeculum XII scripsit: ‘Ipse enim dominus et pastor noster Notgerus ecclesiam beati Iohannis evangeliste in exemplum eruditionis et operis secundum claustralem disciplinam bonis personis iniciavit. Nam praepositum et decanum de ipsa congregatione fratrum elegit, custodem et magistrum scolarem et cantorem, attributo unicuique dignitatis sue officio et laboris solatio constituit, et dispositis omnibus que in usus canonicorum vel secundum canonicam diligentiam pertinent, principale altare in honorem S. Iohannis E. manu sua consecravit … ’, Kurth, G., ‘Une biographie de l’évêque Notger au XIIe siécle,’ Commission. d'histoire, comptes-rendus 17 (1890) 421.Google Scholar

page 240 note 11 ‘Ut omnes episcopi artes litterarum in suis ecclesiis docere faciant’, Mansi 20, 50.Google Scholar

page 240 note 12 Par exemple: Hugo a Victore, S., Didascalion 3, 20, ‘De exsilio’ PL 176, 778; Comestor, Petrus, Sermo 3, PL 198, 1730; Sarisberiensis, Ioannes, Polycraticus 7, 13 (PL 199, 666; ed. Webb, , Oxford 1909; 2, 145) attribue la paternité de la formule (Mens humilis… . terra aliena) à Bernard de Chartres. Sa diffusion montre une fois de plus l'influence de ce maître.Google Scholar

page 240 note 13 IIIe Concile du Latran (1179) c. 18: ‘Ne pauperibus qui parentum opibus iuvari non possunt, legendi et proficiendi opportunitas subtrahatur, per unamquamque ecclesiam cathedralem magistro qui clericos eiusdem ecclesiae et scholares pauperes gratis doceat, competens aliquod benefecium assignetur quo docentis necessitas sublevetur et discentibus via pateat ad doctrinam.’ Mansi 22, 227. On a tiré argument de ce décret et de celui du IVe concile du Latran (1215) qui s'y réfère (Mansi 22, 986) pour dire qu'il y avait alors pénurie de professeurs. On peut craindre qu'il n'y ait là une erreur d'interprétation, car autre chose était, pour les élèves, de trouver un professeur et de rencontrer un maître qui enseignât gratuitement. C'est avant tout sur la gratuité de l'enseignement que porte le décret. Manacorda, C. G., Storia della scuola in Italia 1, 71. On ne résoudra pas la question du nombre d’écoles et de professeurs par l'exégèse de ces textes, mais par des enquêtes comme celle de Mgr. Lesne que nous avons citée. Encore, faut-il être prudent: bien souvent le seul argument pour établir l'existence d'une école est la signature d'un maître au bas d'une charte.Google Scholar

page 241 note 14 Cette règle date des premières années du XIIe siècle et fut approuvée par Pascal II en 1117. Elle fut surtout répandue en Italie, en Espagne et en Germanie, non seulement chez les réguliers, mais encore, avec les adaptations nécessaires, chez les séculiers. Texte dans Amort, E., Vetus disciplina canonicorum regularium et saecularium (Venise 1747) 1, 332 et PL 163, 703.Google Scholar

page 241 note 15 Regula Portuensis 2, 26, ‘De pueris et adolescentibus qui nutriuntur’; 1, 18, ‘Si hi qui litterati sunt docere aliquid audeant,’ PL 163, 729.Google Scholar

page 241 note 16 Le chapitre de Marbach fut fondé en 1090. Ses observances furent acceptées dans de nombreux chapitres de Germanie et de Bohême. Texte dans Amort, Vetus disciplina 1, 390.Google Scholar

page 241 note 17 Constitutiones Marbacenses c. 22, ‘De disciplina et eruditione puerorum’; c. 23, ‘De custodia puerorum et hora prandiorum,’ ed. Amort, , p. 391.Google Scholar

page 241 note 18 Bonnard, F., Histoire de l'abbaye royale et de Vordre des chanoines réguliers de Saint-Victor de Paris (Paris 1904–1908); Martène, , ‘Antiquae consuetudines canonicorum regularium insignis monasterii S. Victoris parisiensis ad usum monasterii S. Evurtii accomodatae’ dans le De antiquis Ecclesiae ritibus (Rouen 1700) 3, 701 ss.; Hugonin, , Essai sur la fondation de l'école de Saint-Victor de Paris, reproduit dans la PL 175, ix ss; Michaud, M., Guillaume de Champeaux et les écoles de Paris (Paris 1867).Google Scholar

page 241 note 19 Abaelardus, Petrus, Historia calamitatum: ‘Nec tamen hic suae conversionis habitus aut ab urbe Parisiaca, aut a consueto philosophiae studio eum revocavit; sed in ipso quoque monasterio ad quod se causa religionis contulerat, statim more solito publicas exercuit scholas. Tum ego ad eum reversus ut ab ipso rhetoricam audirem …’ PL 178, 119.Google Scholar

page 242 note 20 Ibidem : ‘Non multo autem post, cum ille intelligeret fere omnes discipulos de religione eius plurimum haesitare et de conversione ipsius vehementer susurrare, quod videlicet a civitate minime recessisset,’ p. 120.Google Scholar

page 242 note 21 Hildebertus, , ep. 1: ‘Fert autem fama, id a quibusdam tibi persuasum ut ab omni lectione penitus abstineas. Super hoc attende quid sentiam. Citra profectum proficit quisquis alteri, cum potest, non prodest …’ PL 171, 142.Google Scholar

page 242 note 22 Abaelardus, Petrus, Historia calamitatum : ‘Transtulit se et conventiculum fratrum cum scholis suis ad villam quamdam ab urbe remotam. Quo audito (le retour d'Abélard à Paris) magister noster statim ad urbem impudenter rediens, scholas quas tunc habere poterat, et conventiculum fratrum ad pristinum reduxit monasterium …’ PL 178, 120121.Google Scholar

page 242 note 23 Guillaume de Champeaux fut nommé évêque de Châlons-sur-Marne en 1113. Son successeur à S. Victor, Gilduin, fut élevé à la dignité abbatiale en 1114. On sait que ce fut à Guillaume qu'il échut de donner l'ordination sacerdotale et la bénédiction abbatiale à S. Bernard.Google Scholar

page 242 note 24 Sur tout ceci, on verra Feret, P., L'abbaye de S. Geneviève et la congrégation de France (Paris 1883); Giard, A., ‘Etude sur l'histoire de l'abbaye de Ste.-Geneviève de Paris jusqu’à la fin du XIIIe siede,’ Mémoires de la societé de l'histoire de Paris et de l'Ile de France 30 (1903) 40–126. Voir notamment p. 53, les origines de l'exemption de Ste.-Geneviève: ce privilège, ainsi que nous le verrons, enlevait ipso facto les écoles, même externes de la collégiale, de la juridiction du chapitre de Notre-Dame.Google Scholar

page 243 note 25 Hugo a Victore, S., Didascalicon 6, 3, PL 176, 799800.Google Scholar

page 243 note 26 Didascalicon 3, 4: ‘Artes sunt quae philosophiae supponuntur, id est quae aliquam certam et determinatam philosophiae materiam habent, ut est grammatica, dialectica et caeterae huiusmodi. Appendentia artium sunt quae tantum ad philosophiam spectant … Huiusmodi sunt omnia poetarum carmina … fabulae quoque et historiae; illorum etiam scripta quae nunc philosophos appellare solemus …’ PL 176, 768.Google Scholar

page 243 note 27 Didascalicon 3, 3, PL 176, 768.Google Scholar

page 243 note 28 Richardus a Victore, S., Priorum excerptionum libri decem , PL 177, 193. C'est par erreur que la patrologie attribue cet ouvrage à Hugues.Google Scholar

page 243 note 29 Goderius a Victore, S., Fons philosophiae , PL 196, 1418; Charma, A., Godefroi de Breteuil Fons philosophiae (Caen 1868).Google Scholar

page 243 note 30 Hugo a Victore, S., De sacramentis , PL 176, 173.Google Scholar

page 243 note 31 On trouvera une édition assez médiocre des lettres d'Etienne de Tournai au t. 211 de la PL. Une édition critique en a été donnée depuis: Desilve, J., Lettres d'Etienne de Tournai (Paris 1893 [=D]). La numérotation des lettres diffère dans ces deux éditions.Google Scholar

page 244 note 32 Tornacensis, Stephanus, Epistolae , PL ep. 53, p. 352; D ep. 74, p. 88: ‘In ecclesia sancte crucis aurelianensis a puero nutritus et postmodum in ecclesia beati Evurcii confessoris sub regulari disciplina religiosam vitam professus …’ D'autres lettres montrent qu'un des professeurs d'Etienne, après avoir été chanoine régulier, était devenu moine noir à la Charité-sur-Loire. De là, il était parti pour un monastère cistercien, mais il ne put en supporter le régime et son ancien élève s'entremit pour qu'il soit réaccepté à la Charité. Cf. PL ep. 26, 27, 28, p. 528–530; D ep. 57, 58, 59, p. 71–74.Google Scholar

page 244 note 33 Vers 1180, Etienne de Tournai recommandait à ce prélat un sien parent qui se rendait à Jérusalem. Il lui rappelait les souvenirs de Bologne; on verra qu'il s'y agit bien d'études de droit civil, Bulgarus ici cité est un célèbre jurisconsulte: ‘Iocosas olim confabulationes nostras fructuosis oro sepius orationibus expiari. Togatorum advocationes, mercimonia, litigantium conflictus, cecorum pugnam, Bononiensium auditoria fabriles discimus officinas. Inter hec, diversa secuti studia sumus: ego quod irriseram, carpentariam Bulgari, vos calvariam Crucifixi,’ PL ep. 63, p. 355; D ep. 78, p. 92.Google Scholar

page 244 note 34 En rappelant à ce prélat des souvenirs d’étude, Etienne, alors abbé de Ste.-Geneviève, lui demande son aide pour écarter de l'abbaye un chanoine, chassé déjà cinq fois, qui avait obtenu d'Alexandre III des lettres de réintégration: ‘Reliquie cogitationis mee diem festum agunt michi, quociens recolo me fuisse socium vestrum in auditorio Bulgari, quem modo letus suspicio dominum meum in ministerio Petri,’ PL ep. 38, p. 338; D ep. 44, p. 57.Google Scholar

page 244 note 35 Lors de l'élection d'Urbain III, Etienne lui écrit: ‘Interim gloria inde mecum ego, minima filiorum vestrorum portio, quod dominum nunc et patrem meum quandoque viderim in scolis …,’ PL ep. 121, p. 409; D ep. 136, p. 159.Google Scholar

page 244 note 36 Lettres à Albéric de Porta Ravennate, professeur de droit civil, et au jurisconsulte Guillaume de Cabriano; PL ep. 14 et 15, p. 322; D ep. 25 et 26, p. 40.Google Scholar

page 244 note 37 Voir note 32.Google Scholar

page 244 note 38 Cf. PL ep. 17, 36, 37, p. 323, 337; D ep. 28, 42, 43, p. 42, 55, 56.Google Scholar

page 244 note 39 PL ep. 79, 80, 111, 139, 145, 146, 150; D ep. 92, 93, 125, 150, 165, 176, 180.Google Scholar

page 244 note 40 ‘Qui sic litterarum studiis intendit ut a virtutum semitis non recedat.’ PL ep. 150, p. 437; D ep. 180, p. 218. En soi, les ‘litterae’ peuvent aussi bien signifier les ‘lettres saintes’ que les ‘belles lettres’. Je crois qu'il s'agit plutôt de celles-ci: on ne voit pas bien s'il s'agissait de l’étude de l'Ecriture Sainte, pourquoi l'abbé dirait que cette étude n'a pas nui à la vertu du religieux. L’étude des auteurs païens pouvait évidemment présenter quelque danger.Google Scholar

page 245 note 41 ‘Petrum vestrum… . sicut mandastis … et commonemus Patrum verbis et promovemus fratrum exemplis. Sacre pagine studens, scolas veritatis in auditorio, scolas virtutis frequentat in claustro, cum neque hic sine veritate virtutem, neque ibi sine virtute combibat veritatem.’ PL ep. 111, p. 400; D ep. 125, p. 147. La même juxtaposition de l'auditoire et du cloître se retrouve PL ep. 139, p. 421; D ep. 153, p. 179 lorsque l'abbé rappelle à son ancien chanoine, rentré au Danemark, sa vie à Paris: ‘His accedunt regularis observantie disciplina qua imbutus es in claustro, sacre Scripture quam in scolis didicisti …’ Google Scholar

page 245 note 42 On verra plus loin que les maîtres de Paris étaient groupés sous deux juridictions principales. Le Chancelier de Notre-Dame avait la haute main sur les écoles de la cité. Par contre, les écoles de la rive gauche et du mont Ste.-Geneviève dépendaient de l'abbaye. Dans son Histoire ecclésiastique (Paris 1719) 15, 625, l'abbé Fleury attribue à Etienne de Tournai la fondation de l’école intérieure de Sainte-Geneviève. Il ne donne malheureusement aucune preuve qui permette de vérifier la vérité de cette assertion. Il est certain en tout cas que jusqu'en 1167 au moins la communauté de Ste.-Geneviève était composée en partie de Victorins et en partie de séculiers. C'est à cette date, en effet, que ces derniers accusèrent leurs confrères réguliers d'avoir volé la tête de Sainte-Geneviève (Bonnard, F., Histoire de l'abbaye … de St.-Victor 1, 164). Il se pourrait que l’école intérieure n'ait été créée que lorsque les Victorins furent les seuls maîtres du monastère.Google Scholar

page 245 note 43 Stephanus Tornacensis, PL ep. 80, p. 376; D ep. 93, p. 109: ‘Quod autem de ipso nobis per litteras vestras intimastis vel in monte vel Parisius ad secularium scolas et venditores verborum mittendo, salva gratia vestra, non admittimus, quoniam institutioni nostre repugnat et consuetudini; nec per ipsum presentibus fratribus novum proponetur spectaculum, quod futuris perniciosum trahatur in exemplum. Habet in claustris sapientia regulas suas, habet et regulares suos, erigens ibi scolas, inde veritatis, hinc virtutis. Quod si forte consilium vestrum in hoc declinaverit ut de regulari secularem facere contendatis, aliam quam Parisius civitatem in qua studeat eligite, ne in oculis nostris pro matutino et vespertino sacrificio quod nobiscum offere debuerat Domino, verborum strepitus et disputationum anfractus offerat, et unde speravimus fructum, vertatur nobis in obprobrium et contemptum.’ Google Scholar

page 246 note 44 Cf. Bischoff, Bernhard, ‘Aus der Schule Hugos von St. Victor,’ Mélanges Grabmann (Munich 1935) 246250. Voici un extrait de la lettre de Laurent au moine Maurice: ‘Sepenumero, ut recordor, a te rogatus sum quatenus magistrum Hugonem de S. Victore … inter ceteros, immo pre ceteris frequentarem … quem citius potui precipuum ac singularem doctorem delegi, eius doctrinam cum summa diligencia amplexus sum … Qui cum sentencias de divinitate dicere incepisset, rogatus sum a plerisque sociorum … quatenus ad communem tam mei quam aliorum utilitatem easdem sentencias scripto et memorie commendarem. Quorum precibus cum … non acquiescerem … demum magistrum Hugonem in eadem peticione secum adhibuerunt. Qui et hoc onus scribendi nobis iniunxit et fiduciam perficiendi magna quadam alacritate promisit … Semel in septimana ad magistrum Hugonem tabellas reportabam ut eius arbitrio, si quid superfluum esset resecaretur, si quid pretermissum suppleretur, si quid viciose positum mutaretur, si quid vero quandoque forte fortuitu bene dictum tanti viri auctoritate comprobaretur,’ p. 250.Google Scholar

page 246 note 45 Cf. par exemple Matthieu, E., Du rôle des chapitres ecclésiastiques dans V organisation de l'enseignement aux Pays-Bas (Malines 1899).Google Scholar

page 247 note 46 Sur tout ceci, on verra Fournier, E., L'origine du vicaire général et des autres membres de la curie diocésaine (Paris 1940) 109 ss. et Nouvelles recherches sur les curies, chapitres et universités de l'ancienne Eglise de France (Arras 1942).Google Scholar

page 247 note 47 Dans la vie de l'abbé Hugues de Marchiennes, on voit que celui-ci a fréquenté en sa jeunesse l’école capitulaire de Reims, tenue par Maître Albéric archidiacre: ‘Magister Albericus eiusdem urbis archidiaconus magistrabat …’ Vita Hugonis abbatis Marchianensis , in Martène, , Thesaurus novus anecdotum (Paris 1717) 3, 1712. Un des successeurs d'Albéric cumula aussi les deux charges: ‘Magister Radulfus necnon et archidiaconus.’ Cf. Cellensis, Petrus, ep. 112, PL 202, 562.Google Scholar

page 247 note 48 Marbode fut à la fois écolâtre et archidiacre à Angers, cf. Histoire littéraire de la France 10, 345. De même Ulger, plus tard évêque d'Angers, cf. Ceillier, , Histoire générale des auteurs sacrés 14, 611.Google Scholar

page 247 note 49 Pullus, Robertus, Sententiae 7, 10, PL 186, 922: ‘A Deo per episcopum archidiaconi instituti sunt ut a Deo per ipsos tales in clero eligantur qui recte vocati accedant ordinandi, quisque prout sibi competit et ministerio Ecclesiae opus est.’ Google Scholar

page 247 note 50 Déjà au siècle précédent Fulbert confiait la chancellerie et l’écolâtrie à un même clerc par cette formule: ‘Scolarum ferulam et cancelarii tabulas tibi servo.’ Hauréau, B., ‘Mémoire sur quelques chanceliers de l’église de Chartres,’ Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres 31, 2 (1884) 73. Cf. Clerval, A., Les écoles de Chartres au Moyen-âge (Paris 1895) 155; 280; Fournier, E., L'origine du vicaire général 47–48.Google Scholar

page 247 note 51 A Sens, en 1169, l'archevêque Guillaume confirme les droits du chantre sur les écoles: ‘Concedimus in perpetuum et confirmamus videlicet ut nulli liceat nisi assensu et licentia precentoris scolas cuiuscumque modi sint regere,’ Quantin, M., Cartulaire général de V Yonne (Auxerre 1860) 2, 211.Google Scholar

page 247 note 52 C'est ainsi que s'intitule, par exemple, un des chanoines qui signe la charte de fondation de la collégiale de Huy: Miraeus, A., Opera diplomatica (Louvain 1723) 1, 68.Google Scholar

page 247 note 53 Tous ces noms sont synonymes. Dans les chartes de la Collégiale St.-Jean l'Evangéliste à Liége, on voit l’écolâtre prendre tantôt le titre de scholasticus (p. 7), magister scholarum (p. 13), magister scolarium (p. 17). Cf. Lahaye, L., Inventaire analytique des chartes de la collégiale de S. Jean l'Evangéliste (Commission Royale d'histoire, 2 vol. 1921).Google Scholar

page 248 note 54 Lesne, E., Les écoles de la fin du VIIIe siècle à la fin du XIIe 469.Google Scholar

page 248 note 55 Iohannes Sarisberiensis, ep. 13, PL 199, 9. A la fin du XIe siècle, Odon de Tournai enseignait à Tulle quand il fut engagé par le chapitre de Tournai. Hermannus, , De restauratione abbatiae S. Martini; PL 180, 41.Google Scholar

page 248 note 56 A Tournai, on compte près de deux cents élèves au temps du Bx Odon: ‘ducentorum fere clericorum cohortem,’ Hermannus, , De restauratione abbatiae S. Martini , PL 180, 43. Philippe de Harvengt dit incidemment que le nombre des étudiants est fort élevé. Il est vrai qu'il établit une proportion: ‘Vidisti plerosque et insignitos exterius titulo militari et animo tamen degeneres numquam graviter praeliari et innumerabiles clericos in scholarum gymnasio convenire et eorum tamen raros ad perfectum scientiae pervenire,’ ep. 8, PL 203, 67. Sur l'affluence des étrangers à Laon, au temps de Maître Anselme, voir Epitaphium Anselmi Laudunensis de Marbode, PL 171, 1722.Google Scholar

page 248 note 57 Clerval, A., Les écoles de Chartres au Moyen-âge 174.Google Scholar

page 248 note 58 Fulbertus Carnotensis, ep. 64: ‘Adiutorem scholarum nolo tibi mittere qui nondum assecutus sit maturitatem aetatis et gravitatem morum. Utere interim clientelae tuae qualicunque subsidio, donec causam communi consilio pertractemus.’ PL 141, 233. A défaut de ce maître-adjoint, un des élèves rendait certains services.Google Scholar

page 248 note 59 ‘Praeterea talis ad officium magisterii scholarum debet eligi persona quae jugem teneatur facere cum stationariis mansionem nisi mera capituli licentia, alienarum precum auctoritate minime extorta, quandoque moderato tempore abfuerit; quae idonea sit et probata honestate morum et perfecta scientia litterarum. Institutus autem, nisi infirmitate aut maiore aetate excusetur, de Divina Pagina et de maioribus saltem facultatibus doceat; et quem in sui partem laboris vocaverit, ut assidue sub se praesit in scolis, litteratum et honestum moribus eligat, cui providere teneatur: et sic totum scholarum proventum licite suos in usus convertat.’ Statut de 1197, Miraeus, A., Opera diplomatica 2, 981.Google Scholar

page 249 note 60 C'est le titre de Prévostin à Mayence en 1196. Cf. Lacombe, G., La vie et les oeuvres de Prévostin (Kain 1927) 15.Google Scholar

page 249 note 61 Clerval, A., Les écoles de Chartres 459–64.Google Scholar

page 249 note 62 Abaelardus, Petrus, Historia calamitatum , PL 178, 144145.Google Scholar

page 249 note 63 Statuts de Pévêque Eudes de Vaudemont. Cf. Calmet, D., Histoire ecclésiastique et civile de Lorraine (Nancy 1751) 2, 144145.Google Scholar

page 249 note 64 S. Anselme avouait à un correspondant qu'il avait peu de goût pour renseignement aux enfants: ‘Tu scis quia molestum mihi semper fuerit pueris declinare,’ ep. 1, 55, PL 158, 1124.Google Scholar

page 249 note 65 Cf par ex. Neve, J., Disticha Catonis , facsimilés, notes (Liége 1926).Google Scholar

page 249 note 66 Il est probable que l'auteur de ces distiques les a attribués à Caton pour leur donner plus de lustre. Les médiévaux savaient que cette oeuvre n’était pas de Caton l'Ancien. Cf. Sarisberiensis, Johannes, Polycratiens 7, 9, PL 199, 655; ed. Webb, (Oxford 1909) 2, 125.Google Scholar

page 249 note 67 Dans Mnemosyne 1914, p. 17–46, M. Boas a étudié quelle fut au cours des siècles la composition du recueil du livre élémentaire et comment à Caton et Avianus sont venues s'ajouter d'autres oeuvres. Voici comment A. Neckam décrit sommairement l'enseignement primaire: ‘Postquam alphabetum didicerit et ceteris puerilibus rudimentis imbutus fuerit, Donatum et illud moralitatis compendium quod Catonis esse vulgus opinatur addiscat et ab egloga Theoduli transeat ad egglogas bucolicorum, prelectis tamen quibusdam libellis informationi rudium necessariis.’ Cf. Haskins, C. H., Studies in the History of Mediaeval Science (Cambridge, Mass. 1924) 372.Google Scholar

page 249 note 68 Hugues de St.-Victor décrit une école dont tous les élèves sont rassemblés dans un même local: De vanitate mundi I, PL 176, 709.Google Scholar

page 249 note 69 Toutefois on ne peut faire état, à cet égard, de ce que la chronique du monastère de Crowland rapporte sur l'horaire d'Orléans que Godefroid, premier abbé français de Crowland après la conquête normande, aurait suivi à Cambridge (ed. Saville, H., Rerum Anglicarum scriptores , Londini 1596, p. 519 s.) F. Liebermann a démontré irréfutablement qu'il s'agit dans cette chronique d'un faux du XIVe ou XVe siécle: Neues Archiv der Gesellsch. für ältere deutsche Geschichtskunde 18 (1893) 225–267.Google Scholar

page 250 note 70 Il n’était pas rare de voir à cette époque des enfants recevoir des prébendes et même des prélatures. Cf. Cantor, Petrus, Verbum abbreviatum c. 61, ‘Contra praelatos pueros et novitios,’ PL 203, 185. Dans son De moribus et officio episcoporum tractatus seu epistola XLII ad Henricum archiepiscopum Senonensem c. 7, S. Bernard parle de jeunes gens nommés évêques à un âge si tendre, qu'ils se félicitent plus d’échapper aux verges que de la dignité qui leur est dévolue: ‘Scholares pueri et impuberes adolescentuli ob sanguinis dignitatem promoventur ad ecclesiasticas dignitates et de sub ferula transferuntur ad principandum presbyteris; laetiores interim quod virgas evaserint quam quod meruerint principatum; nec tam illis blanditur adeptum quam ademptum magisterium.’ PL 182, 826.Google Scholar

page 250 note 71 Le doyen renseigne l’évêque sur la tradition: ‘Dominus Decanus … quidquid vidit et audivit a 30 annis retro de se et de aliis sicut asserit scolasticum instruendo narravit de parvis in hunc modum: quod in hieme teneretur eis dare vestes sufficientes … adultis vero quibus relinquebat curam vestiendi de prebendis ipsorum hoc relinquebat … quod de refectionibus tunc non esset questio quia domini commedebant eas in refectorio.’ L’évêque porte ce statut: … Ad petitionem dilecti filii nostri Petri scolastici, ius scolasticum sibi et successoribus suis … plene integramus ita ut omnes de cetero scolares canonici … in ecclesia Moguntina, usque ad emancipationem cum suis prebendis in procuratione sint magistri … Magister vero scolares ipsos secundum ecclesie honorem nutriat moribus, disciplina, scientia, victu et vestitu.’ von Gudenus, V. F., Codex diplomaticus exhibens anecdota ab anno 881 ad 1360 Moguntiaca illustrantia (Göttingen 1743) 1, 297 et 295; Lacombe, G., La vie et les oeuvres de Prévostin 16–17.Google Scholar

page 250 note 72 ‘In capitulo nostro de consuetudine ecclesie questio est habita: quid vel quantum scolares qui non essent canonici tenerentur dare magistro … Quicumque scolares gratis essent in pane dominorum, nichil deberent in scolis nisi iustitiam scolasticam … Qui vero panem conducerent dominorum, in scolis, magistro, prout melius cum eo convenire possent, magistri responderent labori. Alii vero omnes, qui cum dominis non essent, similiter magistri responderent labori.’ Gudenus, , Codex diplomaticus 1, 299; Lacombe, , La vie et les oeuvres de Prévostin 19.Google Scholar

page 251 note 73 de Honestis, Petrus, Regula clericorum 2, 26, De pueris et adolescentibus qui nutriuntur: ‘Pueri vero et adolescentes qui in congregatione canonica nutriuntur et erudiuntur, sub uno conclavi, optimis deputati magistris, commorentur; a quibus sic arctissime constringantur ut nemini eorum in aliqua parte divertere, vel alicubi sine maioris custodia liceat pergere. Qui omnes, non solum discipuli verum etiam magistri, deputentur seniori probatissimo qui eos otiis vel confabulationibus vacare nequaquam permittat sed in bonis moribus instruat, in sancta conversatione nutriat, in cunctis ecclesiasticis disciplinis erudiat, ut Ecclesiae utilitatibus ipsi quandoque parere et ad ecclesiasticos gradus digne valeant promoveri. Hi semper divinis intersint officiis… . In capitulo quoque cum fratribus conveniant, sed ingredientes statim cum seniore et magistris ad scholas properent et quae necesaria sunt, addiscere studeant. In refectorio… . In dormitorio… . In scholis itaque sint semper, cum silentium non tenetur; fratribus autem sub silentio manentibus in statuto loco claustri sint sub senioribus et magistrorum suorum custodia, omnem ordinem pro possibilitate sua servientes et divinorum officiorum disciplinis ac sanctis lectionibus insistentes; attamen usque ad annos sexdecim ieiuniorum regulae non subiacebunt. In scholis item sint usque ad annos sexdecim: vel quousque hymnos, psalmos, cantum, et secundum usum Scripturarum optime legere didicerint … Quod si prior in quadam claustri parte scholas teneri congruum vel necessarium viderit, hoc ipse, quod magis expedire cernitur, nisi fratribus contrarium fuerit, faciat.’ PL 163, 730.Google Scholar

page 251 note 74 On sait qu’à l’époque l'office était célébré, en grande partie si pas intégralement ‘à livre fermé’. Il fallait bien du temps et des efforts pour apprendre ainsi l'office de mémoire.Google Scholar

page 251 note 75 Regula Portuensis 2, 27: ‘Si qui artis grammaticae disciplina erudiri debeant. Quod si prior aliquos horum (iuvenum) vel etiam maiorum utiliores esse in veritate perspexerit et eos faciliores ingenii … cognoverit … ad divinas scripturas discernendas et intelligendas, artis grammaticae disciplina eos erudiri praecipiat.’ PL 163, 730.Google Scholar

page 251 note 76 Constitutiones Marbacenses c. 22: ‘De disciplina et eruditione puerorum. Interim qui discendi studio dediti sunt, in scholis discant quibus a praelato talis constituendus est vitae probabilis frater qui eorum curam summa gerat industria eosque ita arctissime constringat qualiter ecclesiasticis imbuti doctrinis et armis spiritualibus induti et ecclesiae utilitatibus parere et ad gradus ecclesiasticos quandoque digne possint promoveri.’ Amort, , Vetus disciplina 1, 391. Les coutumes des chanoines de St.-Remy de Reims prescrivent que le matin, les enfants soient réunis au chapitre ‘ad discendum servitium’. Antiquae consuetudines Canonicorum Regularium insignis monasterii Remensis S. Dionysi dans Martène, E., De antiquis Ecclesiae ritibus (Venise 1783) 3, 297.Google Scholar

page 252 note 77 Guichardus, , Antiqua statuta Ecclesiae Lugdunensis , PL 199. ‘De recordatione,’ p. 1102; ‘De correptione clericorum,’ p. 1103; ‘De instructione clericorum,’ p. 1103; ‘Postea debet eum mittere ad magistrum qui debet illos vel illum examinare de littera et de cantu …’ p. 1105.Google Scholar

page 252 note 78 Hermannus, , Narratio restaurationis abbatiae S. Martini Tornacensis : ‘Cum ergo magister Odardus pro scientia sua ubique laudaretur, tanta nihilominus in eo religionis pollebat dignitas ut non minus pro ipsa ab omnibus undique celebris et famosus haberetur; quando enim praecedentem et ad ecclesiam tendentem ducentorum fere clericorum cohortem ultimus ipse suo more subsequebatur, vix in aliquo districtissimo monachorum coenobio maiorem invenire potuisses religionem; nullus enim socio colloqui, nullus ridere, nullus audebat mussitare, nemo dextera laevaque vel modicum oculos praesumebat deflectere: ubi vero in choro ventum fuisset, superflue aliquis districtionis causa alium cluniacum quaesisset.’ PL. 180, 43.Google Scholar

page 252 note 79 Hermannus: ‘Nunc quidem Peripateticorum more cum discipulis docendo deambulantem, nunc vero Stoicorum instar residentem …’ p. 41.Google Scholar

page 252 note 80 Ibidem : ‘Sed cum omnium septem liberalium artium esset peritus, praecipue tamen in dialectica eminebat …’, p. 41.Google Scholar

page 252 note 81 A cette occasion, le récit d'Herman note cette anecdote vraiment délicieuse. Certains élèves s’étaient émus de la divergence d'opinions entre les deux maîtres. L'un d'eux nommé Gualbert, pour lors chanoine de Tournai et plus tard moine avec son maître, s'en alla consulter un devin pour en avoir le coeur net. Le devin était sourd et muet, mais Gualbert, paraît-il, parvint à lui faire comprendre par signes ce dont il s'agissait. La réponse ne se fit pas attendre: de la main, le devin désigna la direction de l’école d'Odon en imitant du geste un soc de charrue: cela signifiait que la doctrine du maître tournaisien était droite et exacte. Se tournant vers Lille, par contre, il se mit à souffler pour bien marquer que la doctrine qui y était enseignée n’était que parole et vent. Je rapporte ceci, dit Herman (ibidem 42–43) non pour conseiller le recours aux devins, mais pour confondre ceux qui préfèrent les nouveautés d'Aristote à la tradition représentée par Boèce! Google Scholar

page 252 note 82 Hermannus: ‘Vespertinis quoque horis ante ianuas ecclesiae usque in profundam noctem disputantem et astrorum cursus digiti protensione discipulis ostendentem …’ p. 41.Google Scholar

page 253 note 1 Le travail classique sur cette question est celui de Bourbon, G., ‘La licence d'enseigner et le rôle de l'écolâtre au moyen-âge,’ Revue des questions historiques 19 (1876) 514.Google Scholar

page 253 note 2 Bourbon, , La licence 530.Google Scholar

page 253 note 3 Matthieu, E., Du rôle des chapitres ecclésiastiques dans l'organisation de l'enseignement aux Pays-Bas 2.Google Scholar

page 253 note 4 Statut du légat Robert de Courson, en décembre 1213. Cf. Perard, E., Recueil de plusieurs pièces curieuses servant à l'histoire de Bourgogne (Paris 1664) 673. Dickson, Ch., ‘Le cardinal Robert de Courson, sa vie,’ Archives d'histoire doctrinale et littéraire du moyen-âge 9 (1934) 95.Google Scholar

page 254 note 5 On a prétendu que le régime de la licence n'existait pas à Bologne avant 1215. En fait, la lettre du pape Honorius III à l'archidiacre écrite en cette date n'a pas pour but d'instaurer un régime nouveau, mais de déterminer les conditions nouvelles dans lesquelles ce droit ancient serait observé. Les décisions d'Alexandre III réglementant la licence dont nous parlerons dans un instant sont de portée universelle. Cf. Manacorda, G., Storia della scuola in Italia I, 200208.Google Scholar

page 254 note 6 Leach, A. F., The schools of mediaeval England (London 1915) 111.Google Scholar

page 254 note 7 Anonymus, Vita Hugonis abbatis Marchianensis : ‘Magister Albericus … erat homo in lectione satis diffusus, gratus, facundus sed non adeo in quaestionum solutione. Verum ille Mauritanensis unus de suis auditoribus ingenio praevalens … ei frequenter opponebat… . Stomachatus magister … avertit omnino faciem suam ab eo … Quam ob rem, quia hic erat alienigena, ut daret locum irae, ad sanctum Remigium in eadem urbe se contulit et ibi scholam fecit … Nec destitit doctor praedictus, in hoc non bene seipsum docens, irae livorem addere, persequens et prohibens eum scholari utique volens expellere eum de finibus suis. At ille archidiacono non valens resistere … persecutionem passus in una civitate venit in aliam… .’ Martène, E., Thesaurus novus anecdotorum (Paris 1717) 3, 1712.Google Scholar

page 254 note 8 ‘Concedimus in perpetuum et confirmamus videlicet ut nulli liceat nisi assensu et licentia precentoris scolas cuiuscumque modi sint regere.’ Quantin, M., Cartulaire de V Yonne 2, 211.Google Scholar

page 254 note 9 Miraeus, A., Opera diplomatica 2, 974: ‘Karissimus in Christo Filius noster Philippus Flandriae et Viromandiae illustris comes … monstravit quod olim, quasi a primo Ecclesiae S. Pharaïldis fundamento quae est in Gandavensi oppido sita et specialis est capella Flandriae Comitis, scholae praedicti oppidi assignatae fuerunt uni canonicorum ut nullus in eodem oppido sine illius assensu, cui a comite scholae assignatae fuerunt, scholas regere et gubernare fuerunt … Nos vero devotionem ipsius attendentes …, tibi dilecte Fili Symon, scholas ab eodem Comite collatas confirmamus, statuentes et sub incominatione anathematis inhibentes, ne quis sine assensu tuo et licentia, in toto Gandavensi oppido vel oppidi suburbio scholas regere praesumat.’ Google Scholar

page 255 note 10 Sarisberiensis, Iohannes, ep. 19: ‘Memorato Ioanni vestra et nostra auctoritate inhibuimus, ne contra voluntatem Iordani scholas regere praesumeret in praefata civitate… . Quia de iure scholarum magistri Iordani constabat … dedimus in mandatis ne praefatum Iordanum super scholis pateretur a Ioanne ultro fatigari et si eum inveniret vestrae et nostrae auctoritatis contemptorem ipsum publice denuntiaret anathematis vinculo innodatum.’ PL 199, 13.Google Scholar

page 255 note 11 Abaelardus, , Epistola prima seu historia calamitatum c. 2: ‘Factum tandem est ut supra vires aetatis meae, de ingenio meo praesumens, ad scholarum regimen adolescentulus aspirarem et locum, in quo id agerem providerem, insigne videlicet tunc temporis Meldunum castrum et sedem regiam. Praesensit hoc praedictus magister meus et quo longius posset scholas nostras a se removere conatus, quibus potuit modis latenter machinatus est ut priusquam a suis recederem, scholas nostras et provisum mihi locum auferret:’ PL 178, 116.Google Scholar

page 255 note 12 Lesne, E., Les écoles 104.Google Scholar

page 255 note 13 Eglise située en dehors des murs de la ville, St.-Victor avait droit d’écolâtrie.Google Scholar

page 255 note 14 Abaelardus, , Historia calamitatum c. 2. ‘Hinc tantum roboris et auctoritatis nostra suscepit disciplina ut ii, qui antea vehementius magistro illi nostro adhaerebant et maxime nostram infestebant doctrinam, ad nostras convolarent scholas, et ipse qui in scholis Parisiacae sedis magistro meo successerat, locum mihi suum offerret, ut ibidem cum caeteris nostro se traderet magisterio, ubi antea suus ille et noster magister florebat.’ PL 178, 119.Google Scholar

page 256 note 15 Ibidem : ‘… Callide aggressus est (Wilhelmus) me etiam tunc removere. Et quia in me quod aperte agere non habebat, ei scholas auferre molitus est, turpissimis obiectis criminibus, qui mihi suum concesserat magisterium, alio quoque aemulo meo in locum eius substituto. Tunc ego Meledunum reversus, scholas ibi nostras, sicut antea constitui …,’ p. 120.Google Scholar

page 256 note 16 Ibidem : ‘Non multo autem post, cum ille (Wilhelmus) intelligeret fere omnes discipulos de religione eius haesitare et de conversione ipsius vehementer susurrare … transtulit se et conventiculum fratrum cum scholis suis ad villam quamdam ab urbe remotam. Statimque ego Meleduno Parisius redii, pacem cum illo ulterius sperans. Sed quia, ut diximus, locum nostrum ab aemulo nostro fecerat occupari, extra civitatem in monte S. Genovefae scholarum nostrarum castra posui, quasi eum obsessurus qui locum occupaverat nostrum,’ p. 120.Google Scholar

page 256 note 17 Alexander, , Vita B. Gosvini lib. 1: ‘Tunc temporis Magister Petrus Abaelardus, multis sibi scholaribus aggregatis, in claustro sancte Genovefe schola publica utebatur.’ Recueil des Historiens de la France 14, 442.Google Scholar

page 256 note 18 Abaelardus, , Historia calamitatum c. 2. ‘Ille (scholasticus) quippe antea aliquos habebat qualescumque discipulos maxime propter lectiones Prisciani in quibus plurimum valere credebatur. Postquam autem magister advenit, omnes penitus amisit et sic a regimine scolarum cessare compulsus est. Nec post multum tempus, quasi iam ulterius de mundana desperans gloria ipse quoque ad monasticam conversus est vitam,’ PL 178, 121.Google Scholar

page 256 note 19 Ibidem 122.Google Scholar

page 256 note 20 Ibidem: ‘Quo completo, reversus sum in Franciam, maxime ut de divinitate addiscerem … ‘, p. 122. Pour bien marquer qu'il ne craignait pas Guillaume de Champeaux, Abélard fait remarquer à cet endroit que son ancien maître était devenu évêque de Châlonssur-Marne.—Le cas n'est pas rare à cette époque de maîtres qui enseignent dans une école capitulaire sans avoir étudié la théologie et qui, par conséquent, s'en tiennent à l'étude des arts libéraux. Il en fut ainsi, nous l'avons dit, de Guillaume de Champeaux. On sait qu'au XIIIe siècle, les premiers statuts de la faculté des arts à Paris obligeaient les licenciés à enseigner les arts deux ans avant d'entrer à la faculté de théologie. D'aucuns en restaient là faisant mentir l'adage non senescunt in artibus. C'était encore bien plus souvent le cas au XIIe siècle et bien des professeurs ès-arts n'étudiaient pas la théologie.Google Scholar

page 257 note 21 Ibidem c. 3: ‘Accidit autem quadam die, ut post aliquas sententiarum collationes, nos scolares invicem jocaremur. Ubi cum me quidam animo intentantis interrogavisset, quid mihi de divinorum lectione librorum videretur, qui nondum nisi in physicis studueram, respondi … me vehementer mirari, quod his qui litterati sunt, ad expositiones sanctorum intelligendas, ipsa eorum scripta vel glossae non sufficiant, ut alio scilicet egeant magistro. Irridentes plurimi … an hoc ego possem … requisierunt. Respondi me id si vellent experiri paratum esse… . Assumpto itaque expositore statim in crastino eos ad lectionem invitavi… . Dicebant ad rem tantam non esse properandum… . Indignatus autem respondi non esse meae consuetudinis per usum proficere sed per ingenium… . Et primae quidem lectioni nostrae pauci tunc interfuere… . Omnibus tamen qui adfuerunt in tantum lectio illa grata extitit ut eam singulari praeconio extollerent …’ PL 178, 164.Google Scholar

page 257 note 22 Ibidem c. 4: ‘Senex ille perturbatus impudenter mihi interdixit incoeptum glossandi opus in loco magisterii sui amplius exercere,’ p. 125.Google Scholar

page 257 note 23 Ibidem c. 5: ‘Post paucos itaque dies Parisius reversus, scholas mihi iam dudum destinatas atque oblatas, unde primo fueram expulsus, annis aliquibus quiete possedi atque ibi in ipso statim scholarum initio glossas illas Ezechielis quas Lauduni incoeperam consummare studui,’ p. 126.Google Scholar

page 257 note 24 Ibidem : ‘Quae quidem adeo legentibus acceptabiles fuerunt ut me non minorem gratiam in sacra lectione adeptum crederent quam in philosophica viderant. Unde utriusque lectionis studio scholae nostrae vehementer multiplicatae, quanta mihi de pecunia lucra quantam gloriam compararent, ex forma te quoque latere non potuit,’ p. 126.—On remarquera l'opposition entre la sacra lectio et la philosophica lectio. Il est intéressant de noter qu'en règle générale le terme philosophia ne signifie nullement la philosophie au sens où nous l'entendons, mais a le sens très large de sagesse. Par contre les termes philosophi, philosophantes, philosophicus se rapportent le plus souvent aux philosophes païens et à l'enseignement de leurs doctrines.Google Scholar

page 257 note 25 Ibidem c. 8: ‘In tam misera me contritione positum confusio, fateor, pudoris potius quam devotio conversionis ad monasticorum latibula claustrorum compulit,’ p. 136.Google Scholar

page 258 note 26 Il est assez curieux de constater que malgré ses scandales et jusqu’à un certain point ses condamnations (tout au moins celle de Soissons) Abélard a conservé l'estime non seulement auprès des étudiants, mais encore de prélats éminents (par exemple, lettre du Cardinal de Ste.-Marie à Siger de Saint-Denys, Duchesne, Historiae Francorum scriptores [Paris 1636] 4, 537, 538) et de professeurs au-dessus de tout soupçon (cf. à la fin du siècle, les paroles élogieuses de le Chantre, Pierre, Verbum abbreviatum 46 et 66: PL 205, 146, 200). Encore ici le cas n'est pas unique et on pourrait citer celui de Nicolas de Clairvaux, l'ancien secrétaire de S. Bernard qui fut reconnu faussaire. Il semble que le moyen-âge ait moins que nous le sens de la ‘verecundia.’ Google Scholar

page 258 note 27 Abaelardus, , Historia calamitatum c. 10, 11. ‘Ego itaque ad solitudinem quamdam in Trecensi pago mihi antea cognitam me contuli, ibique a quibusdam terra mihi donata, assensu episcopi terrae, oratorium quoddam … construxi… . Quod cum cognovissent scholares coeperunt undique concurrere et, relictis civitatibus et castellis solitudinem inhabitare… .’ PL 178, 159.Google Scholar

page 258 note 28 Sarisberiensis, Ioannes, Metalogicon 2, 10: PL 199, 867; ed. Webb, p. 78.Google Scholar

page 258 note 29 On trouvera plusieurs exemples de ces conflits dans Lefevre, P. F., L'organisation ecclésiastique de la ville de Bruxelles au moyen-âge (Louvain 1942).Google Scholar

page 259 note 30 Post, G., ‘Alexander III, The licentia docendi and the Rise of the Universities’ dans Anniversary Essays in Medieval History by Students of Ch. H. Haskins (Boston 1929) 255278.Google Scholar

page 259 note 31 Cartulaire du chapitre de Bourges, Bibl. Nat. nouv. acq. lat. 1274, f° 17: ‘Inhibemus ne quis doctoris officium in villa Bituricensi impleat nisi ante prius licentia fuerit expetita.’ Cf. Lesne, E., Les écoles 66.Google Scholar

page 259 note 32 Alexander III Vintoniensi episcopo: ‘Prohibeas attentius de cetero ne in parochia tua pro licentia docendi aliquos exigatur aliquid aut etiam promittatur … Sane, si quis occasione huius prohibitionis distulerit magistros in loci congruis instituere, tibi liceat de concessione nostra omni contradictione et appellatione postposita, ibi aliorum instructioni praeficere viros providos, honestos et discretos.’ Decretales Greg. IX 5, 5 de magistris c. 2, ed. Friedberg, , Corpus iuris canonici 2 (Leipzig 1881) 769.Google Scholar

page 259 note 33 Alexander III ad Decanum et capitulum Catalaunense: ‘Pervenit ad nos quod, cum aliqui clerici in episcopatu vestro alios velint docere … vos ipsos nisi pecuniam vobis velint conferre, ne id possint efficere, modis omnibus impeditis et sub excommunicationis interminatione, ne hoc faciant prohibetis. Quod quia rationi et honestati contrarium prorsus existit, universitati vestrae per apostolica scripta praecipiendo mandamus quatenus clericos omnes qui in episcopatu vestro et praesertim extra muros civitatis aliis legere voluerint et eos scholasticis instruere disciplinis, id libere et sine omni contradictione efficere permittatis, nec supra hoc molestare de cetero praesumatis vel occasione ista aliquam sibi laesionem inferre.’ PL 200, 440.Google Scholar

page 259 note 34 Alexander III ad episcopos per regnum Francorum constitutos: ‘Quanto Gallicana Ecclesia maiorum personarum scientia et honestate praefulget … tanto vehementiori dignum admiratione videtur quod illi qui nomen magisterii scholarum et dignitatem in ecclesiis vestris assumunt, sine certo pretio ecclesiaticis viris docendi alios licentiam non impendunt … Fraternitati vestrae per apostolica scripta mandamus quatenus sub anathematis interminatione prohibere curetis ne qui dignitate illa … fungentes pro praestanda licentia, docendi alios ab aliquo quidquam modo exigere audeant vel extorquere; sed eis districte praecipiatis ut quicumque viri idonei et litterati voluerint studia regere litterarum, eos sine molestia et exactione qualibet scholas regere patiantur, ne scientia de caetero pretio videatur exponi quae singulis debet gratis impendi.’ Pl. 200, 741; Decretal. Greg. IX 5, 5, 3, ed. Friedberg, 2, 769.Google Scholar

page 260 note 35 Tro licentia vero docendi nullus omnino pretium exigat vel sub obtentu alicuius consuetudinis ab eis qui docent aliquid quaerat nec docere quemquam, qui sit idoneus, petita licentia interdicat.’ Mansi, 22, 228; Decretal. Greg. IX 5, 5, 1, ibid. 769.Google Scholar

page 260 note 36 Mackay, D. L., ‘Le système d'examen du XIIIe siècle d'après le De conscientia de Robert de Sorbon,’ dans Mélanges Lot (Paris 1925).Google Scholar

page 260 note 37 Tornacensis, Stephanus, Epistolae , PL 211, ep. 115, p. 404; ed. Desilve, , ep. 129, p. 152. ‘… Secunda monitione vobis consulo ut magistrum G. secundum mandatum domini pape licite legere permittatis. Quod si forte nolueritis, peremptorio, velim nolim, vobis edicto denuntio ut prima die lune instantis Adventus Dominici Parisius eumdem G. ad tale regimen scolarura minus idoneum ostendatis.’ Google Scholar

page 261 note 38 Jean de Salisbury a raconté l'histoire de ses études dans un chapitre du Metalogicon, 2, 10. PL 867; Webb 77–83. Sur les études de Salisbury on verra Gennrich, P., ‘Zur Chronologie des Lebens Johanns von Salisbury,’ Zeitschrift für Kirchengeschichte 13 (1892) 544551 et Poole, R. L., ‘The Masters of the Schools at Paris and Chartres in John of Salisbury's time,’ English Historical Review 35 (1920) 321–342.Google Scholar

page 262 note 39 Sarisberiensis, Ioannes, Metalogicon 2, 10: ‘Cum primum, adolescens admodum’ studiorum causa migrassem in Gallias … contuli me ad peripateticum palatinum, qui tunc in monte S. Genovefae clarus doctor et admirabilis omnibus praesidebat … Deinde post discessum eius, qui mihi praepoperus visus est, adhaesi magistro Alberico … Sic ferme toto biennio conversatus in Monte, artis huius preceptoribus usus sum Alberico et magistro Roberto Meludensi…’, PL 199, 867; Webb 78.Google Scholar

page 262 note 40 Ibidem : ‘Sic fere duodecennium mihi elapsum est diversis studiis occupato. Iucundum itaque visum est, veteres quos reliqueram et quos adhuc dialectica detinebat in monte, revisere socios, conferre cum eis super ambiguitatibus pristinis; ut nostrum invicem, ex collatione mutua, commetiremur profectum … Expertus itaque sum … quia, sicut dialectica alias expedit disciplinas, sic, si sola fuerit, iacet exanguis et sterilis, nec ad fructum philosophiae fecundat animam si aliunde non concipit.’ PL 199, 869; Webb 82.Google Scholar

page 262 note 41 D'aucuns croient que Jean de Salisbury est allé à Chartres pour suivre les cours de Guillaume de Conches. Il n'est guère facile de le décider. Ibidem: ‘Deinde reversus in me et metiens vires meas, bona praeceptorum meorum gratia, consulto me ad grammaticum de Conchis transtuli, ipsumque triennio docentem audivi. Interim plura legi, nec me umquam poenitebit temporis eius.’ PL 199, 868; Webb 79–80.Google Scholar

page 262 note 42 Ibidem: ‘Postmodum vero Ricardum, cognomento episcopum, hominem fere nullius disciplinae expertem … secutus sum et quae ab aliis audieram, ab eo cuncta relegi et inaudita quaedam, ad quadrivium pertinentia, in quo aliquatenus Teutonicum praeaudieram Hardewinum, didici.’ Google Scholar

page 262 note 43 Ibidem: ‘Relegi quoque rhetoricam quam prius cum quibusdam aliis a magistro Theodorico tenuiter auditam paululum intelligebam. Sed eam postea a Petro Helia plenius accepi.’ Google Scholar

page 262 note 44 Ibidem: ‘Willermum Suessionensem qui ad expugnandam, ut aiunt sui, logicae vetustatem et consequentias inopinabiles construendas et antiquorum sententias diruendas machinam postmodum fecit, prima logices docui elementa…’ PL 199, 868; Webb 81.Google Scholar

page 262 note 45 Ibidem: ‘Unde ad magistrum Adam … qui Aristoteli prae ceteris incumbebat, familiaritatem contraxi ulteriorem; ut, licet eum doctorem non habuerim, mihi sua benigne communicaret…’ Google Scholar

page 263 note 46 Ibidem: ‘Reversus itaque in fine triennii, reperi magistrum Gilbertum ipsumque audivi in logicis et divinis; sed nimis cito subtractus est. Successit Robertus Pullus quem vita pariter et scientia commendabant. Deinde me excepit Simon Pexiacensis, fidus lector sed obtusius disputator. Sed hos duos in solis theologicis habui praeceptores.’ PL 199, 869; Webb 82.Google Scholar

page 263 note 47 Ibidem 1, 24: ‘Praeceptores mei in grammatica, Gulielmus de Conchis et Ricardus … suos discipulos aliquandiu informaverunt. Sed postmodum, ex quo opinio veritati praeiudicium fecit et homines videri quam esse philosophi maluerunt professoresque artium se totam philosophiam brevius quam triennio aut biennio transfusuros auditoribus pollicebantur, impetu multitudinis imperitae victi, cesserunt.’ PL 199, 856; Webb 57–58.Google Scholar

page 263 note 48 Donatus, , Vita Virgilii : ‘Cum quidam eius amicus Cornificii in eum maledicta et inimititias sibi ennararet: quam putas, inquit, esse huius malevolentiae causam? Nam neque umquam Cornificium offendi et eum amo. An, inquit, Hesodii sententiae non meministi, ubi ait architectum architecto invidere et poetam poetae.’ Cf. Suringar, W., Historia critica scholiastarum latinorum (Leyde 1834) 2, 224.Google Scholar

page 263 note 49 Sarisberiensis, Ioannes, Metalogicon 1, 2: ‘Descriptio personae suppresso nomine.’ On a cherché avec un succès relatif à retrouver ce nom (cf. Lesne, E., Les écoles 209; Webb 8 ad loc.). Il se pourrait d'ailleurs que plusieurs personnes aient reçu ce nom. Pierre de Blois appelle ainsi quelqu'un qui lui reprochait de trop citer les classiques (ep. 92, PL 207, 290). A cette époque on aime à donner des noms antiques aux adversaires. Golias représente la science orgueilleuse vaincue par l'humilité de David (PL 175, 930D; 178, 1040A) et plusieurs personnages reçoivent ce nom (Dobiache-Rojdesvensky, O., Les poésies des goliards, Paris 1931, p. 25). N'oublions pas non plus les Simoniaques, Giezistes, Corites, Julianistes etc.Google Scholar

page 263 note 50 Metalogicon 1, 3: ‘Fiebant ergo summi repente philosophi, nam qui illiteratus accesserat, fere non morabatur in scholis ulterius quam eo curriculo temporis quo avium pulli plumescunt.’ PL 199, 829; Webb 11.Google Scholar

page 263 note 51 Ibidem 1, 6, ‘Quibus rationibus nitatur.’ PL 199, 833; Webb 20.Google Scholar

page 263 note 52 Ibidem 1, 3, ‘Quando, qualiter et a quibus fuerit institutus.’ PL 199, 829; Webb 9 ss.Google Scholar

page 264 note 53 Ibidem lib. 2, Proemium: ‘… logica quam … Cornificius… . impudenter attentat et impudentius criminatur.’ PL 199, 857; Webb 60.Google Scholar

page 264 note 54 Ibidem 1, 3. ‘Ecce nova fiebant omnia, innovabatur grammatica, immutabatur dialectica, contemnebatur rhetorica, et novas totius quadrivii vias, evacuatis priorum regulis, de ipsis philosophiae aditis proferebant. Solam convenientiam sive rationem loquebantur, argumentum sonabat in ore omnium et asinum nominare vel hominem aut aliquid operum naturae, instar criminis erat, aut ineptum nimis aut rude et a philosopho alienum, impossibile credebatur convenienter et ad rationis normam quidquid dicere aut facere, nisi convenientis et rationis mentio expressim esset inserta.’ PL 199, 829; Webb 12.Google Scholar

page 264 note 55 Par exemple, ibidem 1, 8, ‘Quod natura usu iuvanda est et exercitio’. PL 199, 835; Webb 23.Google Scholar

page 264 note 56 Jean de Salisbury accuse Cornificius, qui s'est fait moine en ses vieux jours, de faire de la propagande pour ses conceptions chez les Cisterciens, les Bénédictins, les Prémontrés. Ibidem 1, 5, PL 199, 833; Webb 20.Google Scholar

page 264 note 57 On dit souvent que Salisbury reproche aux Cornificiens de se contenter de sophistique et on cite des questions ridicules discutées par eux. Mais les Cornificiens galvaudaient la logique tout autant que les autres disciplines. Notre auteur en prend la défense contre eux tout au long du livre deuxième. Ce qu'il reproche à ses adversaires, c'est d’être ignorants au point de ne pouvoir résoudre des questions aussi élémentaires que celles que posent les rapports de causes principale et instrumentale, du tout et des parties. Au reste, voici le texte, Metalog. 1, 3: ‘Insolubilis in illa philosophantium schola tunc temporis quaestio habebatur an porcus qui ad venalitium agitur ab homine an a funiculo teneatur. Item an capucium emerit qui cappam integram comparavit.’ PL 199, 829; Webb 10.Google Scholar

page 264 note 58 Ibidem 1, 4, ‘Qualiter evaserint consortes erroris.’ PL 199, 830; Webb 12.Google Scholar

page 264 note 59 Gratianus, , Decretum dist. 38, c. 6.Google Scholar

page 265 note 60 Petrus Blesensis, ep. 6: ‘Vos autem tumultuoso strepitu et clamore nautico de nugis assidue disputantes inutiliter aera verberatis … vos, puer centum annorum et elementarius senex, docetis sapientiam. Verecundum siquidem et onerosum satis est mihi quod omnes coaetanei vestri in montem eminentioris scientiae ascenderunt et vos in coeno crassioris intelligentiae cum asino remansistis. Priscianus et Tullius, Lucanus et Persius, isti sunt dii vestri. Vereor ne in extremae necessitatis articulo vobis improperando dicatur: ubi sunt dii tui.? Utinam, magister, saperes et intelligeres ac novissima provideres. Haec philosophia tibi iam decrepito pernecessaria esset quae frequenter in scholis describitur sed frequentius praescribitur, cogitatio mortis scilicet assidua.’ PL 207, 18.Google Scholar

page 265 note 61 Petrus Blesensis, ep. 26‘… Operam theologiae Parisius indulgeo, Bononiensis castra militiae crebro suspirans quae vehementer amata citius et premature deserui … Currens ergo ad oleum quod Aaron cum laganis jubetur offerre, leges saeculi saluto ad tempus … meque praevaricatorem legis divinae constituerem, nisi cum qualicumque theologiae notitia, nisi cum pugillo similae thus offerem. Lex equidem saecularis gloriosa suppellectili verborum, lepidaque orationis urbanitate lasciviens me vehementer allexerat et inebriaverat mentem meam. Sed abhorret propheta aureum calicem Babylonis…’ PL 207, 91.Google Scholar

page 265 note 62 Petrus Blesensis, ep. 140: ‘Divisus es … utrum ad scientiam legum vel ad exercitium sacrae paginae te convertas… . Scitis quia lex Domini lex immaculata est, convertens animas. Iustiniana vero pervertit multos et gehennae filios facit. Vides quam imperscrutabilis abyssus, quam damnosa silva, quam immeabile pelagus sit Pandecta in qua civile ius continetur … Verbum autem abbreviatum fecit Dominus super terram ut propter scientiam salutis et vitae, iam te transalpinare non oporteat aut maria transmeare … Duo sane sunt quae hominem ad legum scientiam vehementer impellunt, ambitio dignitatis et inanis gloriae appetitus.’ PL 207, 416.Google Scholar

page 265 note 63 Petrus Blesensis, ep. 76: ‘In fabulis paganorum, in philosophorum studiis, tandem in iure civili dies tuos usque ad senium expendisti et contra omnium te diligentium voluntatem sacram theologiae paginam damnabiliter horruisti.’ PL 207, 233. [En ce qui concerne le destinataire de cette lettre, voir les indications bibliographiques supra 2 (1944) 492 n. 2. Ed.]Google Scholar

page 266 note 64 Conc. Lateranense III c. 12: ‘Ne clerici praesumant saeculares procurationes suscipere. Clerici in subdiaconatus et supra et in minoribus quoque ordinibus si stipendiis ecclesiasticis sustententur, coram iudice saeculari advocati in negotiis fieri non praesumant nisi propriam vel ecclesiae iure causam fuerint prosecuti aut pro miserabilibus forte personis quae proprias causas administrare non possunt. Sed nec procurationes villarum aut iurisdictiones etiam saeculares sub aliquibus principibus vel saecularibus viris, ut iustitiarii eorum fiant, clericorum quisquam assumere praesumat. Si quis adversus hoc tentaverit … et saeculariter agit, ab ecclesiastico fiat ministerio alienus pro eo quod officio clericali neglecto fructibus saeculi, ut potentibus saeculi placeat, se immergit. Districtius autem decrevimus puniendum si religiosorum quisquam aliquid praedictorum audeat attentare.’ Mansi 22, 225. Cf. Decr. Greg. 3, 50, 4.Google Scholar

page 266 note 65 Concilium Remense c. 6: ‘Ne monachi aut regulares canonici leges aut medicinam lucri causa discant. Prava autem consuetudo, prout accepimus, et detestabilis inolevit, quoniam monachi et regulares canonici post acceptum habitum et professionem factam, spreta beatorum magistrorum Benedicti et Augustini regula, leges temporales et medicinam gratia lucri temporalis addiscunt. Avaritiae namque flammis accensi, se patronos causarum faciunt et cum psalmodiae et hymnis vacare deberent … allegationum suarum varietate iustum et iniustum fas nefasque confundunt. Attestantur vero imperiales constitutiones absurdum, immo etiam opprobrium esse clericis, si peritos se velint disceptationum esse forensium … Neglecta animarum cura, ordinis sui propositum nullatenus attendentes, pro detestanda pecunia sanitatem pollicentes, humanorum curatores se faciunt corporum…’ Mansi 21, 459.Google Scholar

page 266 note 66 Concilium Lateranense II c. 9, ‘Ut monachi et regulares canonici leges temporales et medicinam non discant.’ Mansi 21, 528.Google Scholar

page 267 note 67 Concilium Turonense c. 8: ‘Ut religiosi saecularia studia vitent. Si vero exierit et ad claustrum suum infra duorum mensium spatium non redierit, sicut excommunicatus ab omnibus evitetur et in nulla causa, si patrocinium praestare praesumpserit aut tentaverit, audiatur. Reversus vero ad claustrum, in choro, capitulo, mensa et ceteris, ultimus fratrum semper existat et nisi ex misericordia forsan Sedis Apostolicae, totius spem promotionis amittat.’ Mansi 21, 1179; Denifle, H., Chartularium Universitatis Parisiensis (Paris 1889) 1, 3.Google Scholar

page 267 note 68 Baco, Rogerius, Opus tertium c. 24: ‘Nam plus auditur in ecclesia Dei unus iurista civilis, licet solum sciat ius civile et ignoret ius canonicum et theologiam quam unus magister in theologia et citius eligitur ad ecclesiasticas dignitates.’ Ed. Brewer, p. 84.Google Scholar

page 267 note 69 Baco, R., Compendium studii philosophici c. 4: ‘Quia autem perversi iuristae destruunt studium philosophiae manifestum est; quia iam per fraudes et dolos sic occupaverunt praelatos et principes quod fere omnia munera et beneficia recipiunt, ita quod vacantes studio theologiae et philosophiae non habent unde vivant, nec unde libros quaerant, nec unde arcana sapientiae rimentur et experiantur. Nec iuristae sacri canonis habent unde vivant nec studeant nisi quia primo habent intellectum iuris civilis. Unde de illis nec curaretur sicut nec de philosophantibus et theologicis nisi quia nomen habent in iure civili, et eius abusionibus sacros canones foedaverunt. Deinde optimus quisque et idoneus ad theologiam et philosophiam transvolat ad iura civilia quia videt iuristas illos ditari et honorari ab omnibus praelatis et principibus, ita quod pauci respectu eorum, qui necessarii essent, in philosophia et theologia remanent pro illorum studio, quia cupida facultas iuris trahit multitudinem clericorum.’ Ed. Brewer, 418.Google Scholar

page 268 note 70 Décret d'Honorius III, donné à Viterbe le 16 novembre 1219: ‘Ut plenius sacre pagine insistatur … firmiter interdicimus et districtius inhibemus, ne Parisius vel in civitatibus scu aliis locis vicinis quisquam docere vel audire ius civile presumat et qui contra fecerit, non solum a causarum patrociniis interim excludatur, verum etiam per episcopum loci appellatione postposita excommunicationis vinculo innodetur.’ Denifle, H., Chartularium Universitatis Parisiensis 1, 22, n°32. Cf. Digard, G., ‘L'Eglise et le droit romain au XIIIe siècle,’ Bibliothèque de l'Ecole des chartes 51 (1890) 381–419; Kuhlmann, B. C., Der Gesetzesbegriff beim Hl. Thomas von Aquin (Bonn 1912) 25 ss.Google Scholar

page 268 note 71 A la suite des décisions conciliaires de 1179 sur la prébende de l'écolâtre, l'évêque de Londres avait augmenté les émoluments de celui-ci. Au XIIIe siécle, on mit en marge du texte des délibérations capitulaires qui concernaient ce fait: émoluments de l'écolâtre qui est maintenant le chancelier. Leach, A. F., The schools of mediaeval England 112.Google Scholar

page 268 note 72 Nous l'avons dit, à la fin du XIIe siêcle, la plupart des chapitres cathédraux s'émancipent de l'autorité épiscopale. Dès lors, les évêques renoncent le plus souvent à utiliser les fonctionnaires du chapitre pour en choisir d'autres qui dépendent plus directement d'eux.Google Scholar