Skip to main content Accessibility help
×
Home
  • Get access
    Check if you have access via personal or institutional login
  • Cited by 2
  • Print publication year: 1990
  • Online publication date: May 2011

7 - Intertextuality and interpretation: Baudelaire's ‘Correspondances’

Summary

La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles;

L'homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent

Dans une ténébreuse et profonde unité

Vaste comme la nuit et comme la clarté,

Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,

Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,

– Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,

Comme l'ambre, le muse, le benjoin et l'encens,

Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

‘Correspondances’ from Les Fleurs du Mal (1857) has long been a central document for the study of Baudelaire's poetics. Jean Pommier used it as the key to La Mystique de Baudelaire. Cherix's Commentaire des Fleurs du Mal identifies it as ‘la pièce maîtresse de la doctrine esthétique de Baudelaire’, and Lloyd Austin says of his study of L'Univers poétique de Baudelaire that ‘ce livre part de la doctrine des correspondances. Les meilleures critiques Baudelairiens n'ont pas manqué d'accorder une importance capitale à l'ensemble des théories que Baudelaire a constitué autour de ce mot.’

Briefly and schematically, ‘Correspondances’ has been an important poem for three reasons. First, because its definition of our encounter with the world as a passage through ‘des forêts de symboles’ has seemed aesthetically productive: the world as a forest of signs accessible to poets and visionaries.