Skip to main content Accessibility help
×
Home
Hostname: page-component-59b7f5684b-9m8n8 Total loading time: 0.579 Render date: 2022-10-03T18:59:33.639Z Has data issue: true Feature Flags: { "shouldUseShareProductTool": true, "shouldUseHypothesis": true, "isUnsiloEnabled": true, "useRatesEcommerce": false, "displayNetworkTab": true, "displayNetworkMapGraph": false, "useSa": true } hasContentIssue true

Les Rapports Nord-Sud, la Traite Négrière et le Fuuta Jaloo à la Fin du XVIIIe Siècle

Published online by Cambridge University Press:  26 July 2017

Roger Botte*
Affiliation:
Centre d'Études africaines EHESS-CNRS

Extract

Je pars d'un constat : le Fuuta Jaloo théocratique (actuelle république de Guinée) — un État qui se constitue en Afrique de l'Ouest dans la première moitié du xviiiie siècle — n'a pu naître, se maintenir, s'affirmer et se développer qu'en établissant un système économique fondé à la fois sur l'esclavage et la traite négrière. J'entends par là un régime où l'État et la société des hommes libres tout entière vont bénéficier des captifs, soit en les exploitant comme esclaves soit en les vendant comme marchandises. D'où une organisation particulière reposant — principalement par la guerre — sur la production de captifs pour le marché intérieur et pour l'exportation. La question de l'esclavage interne, ce que C. Meillassoux définit justement comme l'esclavagisme, ne sera pas abordée ici ; seules m'intéressent les relations que l'État africain entretenait avec la traite négrière atlantique : des relations que l'on pourrait considérer comme la forme originelle des rapports Nord-Sud.

Summary

Summary

Fuuta Jaloo (Republic of Guinea), a state which constituted itself in West Africa during the first half of the 18th century, developped by building an economic System based both on slavery and on the slave-trade. The present study analyses the relations between the African state and the Atlantic slave-trade: relations which can be considered as the original form of North-South relations. In this context, what margin of influence did the African societies possess? On what bases was a commerce established between societies (European on the one hand, African on the other) who were mutually ignorant of the cost of production of the goods they were receiving? In this barter-traffic, was the captive paid for at his “real value”? In sum, to what extent did the slave-trade involve an unequal exchange, and who, definitively, dictated the terms of this exchange?

Type
L'Afrique, XVIe-XVIIIe Siècles
Copyright
Copyright © Les Éditions de l’EHESS 1991

Access options

Get access to the full version of this content by using one of the access options below. (Log in options will check for institutional or personal access. Content may require purchase if you do not have access.)

References

Notes

* Je remercie Boubacar Barry, Serge Daget, Annik Le Pape et Emmanuel Terray de la lecture critique qu'ils ont bien voulu faire de la première version de ce texte.

1. Meillassoux, C., Anthropologie de l'esclavage. Le ventre de fer et d'argent, Paris, PUF, « Pratiques théoriques », 1986, 375 p.Google Scholar

2. Pour une vue d'ensemble sur les traites (atlantique, transsaharienne et orientale), voir Renault, F. et Daget, S., Les traites négrières en Afrique, Paris, Karthala, 1985 Google Scholar ; Manning, P., Slavery and African life. Occidental, oriental, and African slave trades, Cambridge, Cambridge University Press, « African studies séries, 67 », 1990.Google Scholar Pour une synthèse sur la traite atlantique, voir I. et Vissière, J. L., La traite des noirs au siècle des Lumières. (Témoignages de négriers), Paris, A. M. Métailié, 1982 Google Scholar ; et sur le système de lois « négricides » de la France, Sala-Molins, L., Le code noir ou le calvaire de Canaan, Paris, PUF, « Pratiques théoriques », 1987, 292 p.Google Scholar

3. Je pense en particulier au travail précurseur de M. Johnson « The Atlantic slave trade and the economy of West Africa », dans Anstey, R. et Haïr, P. E. H. éds, Liverpool, the African slave trade, and abolition, Liverpool, Historié Society of Lancashire and Cheshire, « Occasional séries 2 », 1976, pp. 1438.Google Scholar Voir également P. E. H. Haïr, The Atlantic slave trade and Black Africa, Liverpool, Liverpool University Press, « Liverpool historical essays », (1989 lre édition 1978).

4. Dans la finance, les transports maritimes, les industries manufacturières, l'exploitation des mines, l'agriculture de plantations, voir Inikori, J. E., « La traite négrière et les économies atlantiques de 1451 à 1870 », dans La traite négrière du XVe au XIXe siècle, Paris, UNESCO Google Scholar, « Histoire générale de l'Afrique. Études et documents, 2 », 1979, pp. 58-91.

5. A. DE CA’ DA Mosto, Relation des voyages à la côte occidentale d'Afrique, 1455-1457, C. Schefer éd., Paris, E. Leroux, 1895, pp. 181-188 ; F. Latour DA Veiga Pinto (avec la collaboration d'Antonio Carreira), « La participation du Portugal à la traite négrière », dans La traite négrière du XVe au XIXe siècle, pp. 124-154 ; Mannix, D. P. et Coley, M., Black cargoes. A history of the Atlantic slave trade 1510-1865, New York, The Viking Press, 1962 Google Scholar ; Zurara, G. E. De, Chronique de Guinée, Bourdon, L. éd. et trad., Dakar, Ifan, « Mémoires de l'IFAN, 60 », 1960, pp. 79, 84, 92, 108109, 132.Google Scholar

6. Borges, J. L., Histoire de l'infamie. Histoire de l'éternité, Paris, UGE, « 10/18 », 1964, p. 13.Google Scholar Voir également Coupland, R., The British anti-slavery movement, Londres, Frank Cass, 1964, p. 18 Google Scholar (lre édition 1933). En fait, dès 1511, Ferdinand le Catholique avait déjà permis l'importation d'esclaves africains à Hispaniola où la population, en quinze ans, était passée d'un million à 60 000 personnes. En 1517, Charles Quint, « como el trabajo de un negro era mâs util que el de cuatro Indios », autorise une importation annuelle de 4 000 Africains à Hispaniola, Porto Rico, Cuba et à la Jamaïque.

7. Anti-slave Trade Actdu 25 mars 1807, prenant effet au 1” janvier 1808. Aux États-Unis, l'abolition décrétée quelques mois plus tard prit également effet au 1er janvier 1808. Je me réfère à une idée exprimée par Daget, S., « Rôle et contribution des États côtiers dans l'évolution des rapports entre Africains et Européens du xve au xixe siècle », Annales de l'Université d'Abidjan , 13, 1980, pp. 330331.Google Scholar

8. Barry, B., La Sénégambie du XVe au XIXe siècle. Traite négrière, Islam, conquête coloniale, Paris, L'Harmattan, 1988, p. 103.Google Scholar

9. Parmi les écrits en faveur de l'abolition et du commerce légitime, voir le beau texte de Wadstrom qui coïncide avec la période et la région étudiées : Wadstrom, C. B., Observations sur la traite des nègres (…) en 1787 et 1788, Paris, Gahey, 1790.Google Scholar Remarquons que le discours anti-traite n'était pas nécessairement un discours anti-esclavagiste et encore moins anticolonialiste, cf. G. Vermée, « Avancées et limites des discours anti-esclavagiste et anticolonialiste des philosophes des Lumières », dans Esclavage, colonisation, libérations nationales. De 1789 à nos jours, Actes du colloque organisé les 24, 25 et 26 février 1989 à l'Université Paris VIII par l'Afaspa et le Comité 89 en 93, Paris, L'Harmattan, 1990.

10. Sur le Ngaabu, voir Niane, D. T., Histoire des Mandingues de l'Ouest. Le royaume du Gabou, Paris, Karthala/Arsan, 1989 Google Scholar ; Mané, M., « Contribution à l'histoire du Kaabu, des origines au xixe siècle », Bulletin de l'Ifan, série B, 40, 1, 1978, pp. 87159.Google Scholar

11. Lloyd, C., The Navy and the slave trade. The suppression of the african slave trade in the nineteenth century, Londres-New York-Toronto, Longmans, Green and Co, 1949, pp. 2461 (rééd. 1968).Google Scholar

12. Sur les problèmes de la transition au commerce légitime, voir G. E. Brooks, « Peanuts and colonialism : conséquences of the commercialization of peanuts in West Africa, 1830-1870», Journal of African History, 16, 1, 1975, pp. 29-54 ; C. Coquery-Vidrovitch, « De la traite des esclaves à l'exportation de l'huile de palme et des palmistes au Dahomey : XIX e siècle », dans Meillassoux, C. éd., L'évolution du commerce africain depuis le XIXe siècle en Afrique de l'Ouest/The development ofindigenous trade and markets in West Africa, Londres, IAI/Oxford University Press, 1971, pp. 107123 Google Scholar ; I. Wilks, « Asante policy towards the Hausa trade in the 19th century », dans C. Meillassoux éd., ibid., p. 127 ss.

13. « Rivières du Sud », ainsi dénommées au XVII e siècle par rapport à la localisation de Saint- Louis et de Gorée (Sénégal) pour désigner le rio Compony, le rio Nunez, le rio Kapatchez, le rio Pongo, le rio Forécariah, la Mellacorée, les Scarcies et d'autres rivières se jetant dans l'océan Atlantique entre la Guinée portugaise et la Sierra Leone. Les Anglais établis au sud, en Sierra Leone, parlent eux de « Northern Rivers ».

14. Walkers, S. M., Missions in Western Africa…, Dublin, William Curry, Jun. and Company, 1845, p. 256.Google Scholar Ce système fonctionnait déjà à l'époque de la traite légale, comme le note Matthews, J., Voyage à la rivière de Sierra Leone sur la côte d'Afrique (…) 1785, 1786 et 1787, Paris, Hautbout l'Aîné Google Scholar, an V. Voir également O. Goerg, « Deux modalités d'adaptation à l'abolition de la traite atlantique : le rio Nuñez et le rio Pongo (actuelle Guinée) », dans S. Daget éd., De la traite à l'esclavage, Actes du Colloque international sur la traite des Noirs, Nantes, Centre de recherche sur l'histoire du monde atlantique/Société française d'histoire d'outre-mer, vol. II, pp. 557-573 ; Mouser, B. L., Trade andpolitics in the Nuñez and Pongo rivers, 1790-1865, Bloomington, Indiana University, Ph. D. thesis, 1971.Google Scholar

15. Bouët-Willaumez, E., Commerce et traite des noirs aux côtes occidentales d'Afrique, Paris, Imprimerie nationale, 1848 (rééd. 1978).Google Scholar

16. Barry, B., « Traite négrière et esclavage interne en Sénégambie au XVIIIe siècle », dans Daget, S. éd., De la traite à l'esclavage , vol. I, pp. 213222.Google Scholar

17. Sur les effets contradictoires de la traite et des disparités démographiques en fonction du contexte, voir C. Coquery-Vidrovitch, « Traite négrière et démographie. Les effets de la traite atlantique : un essai de bilan des acquis actuels de la recherche », dans Daget, S. éd.. De la traite à l'esclavage, vol. II, pp. 5769.Google Scholar

18. Bathily, A., Les portes de l'or. Le royaume de Galam (Sénégal) de l'ère musulmane au temps des négriers (VIIIe-XVIIIe siècle), Paris, L'Harmattan, 1989, p. 346.Google Scholar

19. Watt, J., Journal of Mr. James Watt, in his expédition to andfrom Teembo in theyear 1794, Oxford, Bodleian Library Google Scholar, ms. Afr. s. 22, f° 72, estime leur nombre, selon des indications recueillies sur place, à cinq captifs pour un homme libre. Sur l'esclavage au Fuuta Jaloo, voir Baldé, M. S., « L'esclavage et la guerre sainte au Fuuta-Jalon », dans Meillassoux, C éd., L'esclavage en Afrique précoloniale, Paris, Maspero, 1975, pp. 183220.Google Scholar

20. Sur l'historique du commerce légitime, voir Rodney, W., A history of the Upper Guinea coast, 1545-1800, Oxford, Clarendon Press, 1970, pp. 152170 Google Scholar ; pour le détail des échanges commerciaux rivière par rivière à la fin du XVIIIe siècle, cf. Golberry, S. M. X., Fragmens d'un voyage en Afrique fait pendant les années 1785, 1786 et 1787, Paris, Treuttel et Wiirtz, 1802, vol. II, pp. 227286 Google Scholar ; Matthews, Voyage à la rivière de Sierra Leone, pp. 12-23.

21. J. Fouchard, « La traite des Nègres et le peuplement de Saint-Domingue », dans La traite négrière du XVe au XIX e siècle, p. 279.

22. Pour les sociétés côtières servant d'intermédiaires dans la traite négrière, la discussion est déjà largement engagée : voir Mouser, B. L., « Landlords-strangers : a process of accommodation and assimilation », The international Journal of African historical Studies , VIII, 3, 1975, pp. 425440 Google Scholar ; Rivière, C., « Les bénéficiaires du commerce dans la Guinée précoloniale et coloniale », Bifan , série B, XXXIII, 2, 1971, pp. 257284.Google Scholar

23. Sur la société issue du jihaad, voir Botte, R., « Révolte, pouvoir, religion : les Hubbu du Fûta-Jalon (Guinée) », Journal of African History , XXIX, 3, 1988, pp. 391413 CrossRefGoogle Scholar ; Id., « Pouvoir du Livre, pouvoir des hommes : la religion comme critère de distinction », Journal des Africanistes, 60, 2, 1990, p. 37-51 ; W. Rodney, « Jihad and social révolution in Futa Djalon in the eighteenth century », Journal of the historical Society of Nigeria, IV, 2, 1968, pp. 269-284.

24. Baldé, « L'esclavage et la guerre sainte », p. 204.

25. Levtzion, N., « Islam and State formation in West Africa », dans Eisenstadt, S. N., Abitbol, M., Chazan, N. éds, The early State in african perspective, Leyde, E. J. Brill, 1988, p. 104.Google Scholar

26. Contrairement, semble-t-il, à ce que dit Bourdieu du champ religieux, Bourdieu, P., « Genèse et structure du champ religieux », Revue française de Sociologie , 12, 1971, pp. 295334.Google Scholar Le phénomène touche, historiquement, toutes les sociétés islamiques puisque séparer strictement religion et politique est une idée étrangère à l'islam, cf. Etienne, B., L'islamisme radical, Paris, Hachette, 1987, spécialement p. 21.Google Scholar

27. Sur la nature économique du jihaadet sa relation avec la traite atlantique, voir W. Rodney, « African slavery » ; Id., « Jihad and social révolution » ; B. Barry, « The subordination of power and the mercantile economy : the kingdom of Waalo 1600-1831 », dans Cruise O'Brien, D. éd., The political economy of underdevelopment, Londres, Sage, 1979, pp. 3963 Google Scholar ; Klein, M. A., « Social and économie factors in the Muslim révolution in Senegambia », Journal of African History , 13, 3, 1972, pp. 419441.Google Scholar

28. Depuis la guerre dite de Surbubba(entre 1673 et 1677) dans cinq royaumes de la vallée du fleuve Sénégal (le Fuuta Tooro, le Waalo, le Jolof, le Kajoor et le Bawol). Mais là, il semble bien que le commerce de la gomme ait été plus rentable que celui des captifs. Sur l'aspect anti-traite du mouvement, voir J. Boulègue, « L'expression du refus de la traite négrière dans les sociétés sénégambiennes (XVIe-XVIIIe siècles) », dans De la traite à l'esclavage, vol. I, pp. 247-252.

29. Wadstrom, Observations sur la traite des nègres, pp. 178, 205-206 ; Archives nationales, Colonies, C620', f° 22.

30. Sur l'organisation du commerce négrier africain, voir M. Gueye, « La traite négrière à l'intérieur du continent africain », dans La traite négrière du XVe au XIX e siècle, pp. 156-170.

31. Roberts, R. L., Warriors, merchants and slaves : the State and the economy in the Middle Niger valley, 1700-1914, Stanford, Stanford University Press, 1987.Google Scholar

32. Bathily, Les portes de l'or, p. 264 ; AN, Col., C6 8, 10 juillet 1725 ; Curtin, P. D., Economie change in precolonial Africa. I. Senegambia in theera of the slave trade, Madison, University of Wisconsin Press, 1975, p. 178.Google Scholar

33. Captain Nye, Inspection of George Island, Sierra Leone, 1751, cité par Rodney, A history of the Upper Guinea coast, p. 237.

34. Rodney, op. cit., pp. 238, 255. Sur ce tournant, voir également Mcgowan, W., Thedevelopment ofeuropean relations with Futa Jallon and the foundation offrench colonial rule, 1794- 1897, Londres, University of London, Ph. D. thesis, 1978, pp. 6869.Google Scholar

35. Mcgowan, op. cit., notamment pp. 38-44, 65-74, 103-106 ; M. Saint-Père, « Petit historique des Sossos du rio Pongo », Bulletin du Comité d'Études historiques et scientifiques de l'AOF.n, 1930, pp. 40-45.

36. Sur la question des pistes caravanières, voir Mcgowan, W., « The establishment of longdistance trade between Sierra Leone and its hinterland », Journal of African History , 31, 1, 1990, pp. 2541 CrossRefGoogle Scholar ; Mouser, Trade and politics, notamment chap. V ; A. Wann et B. BA, Les relations entre le Futa-Dyalo théocratique et les principaux royaumes de la Basse-Côte des origines à l'implantation coloniale, Conakry, Institut polytechnique Gamal-Abdel-Nasser, mémoire, 1974, multigr.

37. Car la saison des pluies rend le commerce intérieur presque impossible, voir Mettas, J., « La traite portugaise en haute Guinée, 1758-1797 : problèmes et méthodes », Journal of African History , 16, 3, 1975, pp. 347348.CrossRefGoogle Scholar

38. Mouser, B. L., « Women slavers of Guinea-Conakry », dans Robertson, C. C. et Klein, M. A. éds, Women and slavery in Africa, Madison, University of Wisconsin Press, 1983, pp. 320339 Google Scholar ; Mouser, Trade and politics, pp. 20-39 ; Arcin, A., Histoire de la Guinée française, Paris, Challamel, 1911, pp. 207208, 228-229.Google Scholar

39. Pour la France, voir Mettas, J., « Honfleur et la traite des Noirs au xviiie siècle », Revue française d'Histoire d'Outre-mer , 60, 218, 1973, pp. 526.Google Scholar Cette ville, cinquième port négrier français entre 1783-1792, avait pour site privilégié de traite les îles de Los et la rivière de Sierra Leone. Voir également Everaert, A., « Les fluctuations du trafic négrier nantais, 1763-1792 », Cahiers de Tunisie , 43, 1963, pp. 3762 Google Scholar ; Mettas, J., Répertoire des expéditions négrières françaises au XVIIIe siècle, Daget, S. éd., Paris, Société française d'histoire d'outre-mer/P. Geuthner, 1978, 2 volsGoogle Scholar ; Deveau, J.-M., La traite rochelaise, Paris, Karthala, 1990, pp. 2223 Google Scholar ; Meyer, J., L'armement nantais dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, Paris, EPHE/SEVPEN, 1969, pp. 122 128 Google Scholar ; Stein, R., The French slave trade in the eighteenth century : an Old Régime business, Madison, University of Wisconsin Press, 1979, pp. 4247, 209, 211.Google Scholar

40. Curtin, P. D., The atlantic slave trade : a census, Madison, University of Wisconsin Press, 1969.Google Scholar

41. Pour les traites anglaise, française et américaine, la mise au point la plus récente est celle de Richardson, D., « Slave exports from West and West-Central Africa, 1700-1810 : new estimâtes of volume and distribution », Journal of African History , 30, 1, 1989, pp. 122.Google Scholar Pour les traites danoise, hollandaise et portugaise, la meilleure synthèse reste celle de Lovejoy, P. E., « The volume of the Atlantic slave trade : a synthesis », Journal of African History , 23, 4, 1982, pp. 473502.Google Scholar

42. Edwards, B., Histoire civile et commerciale des colonies anglaises dans les Indes occidentales, Paris, Dentu, an IX (1801), p. 204.Google Scholar Richardson, op. cit., tableau 4, p. 10, indique 761 000 déportés pour la décennie 1790-1799.

43. Minute of conférences in London on slave trade, Feb. 1819, cité par Bandinel, J., Some account of the trade in slaves from Africa, Londres, Longman, Brown and Co., 1842, p. 105.Google Scholar

44. AN, Col.,C18 l, f° 184.

45. Y. Debbasch, « L'espace du Sierra Leone et la politique française de traite à la fin de l'Ancien Régime », dans Daqet, S. éd., De la traite à l'esclavage , vol. I, pp. 209210.Google Scholar

46. AN,Col.,C6 291,f° 147-150.

47. Journal du volage depuis la rivière de Gambie à la rivière de Sierra Leone inclusivement (mai 1786), Oxford, Bodleian Library, ms. Afr. s. 7.

48. En 1788, Ancel confirmera le chiffre de 10 000 captifs par an : cf. Campagne de laFauvette à la côte d'Afrique en 1787 et 1788, 15 et 16 mars 1788, AN, Marine 4 jj 73. Voir également, AN, Col., C6 183, f° 2, 4, 37 ; C6 192, f° 105 ; Golberry, , Fragmensd'un voyage , vol. II, pp. 252, 284-285.Google Scholar Lovejoy, « The volume of the Atlantic slave trade », p. 485, indique 58 000 déportés entre 1791-1800, pour une partie de côte un peu plus étendue. En 1806, un témoin estime la traite à 5 000 captifs par an : Corry, J., Observations upon the Windward coast of Africa, Londres, G. and W. Nicol, 1807, pp. 5354.Google Scholar

49. Report on the court of directors of the Sierra Leona Company to the gênerai court, held at London, on the 19th of october, 1791, dans Wadstrom, C B., An essay on colonization…, Londres, chez l'auteur, 1794-1795, vol. II, pp. 1314.Google Scholar Ce rapport est daté par erreur du 26 février 1795 dans Donnan, E., Documents illustrative of the history of the slave trade to America, Washington, Carnegie Institution of Washington, 1931, vol. II, p. 618, n. 1.Google Scholar

50. Dakar, Ifan-Cad, fonds G. Vieillard, cahiers 5, 6, 36.

51. A. Afzelius, Adam Afzelius Sierra Leone journal 1795-1796, éd. by A. P. Kup, Uppsala, Almqvist & Wiksells, 1967, pp. 14-15 ; Mcgowan, The development of european relations, pp. 188, 196.

52. Botte, « Révolte, pouvoir, religion » ; Diallo, T., Les institutions politiques du Foula Dyalon au XIXe siècle, Dakar, Ifan, « Initiatives et études africaines, 28 », 1972.Google Scholar

53. Voir notamment Anstey, R., The atlantic slave trade and british abolition, 1760-1810, Londres, MacMillan Press, 1975, pp. 5888.CrossRefGoogle Scholar

54. Curtin, The atlantic slave trade, p. 75. P. Labarthe, Voyage au Sénégal, pendant les années 1784 et 1785, Paris, chez l'auteur, an X-1802, p. 208, donne les chiffres suivants sur l'introduction des esclaves à Saint-Domingue : 30 839 en 1787, 29 506 en 1788, 27 212 en 1789, sans compter la contrebande.

55. D. P. Lamb, « Volume and tonnage of the Liverpool slave trade 1772-1807 », dans Anstey et HAÏR éds, Liverpool, the African slave trade, and abolition, tableau 3, p. 93. R. Anstey, « The volume and profitability of the british slave trade, 1761-1807 », dans S. L. Engerman et E. D. Genovese éds, Race andslavery in the Western hémisphère : quantitative studies, Princeton, Princeton University Press, 1975, tableau 2, p. 10, produit des chiffres légèrement différents : 186 appareillages pour 1792 et 75 pour 1793.

56. Rawley, J. A., The atlantic slave trade. A history, New York-Londres, W. W. Norton, 1981, p. 207 Google Scholar ; B. K. Drake, «The Liverpool-african voyage c. 1790-1807: commercial problems », dans Anstey et HAÏR, op. cit., pp. 126-156 ; Wadstrom, , An essay on colonization , vol. II, p. 56.Google Scholar

57. Anstey, R., « The volume of the North American slave-carrying trade from Africa, 1761- 1810 », Revue française d'Histoire d'Outre-mer , LXII, 1975, p. 56 Google Scholar (numéro spécial, La traite des Noirs par l'Atlantique : nouvelles approches) ;Mcgowan, The development of european relations, p. 140.

58. Brooks, G. E., Yankee traders, old coasters and African middlemen, Boston, Boston University Press, 1970, pp. 5455 Google Scholar, note la pénurie de marchandises américaines à Sierra Leone ; Mcgowan, The development of European relations, p. 177 ; Mouser, « Trade, coasters, and conflict », p. 56.

59. Les pertes des négriers lors de l'attaque de l'escadre française furent estimées à 400 000 £ : Rapport de la Sierra Leona Company (26 février 1795), dans Wadstrom, An essay on colonization, vol. II, p. 288.

60. Watt, Journal, f° 70, 90. Selon chaque région de la côte existait, établi d'un commun accord, un étalon de valeur qui servait de réfèrent monétaire pour le commerce entre Africains et Européens. C'était tantôt la barre de fer, comme ici (du Sénégal au cap Mesurado), tantôt le paquet, la pièce, l'acquêt d'or, etc. La barre de fer s'impose dès le xvne siècle comme l'unité de base pour les transactions commerciales. Toutes les marchandises ont une valeur rapportée à la barre de fer, qui est parfois utilisée pour le paiement effectif et se trouve souvent remplacée par d'autres biens de valeur équivalente. Durand, J. B. L., Voyage au Sénégal…, Paris, H. Agasse, an X (1802), vol. II, p. 224 Google Scholar, note en 1788 que « la barre est une monnaie nominale évaluée en Afrique, 4 livres 16 sols, et qui coûte en Europe un peu moins de moitié de cette somme ».

61. Watt, Journal, f° 70 ; Mcgowan, The development of european relations, p. 140.

62. Rapport de la Sierra Leona Company, dans Wadstrom, An essay on colonization, vol. II, p. 117.

63. Ibid., p. 116, voir également p. 77.

64. Mcgowan, op. cit., p. 195 ; Mouser, Trade and politics, pp. 56-57. Presque dans le même temps (mai 1795), à Freeport au rio Pongo, la factorerie de la Sierra Leona Company offre quatre à six barres pour une tête de gros bétail et une à deux barres pour une chèvre ou un mouton, tandis que le riz blanc s'échange contre un volume équivalent en sel, ou contre 30 à 40 barres par tonneau : Mouser, op. cit., pp. 59-61. Ces prix sont à peu près équivalents à ceux pratiqués à Bissau en 1792 ; voir Montefiore, J., An authentic account of the late expédition to Bulam on the coast of Africa, Londres, J. Johnson, 1794, p. 20.Google Scholar

65. Drake, « The Liverpool-african voyage », pp. 128-129.

66. Anstey, « The volume and profitability », tableau 2, p. 10.

67. Pour des données numériques sur la traite nord-américaine, voir Anstey, « The volume of the North American slave-carrying trade », p. 65 ; Richardson, « Slave exports from West and West-Central Africa », pp. 1-22.

68. T. T. Hamm, The American slave trade with Africa, 1620-1807, Bloomington, Indiana University, Ph. D. thesis, 1975, p. 154. Pour l'ensemble de l'armement américain vers l'Afrique, depuis 1645, voir le dénombrement de Dubois, W. E. B., The suppression of the African slave trade to the United States of America, 1638-1870, New York, Dover publications, 1970, append. C, p. 289.Google Scholar

69. Voir les articles 9, 10, 11, 12 et 19 du traité dans Notices statistiques sur les colonies françaises, Paris, Imprimerie royale, 1839, vol. III, pp. 152-154 ; également Durand, Voyage au Sénégal, vol. I, p. XXXVIII ; Golberry, , Fragmens d'un voyage, vol. I, pp. 40, 44-45, 57.Google Scholar

70. Abramova, S., Afrique. Quatre siècles de traite des noirs, Moscou, Éditions du Progrès, 1988, pp. 107108 (1978 pour l'édition russe)Google Scholar ; Mannix et Coley, Black cargoes, p. 187.

71. Afzelius, Sierra Leone journal, p. 137 et également pp. 44, 60, 134, 156 (note 7r) ; Anstey, « The volume of North American slave-carrying trade », p. 56. Voir aussi Donnan, Documents illustrative of the history of the slave trade, vol. II, pp. 99, 101.

72. Hawkins, J., A history of a voyage to the coast of Africa…, Philadelphia, chez l'auteur, 1797, pp. 12, 150, 173.Google Scholar

73. Il prend également à son bord le célèbre voyageur Mungo Park. Park, Mungo, Voyage dans l'intérieur de l'Afrique, Paris, FM/La Découverte, 1980, p. 345.Google Scholar Dans cette rivière, le Charlestonsemble être le premier bateau à accoster depuis plusieurs mois et le prix des esclaves y est « très bas », ibid., pp. 334, 336.

74. Watt, Journal, f° 70 ; Afzelius, Sierra Leone journal, p. 14, fait le même constat.

75. Watt, op. cit., f° 71, 73, 83.

76. Afzelius, Sierra Leone journal, pp. 54, 122, 123, 126, 130 ; Winterbottom, T. M., An account of the native Africans in the neighbourhood of Sierra Leone…, Londres, J. Hatchard and J. Mawman, 1803, vol. I, pp. 154, 158 (rééd. 1969).Google Scholar

77. Meyer, L'armement nantais, p. 249.

78. Richardson, D., « Profitability in the Bristol-Liverpool slave trade », Revue française d'Histoire d'Outre-mer , 62, 226227, 1975, pp. 301-308.Google Scholar Cependant, Williams a calculé que sur 878 bateaux partis de Liverpool entre 1783 et 1793, le bénéfice moyen (pour 303 737 captifs déportés) était de 30 °?t”: Williams, G., History of the Liverpool privateers and letters of marque with an account of the Liverpool slave trade, Londres, William Heinemann, 1897, p. 596 (rééd. 1966).Google Scholar Voir également Abramova, Afrique, pp. 84-85.

79. Rodney, W., How Europe underdeveloped Africa, Londres, Bogie-L'Ouverture Publications/ Dar es-Salaam, Tanzania Publishing House, 1972.Google Scholar

80. C. Meillassoux, « Consommer la rupture », dans Piault, M. H. éd., La colonisation : rupture ou parenthèse ?, Paris, L'Harmattan, 1987, pp. 4748.Google Scholar

81. Johnson, « The Atlantic slave trade », p. 29.

82. Rodney, A history of Upper Guinea coast, p. 184, note pour la Sierra Leone, comme rare exemple de fourniture de biens de production, l'exportation de grands plateaux de cuivre servant dans le processus d'évaporation du sel. Le pape Nicolas V, consacrant le monopole du Portugal sur les côtes d'Afrique par la bulle Dum diversas(1452) puis par la bulle Romanus Pontifex(1455), précisait que les Portugais pourraient y faire du commerce avec les habitants, sauf celui du fer et des armes qu'il était interdit de livrer aux « infidèles ». Comme on le sait, ce monopole fut mis en échec par les autres nations et l'embargo sur le fer et les armes non respecté. Sur Dum diversaset Romanus Pontifex, voir A. BrâSio, Monumenta missionâria africana. Africa ocidental (1342- 1499), Lisbonne, Agência gérai do Ultramar, 1958, Segunda série, vol. I, pp. 269-273, 277-286.

83. Rodney, How Europe underdeveloped Africa, p. 123.

84. Sur l'importance du bois, voir notamment Golberry, Fragmens d'un voyage, vol. II, p. 42 ; sur l'ivoire, cf. Park, Voyage dans l'intérieur de l'Afrique, pp. 300-304. Pour la seule rivière Mellacorée, 700 défenses sont commercialisées annuellement dans les années 1790 : Afzelius, Sierra Leone journal, p. 125.

85. Renault et Daget, Les traites négrières, pp. 87-89. S. Daget, La traite des Noirs, Rennes, Ouest-France Université, 1990, tableau pp. 113-116.

86. J. Suret-Canale, « La Sénégambie à l'ère de la traite », dans Id., Essais d'histoire africaine, Paris, Éditions sociales, 1980, p. 99. Toutefois, l'auteur ajoute aussitôt que ces produits de « consommation » (armes à feu, alcools, pacotille) « ne semblent pas avoir été susceptibles de contribuer en quoi que ce soit au développement économique de l'Afrique » (p. 105). Voir également, du même auteur, « Contexte et conséquences sociales de la traite africaine », op. cit., pp. 73-96.

87. Gaston-Martin (Martin, Gaston dit), Négriers et bois d'ébène, Grenoble, Arthaud, 1934, p. 19.

88. AN, Col., C6 23, s. d. ; Abramova, Afrique, pp. 47-48, 56, 58-60 ; Johnson, « The Atlantic slave trade », p. 16. Voir également Crété, L., La traite des nègres sous l'Ancien Régime, Paris, Perrin, 1989, p. 76 Google Scholar : « les Guinées en toiles blanches (contrefaites de l'Inde) qui ont été tirées de Rouen, se sont trouvées mal teintes, de bleues elles sont devenues vertes à l'arrivée en Guinée, ce qui a causé un préjudice considérable à ceux qui en ont fait venir pour leurs cargaisons » (Mémoire sur le commerce de Guinée, 22 nov. 1767, ms AD Loire-Atlantique, C 882, f° 268).

89. Jones, A., From slaves to palms kernels. A history of the Galinhas country (Africa) 1730- 1890, Wiesbaden, Franz Steiner, « Studien zur Kulturkunde, 68 », 1983, p. 31 Google Scholar ; Bathily, Les portes de l'or, p. 279 ; Durand, Voyage au Sénégal, vol. II, p. 43.

90. Johnson, The Atlantic slave trade, pp. 23-24. Sur la concurrence entre nations, le déplacement de l'équilibre des échanges en faveur des Africains et l'apparition d'un marché « libre » sur lequel les prix obéissent avant tout à la loi de l'offre et de la demande voir, pour la Côte de l'Or à la fin du xvne siècle, Terray, E., Une histoire du royaume abron du Gyaman. Des origines à la conquête coloniale, Paris, Université de Paris V, thèse d'État, 1984, vol. I, pp. 259265.Google Scholar

91. Matthews, Voyage à la rivière de Sierra Leone, p. 119. Voir également, Savary Des Bruslons, Dictionnaire universel de commerce, d'histoire naturelle et des arts et métiers, Copenhague, C. et A. Philibert, 1759-1762, vol. III, article « Nègres », pp. 1096-1097.

92. A ce moment, le courant s'inverse : De Kerhallet, C., « Côte occidentale d'Afrique. Le rio Nunez », Annales maritimes et coloniales , IV, 1847, p. 197 Google Scholar, note que « la ville de Rouen a fait (…) d'immenses progrès et introduit des améliorations incontestables dans ses tissus, qui sont remarquables par leur bonne qualité, le choix des dessins et la modicité de ses prix (…). Aucune autre nation ne peut soutenir la concurrence ».

93. Hamm, The American slave trade, pp.32, 66-67 souligne l'importance pour l'expansion du commerce américain du développement d'une industrie du rhum en Rhodes Island dans les années 1730.

94. Durand, Voyage au Sénégal, p. 234.

95. Hecquard, H., Voyage sur la côte et dans l'intérieur de l'Afrique occidentale, Paris, Benard, 1855, p. 264.Google Scholar Sur la diffusion de l'armement, voir Matthews, A voyage to the river Sierra Leone, p.78 ; Rodney, A history ofUpper Guinea coast, p. 177.

96. Bathily, Les portes de l'or, p. 272. Voir également Wadstrom, Observations sur la traite des nègres, p.176 ; Becker, C. et Martin, V., « Kayor et Baol : royaumes sénégalais et traite des esclaves au xviiie siècle », Revue française d'Histoire d'Outre-mer , 62, 226227, 1975, p. 284.CrossRefGoogle Scholar Niane, Histoire des Mandingues, p. 114, remarque qu'« il y avait aussi des marchands [africains] interlopes qui cassaient les prix fixés par les gros marchands ou banna['cossus’] ».

97. Bathily, op. cit., p. 272.

98. Matthews, Voyage à la rivière de Sierra Leone, p.70.

99. Mouser, Trade andpolitics, pp. 34-36. Une métisse, miss Elisabeth (Betsy) Heard, chef de Bereira — un important terminal caravanier — qui a étudié plusieurs années à Liverpool, est véritablement la providence des Européens : elle héberge Watt à l'issue de son voyage au Fuuta Jaloo en 1794 ; en janvier 1796, elle aide Afzelius à classer son herbier de plantes médicinales. D'ailleurs, un bateau négrier de Liverpool à la côte en 1798, le Betsy(propriétaire R. Leigh and Co.), chargé de 317 captifs, semble porter son nom. Voir Afzelius, Sierra Leone journal, p.52 ; Donnan, Documents illustrative of the history of the slave trade, vol. II, pp. 642-645 ; Mouser, « Women slavers of Guinea-Conakry », pp. 321-325 ; Wadstrom, An essay on colonization, vol. II, p. 77 ; Watt, Journal, f° 123. Il est possible aujourd'hui de retrouver les descendants de ces familles. C'est ainsi qu'à Bakia, rio Pongo, les Camara actuels sont des Gomez.

100. AN, Col., C6 183, f° 148. Durand, Voyage au Sénégal, p.26, signale que le fils du chef de l'île de Gambia (rivière de Sierra Leone) fut de même mis en pension à Brest de 1785 à 1787. A l'époque cela n'a plus rien d'exceptionnel puisqu'on sait que, dès 1492, un Sénégalais avait fait éduquer son fils au Portugal : cf. A. Luttrel, « Slavery and slaving in the Portuguese Atlantic (to about 1500) », dans Fyfe, C. éd., The transatlantic slave trade from West Africa, Edinburgh, University of Edinburgh, Centre of African Studies, 1965, pp. 6179.Google Scholar

101. Sur la destruction des réseaux d'échange précoloniaux, voir Goerg, O., Commerce et colonisation en Guinée (1850-1913), Paris, L'Harmattan, 1986.Google Scholar

102. Rodney, W., « African slavery and other forms of social oppression on the Upper Guinea coast in the context of the Atlantic slave trade », Journal of African History , 7, 3, 1966, pp. 431 443 CrossRefGoogle Scholar ; Id., « Jihad and social révolution », p. 283.

103. Madden, R. R., A twelvemonth's résidence in the West Indies, Londres, James Cochrane and Co., 1837, vol. II, pp. 196198.Google Scholar

104. Richardson, D., « The costs of survival : the treatment of slaves in the middle passage and the profitability of the eigthteenth-century British slave trade », dans De la traite à l'esclavage , vol. II, p. 174.Google Scholar

105. Durand, Voyage au Sénégal, vol. I, p. 151 ; Park, Voyage dans l'intérieur de l'Afrique, pp. 54, 62, 334, 335.

106. Appia, B., « Les forgerons du Fouta-Djalon », Journal de la Société des Africanistes , 35, 2, 1965, p. 329 Google Scholar ; Curtin, Economie change in precolonial Africa, p. 210 ; Lambert, A., « Voyage dans le Fouta-Djalon », Revue maritime et coloniale , II, 1861, pp. 2122 Google Scholar ; Mollien, G. T., Voyage dans l'intérieur de l'Afrique (…) en 1818, Paris, Arthus Bertrand, 1820, pp. 210211 Google Scholar ; Rodney, A history of Upper Guinea coast, p. 186 ; Wadstrom, An essay on colonization, vol. I, p. 41.

107. Johnson, « The Atlantic slave trade », p. 32.

108. Afzelius, Sierra Leone journal, p. 112 ; Bathily, Les portes de l'or, p. 328 ; Caillié, R., Voyage à Tombouctou, Paris, FM/La Découverte, 1979, vol. I, p. 279 Google Scholar ; Johnson, op. cit., pp. 16-17, 20-21 ; Mollien, « Voyage dans l'intérieur », p. 19 ; Golberry, , Fragmens d'un voyage , vol. II, p. 228 Google Scholar ; Matthews, Voyage à la rivière de Sierra Leone, pp. 14-18.

109. « Richard Bright journal, september and october 1802 », dans Mouser, B. L. éd., Guinea journals. Journeys into Guinea-Conakry during the Sierra Leone phase, 1800-1821, Washington, D. C , University Press of America, 1979, pp. 80, 87Google Scholar ; Brooks, G. et Mouser, B. L., « An 1804 slaving contract signed in Arabie script from the Upper Guinea coast », History in Africa , 14, 1987, p. 344. Google Scholar

110. LE Savoureux, A., « Le rio Pongo : commerce et coutumes », Bulletin de la Société de Géographie commerciale de Paris , V, 1882-1883, pp. 391394.Google Scholar

111. Sur la formation du prix des esclaves sur le marché intérieur, voir Terray, E., « Réflexions sur la formation du prix des esclaves à l'intérieur de l'Afrique de l'Ouest précoloniale », Journal des Africanistes , 52, 1-2, 1982, pp. 119144.CrossRefGoogle Scholar

112. Voir Watt, Journal, notamment f° 39, 62, 74, 75, 85, 102, dont la mission était d'établir des relations commerciales normales (c'est-à-dire excluant les captifs) avec le Fuuta Jaloo ; Afzelius, Sierra Leone journal, p. 83 ; Mcgowan, « The establishment of long-distance trade », pp. 25-33 ; Mouser, « Trade, coasters, and conflict in the rio Pongo », pp. 56-61.

113. Londres, Public Record Office, CO 267-1 5174, The Royal Gazette and Sierra Leone Advertiser, 11 novembre 1820 ; Watt, Journal, f° 30, 31 ; Winterbottom, An account of the native Africans, p. 172.

4
Cited by

Save article to Kindle

To save this article to your Kindle, first ensure coreplatform@cambridge.org is added to your Approved Personal Document E-mail List under your Personal Document Settings on the Manage Your Content and Devices page of your Amazon account. Then enter the ‘name’ part of your Kindle email address below. Find out more about saving to your Kindle.

Note you can select to save to either the @free.kindle.com or @kindle.com variations. ‘@free.kindle.com’ emails are free but can only be saved to your device when it is connected to wi-fi. ‘@kindle.com’ emails can be delivered even when you are not connected to wi-fi, but note that service fees apply.

Find out more about the Kindle Personal Document Service.

Les Rapports Nord-Sud, la Traite Négrière et le Fuuta Jaloo à la Fin du XVIIIe Siècle
Available formats
×

Save article to Dropbox

To save this article to your Dropbox account, please select one or more formats and confirm that you agree to abide by our usage policies. If this is the first time you used this feature, you will be asked to authorise Cambridge Core to connect with your Dropbox account. Find out more about saving content to Dropbox.

Les Rapports Nord-Sud, la Traite Négrière et le Fuuta Jaloo à la Fin du XVIIIe Siècle
Available formats
×

Save article to Google Drive

To save this article to your Google Drive account, please select one or more formats and confirm that you agree to abide by our usage policies. If this is the first time you used this feature, you will be asked to authorise Cambridge Core to connect with your Google Drive account. Find out more about saving content to Google Drive.

Les Rapports Nord-Sud, la Traite Négrière et le Fuuta Jaloo à la Fin du XVIIIe Siècle
Available formats
×
×

Reply to: Submit a response

Please enter your response.

Your details

Please enter a valid email address.

Conflicting interests

Do you have any conflicting interests? *