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The ‘modal theory’, fencing, and the death of Aubry

Published online by Cambridge University Press:  12 September 2008

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On 29 June 1909, a jury of six scholars decreed that Pierre Aubry (1874–1910), in his book Trouvères et Troubadours, had stolen the ‘modal’ interpretation of medieval monophony from the young doctor Jean-Baptiste Beck (1881–1943). Aubry was to make amends for his plagiarism in two ways: first, by destroying copies of the book's first edition and issuing an emended one; second, by publishing the trial's verdict in twenty scholarly journals at his own cost. An only slightly emended Trouvères et Troubadours did appear the following year (1910), but Aubry failed to publish the jury's verdict in a single journal. A little over a year after the trial, in August of 1910, he died of a fencing wound. The following year, Beck emigrated to the United States.

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Articles
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Copyright © Cambridge University Press 1997

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References

1 The Music of the Troubadours, ed. Whigham, Peter (Santa Barbara, 1979), 3.Google Scholar

2 ‘Beck, Johann Bapiste (= Jean)’, Die Musik in Geschichte und Gegenwart, I (1949–51), col. 1480.

3 Der Rhythmus im Minnesang (Munich, 1962), 105.Google Scholar

4 The Music of Early Minnesang (Columbia, SC, 1990), 51.Google Scholar

5 ‘Beck, Johann Baptist [Jean]’, The New Grove Dictionary of Music and Musicians (London, 1980), II, 335.Google Scholar

6. Chailley, Jacques, ‘Quel est l'auteur de la “théorie modale” dite de Beck-Aubry?Archiv für Musikwissenschaft, 10 (1953), 213–22 (hereafter cited as Chailley);Google ScholarHusmann, Heinrich, ‘Das System der modalen Rhythmik’, Archiv für Musikwissenschaft, 11 (1954), 17;Google ScholarGennrich, Friedrich, ‘Wer ist der Initiator der “Modaltheorie”?’ in Miscelánea en homenaje a Mons. Higinio Anglés, 2 vols. (Barcelona, 19581961), I, 315330.Google Scholar For Friedrich Ludwig's own claims as originator of the modal theory, see , Ludwig, ‘Zur “modalen Interpretation” von Melodien des 12. und 13. Jahrhunderts’, Zeitschrift der Internationalen Musikgesellschaft, 11 (1910), 379382.Google Scholar

7 , Aubry, ‘Lettre ouverte à M. Maurice Emmanuel sur la rythmique musicale des trouvères’, Revue musicale, 10 (1910), 267; Chailley, 214.Google Scholar

8 See especially Aubry, Pierre and Jeanroy, Alfred, ‘Une chanson provençale (?) à la vierge’, Annales du Midi, 12 (1900), 70–1;Google ScholarJeanroy, Alfred, Louis Brandin and Pierre Aubry, Lai's et descorts français du Xllle siècle (Paris, 1901), XXIV;Google ScholarMeyer, R., Bádier, J. and Aubry, P., La Chanson de la Bele Aehs par le trouvère Baude de la Quarière (Paris, 1904), 18.Google Scholar

9 ‘C'est en 1905 et 1906 … qu'Aubry recut les visites de Beck’ (Chailley, 214); ‘persdnlichen Belehrungen, die ich ihm in den Jahren 1905/6 privatim anvertraut hatte’ (Beck, J. B., ‘Zur Aufstellung der modalen Interpretation der Troubadoursmelodien’, Sammelbände der Internationalen Musikgesellschaft, 12 [19101911], 316).Google Scholar

10 Aubry, , ‘Zur modalen Interpretation der mittelalterlichen Melodien bes. der Troubadours und Trouvères’, Caeciha [Strasbourg], 24 (1907), 132;Google ScholarBaptist Beck, Johann, Die Melodien der Troubadours (Strasbourg, 1908), 169.Google Scholar The editors of the Revue musicale reminded readers of Aubry's generosity: ‘Nous rapellerons que la bibliothèque de M. P. Aubry, presque unique pour l'histoire musicale du moyen âge, ainsi que ses importantes collections musicologiques, ont toujours étá à la disposition de ses confrères: nous savons de bonne source que, tout le premier, son adversaire d'aujourd'hui, M. Beck, y a largement pulsé’ (Aubry, ‘Lettre ouverte’, 261).

11 ‘Seit etwa vier Jahren beschäftige ich mich nämlich beinahe ausschliesslich mit der Untersuchung der älteren Notenschrift des 12., 13. u. 14. Jahrhunderts’ (Beck, , ‘Die modale Interpretation der mittelalterlichen Melodien bes. der Troubadours und Trouvères’, Caecilia [Strasbourg], 24 [1907], 98).Google Scholar As Aubry would later point out, Beck's interest in this area coincided with Aubry's published ideas: ‘c'est dans une autre de mes publications, Les plus anciens monuments de la musique française (1904), qu'il a trouvé le principe de sa démonstration!’ (Aubry, ‘Lettre ouverte’, 268).Google Scholar

12 ‘An zahlreichen Beispielen … bewies ich ihm die Unrichtigkeit seiner bisherigen mensuralen Deutung und gab ihm arglos den Schliissel meines modalen Verfahrens’ (Beck, ‘Die modale Interpretation’, 98).

13 Aubry, , ‘L'oeuvre mélodique des troubadours et des Trouvères: examen critique du système de M. Hugo Riemann’, Revue musicale, 7 (1907), 317–32, 347–60, 389–95.Google Scholar

14 Beck, , ‘Die modale Interpretation’, 97105.Google Scholar

15 According to Beck's report of the trial (‘Zur Aufstellung’, 319), Aubry was responding to his accusations made ‘dans une conférence faite à Paris le 21 Mars 1909’; this was probably 19 March, however (Académie des Inscriptions & Belles-Lettres: Comptes Rendus: 1909, 222 and 321–5).

16 ‘J'avais de toutes mes forces appeé ce débat, dont l'issue, selon moi, ne devait pas un instant faire de doutes’ (Aubry, ‘Lettre ouverte’, 263).

17 Review of Aubry's Trouvères et Troubadours in Deutsche Literaturzeitung, 30 (1909), cols. 3108–9; review of Aubry's Le Chansonnier de VArsenal in Zeitschrift fur Romanische Philologie, 34 (1910), 743–6.

18 ‘Je me vois forcé, pour la sauvegarde de mes droits, de vous adresser … cette simple mise aupoint de la notice, involontairement préjudiciable à mes intérêts, de M. Salverda de Grave, en me réservant de prendre l'opinion de mon conseil pour aviser à d'autres moyens de coercition envers Aubry, M., si la presse continuait a publier des comptes rendus de l'edition dont la sentence arbitrale avait ordonné la destruction’ (‘Correspondance’, Annales du Midi, 22 [1910], 115).Google Scholar According to Beck, it was several reviews of the plagiarized edition which finally drove him to make the trial public (‘Zur Aufstellung’, 317–18).

19 ‘Nunmehr hoffe ich, dass in künftigen Referaten oder Kritiken über Arbeiten, in welchen meine modale Interpretation der Troubadoursmelodien … angewendet wird, nicht mehr die Rechte des Besitzers zu Gunsten eines Entlehners beeinträchtigt werden. Abermals: “Sum cuique”!′ (Beck, ‘Zur Aufstellung’, 321).

20 Aubry, , ‘Lettre ouverte’, 261–70.Google Scholar

21 ‘Dès 1898, … j'avais … formulé le principe fondamental, essentiel et nouveau, du rôle des formules modales dans la constitution des mélodies de trouvères’ (Aubry, ‘Lettre ouverte’, 268).

22 Ibid. 266 and 270.

23 Letter to this author dated 17 September 1995.

24 ‘Aubry avait la passion de l'escrime. Depuis le collège Stanislas où il était le champion de la salle d'armes, il n'avait cessé de cultiver l'épée, par goût et par hygiène. Pendant son sejour á Dieppe, cet été, il avait plusieurs fois rencontré, dans de sé;rieux tournois, des amateurs de ce sport redoutable. Le 31 août au matin il quittait joyeux son hôtel, et le hasard le mit aux prises avec le capitaine de Romilly. Que se passa-t-il? Y eut-il imprudence de la part de notre collegue qui tirait sans plastron, avec une veste usageée? Faut-il croire à une coïncidence fatale de deux mouvements contraires, à un faux pas? Nul ne saura jamais, et ne pourra expliquer l'incident qui surprit tous les assistants. L'épée de M. de Romilly pénétra toute mouchetée dans le corps de son adversaire, à la base du poumon, produisant une blessure déchirante. L'entrée de l'air qui suivit cette perforation, entraîna la mort par étouffement. Rameneé chez lui, Aubry succombait quelques heures plus tard à ce que les médecins nomment l'emphysème traumatique’ (Ecorcheville, Jules, ‘Pierre Aubry: 1874–1910’, Société Internationale de Musique, 1 [1911], 41).Google Scholar

25 Vigie de Dieppe (Friday 2 September 1910) front page (no page number given), single column. I would like to thank Michel Laisné of the Bibliothèque municipale of Dieppe, for his kind help.

26 ‘Un habitué de notre plage, M. Aubry, jeune et riche proprtétaire, demeurant à Paris, Avenue Wagram, vient de mourir tragiquement. Escrimeur très entraîné, il fréquentait la salle d'armes installée à Dieppe par le maître Damotte …’ (Ibid.) The ‘maître Damotte’ was quite possibly Louis Damotte, a picture of whom is found in Henry de Goudourville, Escrimewrs contemporains, 2 vols. (Paris, 1900), n, 191. He was the founder of his own fencing school in Montrouge, a southern suburb of Paris. Described as a distinguished and cultivated man, Damotte attracted a restricted and genteel clientele at Montrouge.

27 De Goudourville, for example, lists several in his Escrimeurs contemporains, 145 and 295.

28 Romilly seems here to have thrust and lunged forward. As Fé1ix Gravé explains, ‘the lunge, usually following a thrust, is the action of doubling the distance already existing between the heels when on guard, and to score a hit on the opponent’ (Fencing Comprehensive [London, 1934], 57).

29 This was probably an unintended destination for Romilly's hit, since the armpit is outside the normal target area (Gravé Fencing Comprehensive, 53). Accidents in fencing schools were frequent enough: Tavernier, Adolphe, in his Amateurs et salles d'armes de Paris (Paris, 1886), devoted an entire chapter to them (32 ff.).Google Scholar

30 ‘11s avaient terminé deux manches où chacun d'eux avait marqué trois touches. “La belle?” “Parfaitement”. En place. M. Aubry fait une attaque tranche; M. de Romilly dérobe l'épée en faisant un arret et en rassemblant en avant; 1'arrêt conduit l'épée sous l'aisselle de son adversaire qui pousse un cri … L'arrêt de M. de Romilly avait, quelle fatalité, pénétré dans un des accrocs de la manche gauche (M. Aubry était gaucher), et conduit ainsi, comme nous l'avons dit, l'épée sous l'aisselle. “J'en ai”, avait crié douloureusement M. Aubry. M. Damotte et les autres tireurs présents entourèrent le blessé qui, bientôt, cracha le sang. La veste enlevée, on voyait sous l'aisselle une petite plaie rouge … Vers midi, M. Aubry, toujours maître de lui, regagnait l'Hôtel Métropole oùu il était descendu avec sa femme et sa belle-mére. On avait eu un moment quelque espoir car il n'y avait pas eu d'hémorragie, seulement quelques crachements de sang. Mais l'épée en pénétrant avec son bouton (elle n'était pas démouchetée comme le bruit en a couru) avait fait au poumon une plaie qui amena un emphysème traumatique. Une heure aprés environ, le blessé était pris d'étouffements et ne tardait pas à perdre connaissance. II rendait bientôt le dernier soupir dans les bras de sa jeune femme affolée’ (Vigie de Dieppe, no page number). I would like to thank Ken Wood and Tom Nguyen of the University of Toronto Fencing Club for their help.

31 Gravé, Fencing Comprehensive, 46 and 116.

32 ‘Le maître Damotte lui en avait à diverses reprises fait l'observation. Un jour, il lui avait même dit en riant: “Non, mais voulez-vous done que je vous prête deux louis?” A quoi M. Aubry avait répondu sur le même ton de plaisanterie: “Vous verrez que je vous surprendrai un de ces jours” ′(Vigie de Dieppe, no page number).

33 ‘Since that time [1908] he has been in Paris studying and writing’ (Letter from Prof. J. C. Lecompte, Assistant Professor of Romance Languages at Yale University, to D. H. Carnahan, Chairman of the Romance Languages Department at the University of Illinois, dated 16 April 1911, from Restricted Archives of the University of Illinois; I would like to thank Robert Chapel of the University of Illinois Archives for his kind help). On 20 January 1911, Beck was in Paris giving a talk (Compte Rendus de I'Academie des Inscriptions et Belles-Lettres: 1911, 39–45).

34 Beck, , ‘Zur Aufstellung’, 316–24; review of Aubry's Le Chansonnier de I'Arsenal, 738–6.Google Scholar

35 Ford, J. D. M., McKenzie, Kenneth and Sarton, George, Memoir in Speculum, 19 (1944), 384.Google Scholar The University of Illinois first corresponded with Beck through Joseph Bédier (letter to Beck dated 25 April 1911, University of Illinois Restricted Archives). Bédier (1864–1938), a prominent medieval literary scholar, was one of the trial's six jury members.

36 German musicologist Johannes Wolf (1869–1947) is best remembered for his Geschichte der Mensuralnotation von 1250 bis 1460 (1904) and the Handbuch der Notationskunde (1913–19). See his obituary for Aubry in the Zeitschrift der Internationale Musikgesellschaft, 12 (1910–11), 14–15; and his appendix to Beck's ‘Zur Aufstellung’, 323–4.

37 Ford et al., Memoir, 384–5; Beck, ‘Zur Aufstellung’, 323; and private correspondence between Beck and the University of Illinois, April-May 1911 (University of Illinois Restricted Archives). From a letter dated 27 May 1911, from Beck to E. B. Greene, Dean of the College of Literature and Arts at the University of Illinois, it is clear that he had been teaching in Vienna only since the beginning of 1911 (‘à Vienne où j'occupe un poste de professeur depuis 4 mois …’), and not between 1909 and 1910, as Ford et al. maintain in their Memoir, 384.

38 Letter to this author from Thomas Dalzell (son of Jean-Marie Beaumont [‘Nanette’] Dalzell, the elder of Beck's two daughters), dated 20 November 1995; and Mrs Marie Louise Lippencott (younger daughter of Beck), dated 27 March 1996.

39 ‘Vous savez peut-être que I'Ecole des Hautes-Etudes de Paris m'avait offert la succession a la chaire de Gaston Paris, devenue vacante par la démission de M. Ant. Thomas. Si j'ai refusé cette trés honorable situation, au dernier moment, en faveur de votre offre, c'est que celle-ci me paraît assez engageante pour que je vous donne la préférence′ (Beck writing to Dean E. B. Greene of the University of Illinois, 27 May 1911 [see n. 37]).