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Personnalisme et Pluralisme religieux

  • Jacques Croteau (a1)

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C'est au christianisme que remonte l'initiative d'une révolution sans précédent dans la cité antique : la révolution chrétiennc de la souveraineté. «Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.» Le Christ établissait en ces mots une distinction nette entre des ordres jusqu'alors confondus : le spirituel et le temporel, les choses de Dieu et les choses de César. Aujourd'hui, un tel partage paraît aller de soi aux esprits moulés par une civilisation chrétienne. Mais il n'en fut pas toujours ainsi. II fallut que le Christ vînt renverser un vieil état de choses qu'on prenait pour acquis, qu'il s'attaquât ni plus ni moins à la domination absolue que les empereurs romains s'arro-geaient sur la vie civile et religieuse des citoyens. Les souverains ne manquérent pas de le ressentir vivement. Ils relèveront sans tarder le défi en déclenchant les célèbres persécutions contre ses disciples. II s'agissait bien à leurs yeux d'un crime lèse-État. Pouvaient-ils laisser impunément les chrétiens scinder en deux parts une société moniste où le religieux était incorporé au politique, le jus divinum au jus civile.

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1 Pro Flacoo, 28.

2 Maritain, J., L'homme et I'état, Paris, Presses Universitaires, 1953, p. 139.

3 Ibid., p. 109.

4 «Ainsi les vérites mathématiques ne dépendent pas de la coinmunauté sociale, et concernent l'ordre des biens absolus de la personne coinme telle. Et la communauté n'aura jamais le droit de demander à un mathématicien de tenir pour vrai tel système mathématique plutôt que tel autrc, et d'enseigner telles mathématiques aryennes par exemple, ou mathématiques marxistes-léni-nistes...» (Maritain, J., Les Droits de l'homme et la loi naturelle, Paris, Ilartmann, 1945, P. 22).

« Sed scientiae speculativae praecipit civilis solum quantum ad mum, non autem quantu m ad determinationem sui operis. Ordinat enim poiilica, quod aliqui doceant vel addiscant geometriam. Hujusmodi enim actus iuquantum suut voluntarii pertinent ad materiam moralis, et sunt ordinabilcs ad finem humanae vitae. Non autem praecipit politicus geometriae, quae dc triangulo concludat: hoc enim non subjacet humanae voluntati, nee est ordinabile humanae vitae, sed dependet ex ipsa rerum ratione. Et ideo dicit, quod politica praeordinat quas disciplinarum debitum est esse in civitatilms, scilicet tam practicarum quam speculativarum, et quisquam debeat addiscere, et usque ad quod tempus”. In I Ethic, lect. 2, n. 27.

5 S.T., I-II, q. 21, a. 4.

6 Maritain, J., La personne et le bien commun, Desclée de Brouwer, 1947, pl 6465.

7 Idem, Humanisme intégral, Paris, Aubier 1936, p. 150.

8 Lecler, Joseph, L'Église et la souveraineté de I'État, Flammarion, 1946, p. 111113.

9 Journet, Charles, L'Église du Verbe Incarné, I, Paris, 1941, p. 254.

10 Maritain, J., Humanisme intégral, éd. 1936, p. 23.

11 Cougar, Yves fait le bilan de cette évolution dans Les conditions théologiques d'un pluralism, dans Tolérance et Communauté Humaine, Paris, Casterman, 1952, p. 200.

12 Voir John Courtney Murray, Church, State and Religious Liberty, dans Catholic Mind, May-June, 1959, p. 208.

13 Chardin, Voir Tcilhard de, Le Phdnomène humain, Seuil, 1955, p. 330 ss.

14 The Bishop and the Laity, dans America, May 12, 1962, p. 231.

15 Vialatoux, Joseph, Tolérance et laïcité de l'État, dans Chronique Sociale de France, 67 (1959) P. 560.

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