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L'Union du Corps et de l'Ame selon Saint Augustin

  • Roger Champoux (a1)

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Le problème de l'âme a été abordé par tous les grands philosophes, depuis les premiers Grecs jusqu'aux modernes et aux contemporains. La pensée de saint Augustin sur cette question présente de l'intérêt à plus d'un titre. II est le premier grand penseur chrétien qui ait utilisé, pour une meilleure compréhension de sa foi, les données des philosophies de son temps, surtout de la tradition néo-platoni-cienne.

Ce travail ne vise pas à une étude complète de la conception de l'âme chez saint Augustin; il ne veut qu'aborder le point plus précis de l'union du corps et de l'âme. Une première partie esquissera rapidement la définition de l'homme et de ses constituants, le corps et l'âme. La seconde partie en étudiera le mode d'union.

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1 Pour une étude plus complète de la conception de l'âme chez saint Augustin, on peut lire l'Introduction à l'étude de saint Augustin, par Étienne Gilson, en particular les pp. 56 à 72, et passim.

2 Les citations sont données d'après la traduction de la Bibliothèque Augustienne, Deselée de Brouwer (1936 à aujourd'hui), sauf celles des Lettres et du De Genesi adlitteram, données d'après les Oeuvres Complètes (en 32 volumes), publiées par Louis de Vivès, Paris, 1872.

3 De Moribus Ecclesiae Catholicae I, iv, 6.

4 Ibid., I, xxvii, 52.

5 De Trinitate II, xv, vii, II.

6 De Moribus Ecclesiae Catholicae I, iv, 6.

7 Loc. cit.

8 E. Gilson, op. cit. p. 58. Of. De quantitate animae XXXIII, 76.

9 Lettre 120 à Consentius, §17; Lettre 166 à saint Jérôme, §4.

10 De Trinitate VII, iv, 9.

11 Ibid. VII, v, 10.

12 Loc. cit. Cf. aussi De immortalitate animae II, 2. D'ailleurs,« saint Augustin pose toujours le problème de l'origine de l'âme sous Tangle de T incarnation, e'est-à-dire de la descente de l'âme dans un corps qui a par lui-même sa subsistance, même si l'un et l'autre sont seulement à l'état inchoatif.» Charles Couturier, S.J., « La structure métaphysique de l'homme d'après saint Au-gustin,» dans« Augustinus Magister,» Études Augustiniennes, Paris, 1954, p. 549

13 De quantitate animae XIII, 22.

14 Cf. ibid. I, 2 :« Quant a sa substance, je ne puis la definir. Elle ne rentre pas, selon moi, dans ces elements naturels dont nous avons la connaissance pratique, et que nous atteignons par les sens corporels. Elle ne me parait formee ni de terre, ni d'eau, ni d'air, ni de feu, ni de ces elements reunis, ni de leur melange partiel...»

15 Cf. De Genesi ad litteram, VII, xxviii, 43.

16 Lethe 166, §4. A remarquer ici deux aspects caracteristiques de l'âme, l'esprit et la vie, dont l'un est découvert par la réflexion et l'autre par l'ex-périence.

17 « Quant à l'âme, on lui refuse le pouvoir de contempler les idèes si elle n'est pas rationnelle; et ce sera par cette faculté qui fait son excellence, e'est-à-dire l'intelligence même et la raison.» Quaestio 46.

18 De quant, animae III, 4. Cf. aussi XIV, 23–24; Lettre 166, §4; De anima et ejus origine. IV, xxi, 35; De Genesi ad litt. VII, xxi, 27.

19 De Trinilate II, x, 13 à 16.

20 « C'est elle qui, par sa présence, vivifie ce corps terrestre et mortel. Elle lui donne son unité, elle l'y maintient, elle ne lui permet pas de se désagréger ni de dépénr...» De quant, animae XXXIII, 70.

21 De Civit. Dei X, 6; XXII, xxiv, 4; De Musica VI, v, 13; De Cenesi ad litt. IX, xi, 19; Lettre 137 a Volusien, §5.

22 De Civit. Dei XV, vii, 7.

23 « Per totum quippe corpus quod animat, non locali diffusione, scd quadam vitali intentione porrigitur.» Lettre 166, §5.

24 De Trin. II, xi, 2. Cf. aussi De quant, animae XXXIII, 7.

25 De quant, animae XXV, 48. Cf. aussi Lettre 137, §5.

26 On trouvera une analyse de la sensation chez saint Augustin dans le De quantitate animae, note 20, p. 406 (par P. de Labriolle), et une autre plus complète dans le De Musica, note 79, p. 518 (par F. J. Thonnard).

27 De Musica VI, v, 13.

28 Ibid. VI, v, 7.

29 « Si l'âme a été créée pour être envoyée dans un corps, on peut se demander si elle serait forcee d'y aller, supposé qu'elle ne le voulût pas; rnais mieux vaut croire qu'elle le veut naturellement, e'est-à-dire qu'elle a été créée avec une nature portée à le vouloir, de même que notre nature nous porle à vouloir vivre.» De Genesi ad litt. VII, xxvii. 38.

30 Ce rapprochement intéressant est signalé par F. J. Thonnard à la note 77, p. 516, du De Musica.

31 « Cohaerentium diremptio naturarum.» De Civ. Dei XIII, 11.

32 De Genesi ad litt. XII, xxxv, 68.

33 Cf. Retraclationes I, ii; II, xi, 2 ; De Genesi ad litt. XII, xxxv, 68 : « Lorsque rendue l'égale des anges, l'âme aura recouvré ce corps qui aura cessé d'être animal après le changement qui lui est réservé, elle aura acquis le mode parfait de sa nature, car elle sera en même temps obeissante et commandant, vivifiée et vivifiant, avec une facilité si ineffable que ce qui lui était un fardeau lui deviendra un surcroit de gloire.»

34 II y a ici danger d'ambiguïté. Pour saint Augustin, le mélange eau-vin est une unio confusa où les liquides perdent leur natur e propre pour ne former qu'une seule substance (cf. De Trinitate II, ix, 7). Selon Némésius et Priscien, à qui saint Augustin a vraisemblablement emprunté cet exemple, la corruption n'est qu'apparente et les liquides juxtaposés. C'est pourquoi, à l'exemple des deux liqueurs, saint Augustin préférera l'union vraiment inconfuse de l'air et de la lumière : « Pour comprendre cela (c'est-à-dire l'union de l'âme et du corps), il faut s'écarter de l'habitude avec laquelle on juge des corps, comme par example du mélange de deux liqueurs qui se confondent l'une dans l'autre, quoiqu'il y ait certains corps entre lesquels cette fusion n'ait pas lieu, comme la lumière par exemple, qui se mêle avec Fair sans altération.» Lettre 137 à Volusien, §11.

A ce sujet, voir E. L. Fortin, « Christianisme et culture philosophique au Ve siècle,» Études Augustiniennes, Paris (1959), pp. III à 123.

35 Lettre 137, §11. Voir aussi Lettre 169 à Evode, §8; In Joanni.s Evangelium tractatus, XIX, 15.

Le Père Couturier, dans un article sur« La structure métaphysiquc de l'homme d'après saint Augustin,» dans« Augustinus Magister,» Études Augustiniennes, Paris (1954), pp. 542 à 550, appelle hypostatique l'union de l'âme et du corps, ce qui semble forcer un peu la pensée de saint Augustin; car c'esi par l'union du corps et de l'âme dans l'homme qu'il explique Punion hypostatique de Dieu et de l'homme dans le Christ, et non le contraire.

36 «Ainsi la nature de l'âme humaine n'est point de terre, ni d'eau, ni d'air, ni d'un feu quelconque, mais elle conduit la matière plus grossière de son corps par le moyen d'une substance plus subtile qui est Pair et la lumière. En effet, sans ces deux éléments, le corps est privé de sens et l'âme ne peut percevoir aucun mouvement corporel.» De Genesi ad litt. VII, xv, 21. Cf. aussi Ibid. VII, xix, 25.

37 De Civitale Dei XXI, x, I.

L'Union du Corps et de l'Ame selon Saint Augustin

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