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L'histoire de la conscience comme histoire des sciences ou Les Sciences introuvables

  • Claude Ménard (a1) and Camille Limoges (a2)

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Ecrire un ouvrage intitulé La Révolution galiléenne; n'y faire l'analyse de la production d'aucun concept; n'exposer le procès de formation ni de la dynamique galiléenne, ni des rapports constitutifs de la théorie copernicienne à la mathématique ptoléméenne, ni de la géométrie analytique ou du principe d'inertie; taire l'architectonique des Principia de Newton et la récurrence qui s'y exerce sur les travaux de physique et d'astronomie mathématiques du siècle; tenir à juste raison que les sciences ont rapport à autre chose qu'elles mais seulement pour parler de cet autre sans jamais penser distinctement les articulations spécifiques de ce rapport, tout en faisant néanmoins de locutions impliquant l'épistémologie un usage plus fréquent que peut être tout autre historien des sciences antérieur; tenir enfin le discours de la « culture occidentale » sur la science sans rien nous dire précisément sur celle-ci, en parlant toujours de celle-là, tel est le pari qui vient d'être en 900 pages formant deux tomes, tenu et gagne. On montrera de façon sommaire que pareille entreprise comporte des aspects moins gratuitement ludique qu'il n'y paraît ici.

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1 Gusdorf, G., La révolution galiléenne. (Formant le volume III de: Les sciences humaines et la pensée occidentale). Paris, Payot, 1969. Tome I, 404 p.; Tome II, 485 p. On citera ces ouvrages sous les sigles I et II.

2 On s'aidera pour effectuer ce travail des positions exposées dans le premier volume de « Les Sciences humaines et la pensée occidentale »: Gusdorf, G., De l'histoire des sciences à l'histoire de la pensée, Paris, Payot, 1966. 366 p. On citera cet ouvrage sous le sigle Hist.

3 Dans ce texte, tous les soulignés sont de nous.

4 Trente ans plus tard c'est la Krisis qui nous est resservie dans un discours de moindre rigueur, mais non dépourvu de certaine fantaisie qui nous vaut des formules suaves (v.g.: “la conscience britannique en expansion maritime et coloniale” (I, 380) ou succulentes (v.g.: “La physique aristotelicienne (…) a fourni les coordonnees d'un espace mental enrobé d'une certaine sensibilité intellectuelle” (Hist. 202).

5 Trois textes utiles pour introduire à la théorie de l'histoire des sciences: Canguilhem, G., « L'objet de l'histoire des sciences » in Études d'histoire et de philosophic des sciences, Paris, Vrin, 1968.Lecourt, D., L'épistémologie historique de Gaston Bachelard, Paris, Vrin, 1969.Fichant, M., « L'idee d'une histoire des sciences » in Sur l'histoire des sciences, Paris, Maspéro, 1969.

L'histoire de la conscience comme histoire des sciences ou Les Sciences introuvables

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