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Vraisemblance référentielle, nécessité narrative, poétique de la vue: L’historiographie grecque classique entre factuel et fictif

  • Claude Calame (a1)

Résumé

En Grèce classique, les premières formes d’historiographies dépendent d’une volonté mémorielle: garder en mémoire et publier les actions des hommes, dans le passé récent. Mais ces formes visent aussi à donner un sens à ces actions: ordre de la justice humaine et territoriale chez Hérodote; anthropologie de la domination chez Thucydide. Dans ce « façonnement » discursif de l’histoire, la rhétorique de la vue joue un rôle essentiel. Occasion de s’interroger sur les modes d’une « fiction » qui, au sens étymologique du terme, « fabrique » et par conséquent « fictionnalise » le factuel; occasion d’envisager le rôle du vraisemblable dans des constructions narratives partagées entre cohérence interne et réfé-rence externe. De là l’oxymore de « fiction référentielle ».

Abstract

In Classical Greece, the first forms of historiography sprung from a preoccupation with memory: to memorialize and publicize the actions of men in the recent past. They also aimed to make sense of those actions: order of human and territorial justice for Herodotus, anthropology of domination for Thucydides. In this discursive “shaping” of History, rhetoric played an essential role. Opportunity to muse about modalities of “fiction”, which, etymologically, “makes” hence “fictionalize” facts; opportunity also to think about the importance of verisimilitude in the narrative constructions torn between internal coherence and external references. Hence the oxymoron of “referential fiction”.

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1 - Searle, John R., « Le statut logique du discours de la fiction », Sens et expression. Études de théorie des actes de langage, Paris, Éd. de Minuit, 1982, p. 101-119 (étude parue sous le titre « The logical status of fictional discourse », New Literary History, 6, 1975, p. 319-332, ici p. 327 et 330 pour les deux citations); à ce propos on verra les références données dans l’article de Jean-Marie Schaeffer, « Fiction », in Ducrot, O. et Schaeffer, J.-M. (dir.), Nouveau dictionnaire encyclopédique des sciences du langage, Paris, Éd. du Seuil, 1995, p. 373-384.

2 - Selon le titre de l’ouvrage resté classique de Pohlenz, Max, Herodot: der erste Geschichstschreiber des Abendlandes, Leipzig, Teubner, 1937 ; quant à Thucydide, voir l’étude critique de Loraux, Nicole, « Thucydide n’est pas un collègue », Quaderni di Storia, 12, 1980, p. 55-81.

3 - Voir en particulier les études de Pierre Nora, « Histoire et roman: où passent les frontières? », et Compagnon, d’Antoine, « Histoire et littérature, symptôme de la crise des disciplines », Le Débat, 165, 2011, p. 6-12 et 62-70.

4 - Voir notamment Silvana Borutti, « Fiction et construction de l’objet en anthropologie », in Affergan, F. et al. (dir.), Figures de l’humain. Les représentations de l’anthropologie, Paris, Éd. de l’EHESS, 2003, p. 75-99, en dépit des critiques que lui adresse Jean-Marie Schaeffer, « Quelles vérités pour quelles fictions? », L’Homme, 175-176, 2005, p. 19- 36, à partir d’une position mentaliste affirmant la spécificité cognitive de la feintise ludique et artistique; voir aussi les pages déterminantes Borutti, de Silvana, Filosofia dei sensi. Estetica del pensiero tra filosofia, arte e letteratura, Milan, Raffaello Cortina, 2006, p. XI-XLVIII.

5 - Pour le rôle des catégories semi-figurées, en particulier dans le discours anthropologique avec sa fonction de transfert d’une culture exotique dans un paradigme académique occidental, voir Calame, Claude, « Interprétation et traduction des cultures. Les catégories de la pensée et du discours anthropologiques », L’Homme, 163, 2002, p. 51-78. À l’existence d’une éventuelle compétence représentationnelle et fictionnelle d’ordre neuronal et cognitif (voir Schaeffer, Jean-Marie, Pourquoi la fiction?, Paris, Éd. du Seuil, 1999, p. 145-179), et à une capacité humaine de modélisation mentale animant la relation esthétique (ibid., p. 327-335), il faut ajouter les capacités de création discursive propres à notre activité verbale.

6 - Le rôle joué par la mise en intrigue dans la configuration du temps dans le domaine de l’histoire a été exploré en particulier par Ricoeur, Paul, Temps et récit, Paris, Éd. du Seuil, 1983, t. I, p. 85-136, à la suite des réflexions d’Aristote sur la mimésis poétique et sur le mûthos comme « agencement des actions »; voir infra note 6, ainsi que les réflexions critiques que j’ai présentées à ce propos: Calame, Claude, Pratiques poétiques de la mémoire. Représentations de l’espace-temps en Grèce ancienne, Paris, La Découverte, 2006, p. 15-40, en insistant sur l’intégration de l’espace dans les pratiques mémorielles. La dimension interprétative du monde possible et de la vérité construite dans la mise en discours historiographique est explorée en particulier dans l’essai Traverso, d’Enzo, Le passé, modes d’emploi. Histoire, politique, mémoire, Paris, La Fabrique éditions, 2005, p. 66-79.

7 - Aristote, Poétique 9, 1451a 36-51b10; pour ce sens singulier de mûthos, voir Calame, Claude, Mythe et histoire dans l’Antiquité grecque. La création symbolique d’une colonie, Paris, Les Belles Lettres, [1996] 2011, p. 42-49; quant au rôle joué par le nécessaire et le probable dans l’unité et la cohérence du mûthos, voir Aristote, Poétique 7, 1457b 28-34 et 8, 1451a 23-35, avec le commentaire convergent de Bérenger Boulay, « Histoire et narrativité. Autour des chapitres 9 et 23 de la Poétique d’Aristote », Lalies, 26, 2006, p. 171-187.

8 - Aristote, Poétique 9, 1451b 27-32, éd. et trad. par R.Dupont-Roc et J.Lallot, Paris, Éd. du Seuil, 1980; ce n’est sans doute pas un hasard si dans ce contexte, Aristote emploie pour désigner la narration mimétique non pas le verbe légein, « relater », mais poieîn, « créer »; voir C.Calame, Pratiques poétiques de la mémoire…, op. cit., p. 61-64.

9 - Voir les références données note 5. Genette, Selon Gérard, Fiction et diction, Paris, Le Seuil, 2004, p. 227 , la mise en intrigue de la matière historique reviendrait à « quasifictionaliser » le récit factuel; face au danger de panfictionalisme, B. Boulay, « Histoire et narrativité… », art. cit., p. 184-185, propose de distinguer une catégorie de « feintise sérieuse (non ludique) mais tout de même partagée ».

10 - Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse 1, 22, 4; on se référera, à propos de ce passage souvent allégué, au commentaire de Hornblower, Simon, A commentary on Thucydides I. Books I-III, Oxford, Clarendon Press, 1991, p. 59-62.

11 - Plutarque, Vie de Lycurgue 1, 1-7; Id., Vie de Numa 1, 1 et 7; pour la question controversée de l’historicité de Lycurgue, législateur légendaire de Sparte, voir Manfredini, Mario et Piccirilli, Luigi, Plutarco. Le Vite di Licurgo e di Numa, Milan, Mondadori, 1980, p. XI-XXVII; voir Aristote, fragment 533 ROSE. Quant à l’importance du témoignage visuel dans l’historiographie grecque, on se référera par exemple à l’étude de Hartog, François, Évidence de l’histoire. Ce que voient les historiens, Paris, Éd. de l’EHESS, 2005, p. 45-88.

12 - Plutarque, Vie de Thésée 1, 1-2, 3, voir également Id., Vie de Romulus 2, 4 et 3, 1; sur les principes de l’« archéologie » de Plutarque, voir l’excellent commentaire de Ampolo, Carmine et Manfredini, Mario, Plutarco. Le Vite di Teseo e di Romolo, Milan, Mondadori, 1988, p. IX-XVII et p. 195-197; sur arkhaîa et vérité historique, voir C.Calame, Mythe et histoire dans l’Antiquité grecque, op. cit., p. 49-76.

13 - Plutarque, Vie de Thésée 28, 1 (voir aussi 26, 1, pour l’expression pithanótera légontes) et 31, 1-2, en contraste avec le récit du sac de la cité de Trézène par Hector considéré comme une alogía; voir aussi Id., Vie de Romulus 3, 1; sur le sens du pláttein grec, voir Calame, Claude, Poétiques des mythes dans la Grèce antique, Paris, Hachette, 2000, p. 38-47, et sur la « fiction » au sens étymologique du terme, voir S. Borutti, « Fiction et construction de l’objet en anthropologie », art. cit., p. 75-78; pour Plutarque, voir encore M.Manfredini et L. Piccirilli, Plutarco. Le Vite di Licurgo e di Numa, op. cit., p. XI-XV.

14 - Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse 1, 4; pour la traduction de l’expression hoßs eikós, les commentateurs anglais hésitent entre « as was likely » et « as was natural »: voir S.Hornblower, A commentary on Thucydides, op. cit., I, p. 22 et p. 33. Voir aussi l’étude de Pascal PAYEN, « Préhistoire de l’humanité et temps de la cité: l’‘archéologie’ de Thucydide », Anabases, 3, 2006, p. 137-154.

15 - Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse 1, 9, 4-5 et 8, 46, 4-5. Sans mise en cause de la vérité historique du passé héroïque, les expressions tà palaiá et tà arkhaîa se réfèrent, chez Hérodote comme chez Thucydide, à ce qui, pour nous, est devenu « mythe »: voir Calame, Claude, « La fabrication historiographique d’un passé héroïque en Grèce classique: Arkhaîa et palaiá chez Hérodote », Ktema, 31, 2006, p. 39-49.

16 - Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse 1, 10, 1-3, et aussi le célèbre passage de 1, 21, 1; à propos des paramètres de l’histoire indiciaire de Thucydide, voir C.Calame, Pratiques poétiques de la mémoire…, op. cit., p. 46-57, avec les quelques remarques convergentes formulées par F.HARTOG, Évidence de l’histoire…, op. cit., p. 76-80. Le paradigme indiciaire a été énoncé – rappelons-le – par Carlo Ginzburg, « Signes, traces, piste. Racines d’un paradigme de l’indice », Le Débat, nov. 1980, p. 3-44, repris sous un titre un peu différent dans Id., Mythes, emblèmes, traces. Morphologie et histoire, Paris, Flammarion, [1986] 1989, p. 139-180.

17 - Pour reprendre l’intitulé de l’essai de Veyne, Paul, Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes? Essai sur l’imagination constituante, Paris, Éd. du Seuil, 1983, p. 105-112, qui montre qu’encore chez Pausanias, la critique indigène des mythes est animée par la piété.

18 - Aristote, Poétique 9, 1451b 15-18; pour le reste, voir notes 6 et 7.

19 - Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse 1, 9, 3, aussi 1, 3, 3 et 1, 10, 3 et 1, 13, 5; voir ensuite 1, 1, 2 et 1, 3, 1, ainsi que 1, 20, 1, en écho annulaire.

20 - Sophocle, OEdipe-Roi 316-462; voir Knox, Bernard, Oedipus at Thebes, New Haven, Yale University Press, 1957, p. 117-135, ainsi que les indications que j’ai données notamment quant aux jeux de mots auxquels se prête le nom d’Oidípous dans Calame, Claude, Masques d’autorité. Fiction et pragmatique dans la poétique grecque antique, Paris, Les Belles Lettres, 2005, p. 190-197.

21 - Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse 1, 22, 4; on verra à ce propos Gentili, Bruno et Cerri, Giovanni, Storia e biografia nel pensiero antico, Rome/Bari, Laterza, 1983, p. 5-12.

22 - Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse 2, 48, 3 et 1, 72, 1; la description par Thucydide de l’épidémie qui frappa Athènes est marquée par le vocabulaire médical du diagnostic: voir S.Hornblower, A commentary on Thucydides, op. cit., I, p. 319-325 ;quant aux références à la vue et à la révélation dont les Athéniens ponctuent le discours annoncé, on verra l’étude que j’en ai présentée dans C.Calame, Pratiques poétiques de la mémoire…, op. cit., p. 50-61.

23 - Hérodote, Proème. Sur le sens à attribuer à historía à partir de son étymologie, voir les différentes références que j’ai données dans C.Calame, Pratiques poétiques de la mémoire…, op. cit., p. 57-61 avec la note 46; on y ajoutera F.HARTOG, Évidence de l’his-toire…, op. cit., p. 58-61.

24 - Hérodote, Enquête 3, 17,1-26,1 et 3, 68,1-70,1; voir HÉRACLITE, fragment 22 B 93 Diels-Kranz; sur les modes des enquêtes internes à l’Historía elle-même, voir les exemples analysés par Paul Demont, « Figures de l’enquête dans les Enquêtes d’Hérodote », Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa: classe di lettere e filosofia, IV-7, 2002, p. 261-286.

25 - Hérodote, Enquête 1, 5, 3, puis 1, 6, 2; 1, 14, 2; 1, 23; 1, 94, 1, etc. Les différentes motivations de l’action historique configurée par Hérodote sont bien analysées par Catherine Darbo-Peschanski, Le discours du particulier. Essai sur l’enquête hérodotéenne, Paris, Éd. du Seuil, 1987, p. 43-83.

26 - Hérodote, Enquête 1, 20 et Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse 1, 4; voir Pascal Payen, «Historia et intrigue. Les ressources ‘mimétiques’ de l’Enquête d’Hérodote », in Guelfucci, M.-R. (dir.), Jeux et enjeux de la mise en forme de l’histoire. Recherches sur le genre historique en Grèce et à Rome, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, 2011, p. 139-160.

27 - Hérodote, Enquête 1, 5, 3 à nouveau, puis 2, 147, 1 et 2, 99, 1; enquête sur les sources du Nil et la raison de ses crues: 2, 19, 2-26, 2, en particulier 24, 1; même usage de cette forme du futur performatif en 2, 51, 1 et 3, 103, 1. Pour les modes de l’argumentation hérodotéenne, on lira le chapitre qu’y consacre C.Darbo-Peschanski, Le discours du particulier…, op. cit., p. 127-163.

28 - En plus du prélude, voir Hérodote, Enquête 1, 16, 2 (dit des actions « démontrées » par un protagoniste de l’histoire), 1, 174, 1 (de manière négative), 2, 18, 1 (egò apodeíknumi tôßi lógôßi: démonstration par le biais du discours; voir aussi 2, 15, 1 et 16, 1), etc. Chez Hérodote, le langage de la preuve se combine avec celui de la vue et de la démonstration (au sens propre du terme): voir à ce propos les bonnes propositions de Nagy, Gregory, Pindar's Homer: The lyric possession of an epic past, Baltimore, The Johns Hopkins University Press, 1990, p. 217-230, et les excellentes remarques de Thomas, Rosalind, Herodotus in context: Ethnography, science and the art of persuasion, Cambridge, Cambridge University Press, 2000, p. 190-200 et 221-228, ainsi que les précisions apportées par Egbert J. BAKKER, «The making of history: Herodotus histories apodexis », in Bakker, E. J. et al. (dir.), Brill's companion to Herodotus, Leyde/Boston/Cologne, Brill, 2002, p. 3-32. Voir encore Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse 1, 6, 6.

29 - Aristote, Poétique 17, 1455a 22-b 2; le flou que les manuscrits entretiennent sur la morphologie de ene/argéstata est significatif de la force en acte attribuée à l’image; voir les références que j’ai données à ce propos dans Calame, Claude, « Quand dire c’est faire voir, l’évidence dans la rhétorique antique », Études de Lettres, 4, 1991, p. 3-22 (repris dans Id., Sentiers transversaux. Entre poétiques grecques et politiques contemporaines, Grenoble, Jérôme Millon, 2008, p. 191-204), ainsi que le commentaire de Roselyne Dupont-Roc et Jean Lallot in La Poétique, op. cit., p. 278-279.

30 - Aristote, Rhétorique 3, 1404b 1-2, par référence à Poétique 22, 1458a 18-20.

31 - Aristote, De l’âme 3, 431a 14-b12; et aussi 434a 6-15; voir par exemple à ce propos Klimis, Sophie, Le statut du mythe dans la Poétique d’Aristote. Les fondements philosophiques de la tragédie, Bruxelles, Ousia, 1997, p. 164-171.

32 - Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse 1, 9, 3 (voir supra note 18) et Plutarque, Thésée 1, 3 et 5.

33 - Plutarque, Gloire des Athéniens 346f-7c. On se gardera de suivre à ce propos la ligne d’interprétation proposée par Zangara, Adriana, « Mettre en images le passé. L’ambiguïté et l’efficacité de l’ enargeia dans le récit historique », Mètis, 2, 2004, p. 251- 272, qui, par le biais de la phantasía, sous-estime constamment le rôle joué dans l’évidence discursive par le lógos avec sa capacité de po(i)étique mimétique; voir en revanche l’excellente étude d’ Manieri, Alessandra, L’immagine poetica nella teoria degli antichi, Pise/Rome, Istituti Editoriali e Poligrafici Internazionali, 1998, p. 105-112 et 155-172.

34 - Aristote, Rhétorique 3, 1410b 29-36, 1411 b 1-10 et 1411b 21-12a 10; enérgeia, « force en acte » par opposition à dúnamis comme « force en puissance », voir Métaphysique 8, 1048a 25-29; sur enérgeia et enárgeia, voir mon étude « Quand dire c’est faire voir… », art. cit., p. 18-20, ainsi que A.Manieri, L’immagine poetica…, op. cit., p. 97-104.

35 - Pseudo-Longin, Sublîme 15, 1-2, citant notamment Euripide, Iphigénie en Tauride 291-292, où Oreste est décrit en proie aux visions inspirées par des Furies changeant constamment de forme; voir Sandrine Dubel, «Ekphrasis et enargeia: la description antique comme parcours », in Lévy, C. et Pernot, L. (dir.), Dire l’évidence. Philosophie et rhétorique antiques, Paris/Montréal, L’Harmattan, 1997, p. 249-264, et sur le développement de la notion de fantasias: A.Manieri, L’immagine poetica…, op. cit., p. 51-60.

36 - Denys D’Halicarnasse, Lysias 7, 1-2; sur le concept rhétorique d’evidentia développé à partir de celui des phantasiai, voir Quintilien, Institution oratoire 6, 2, 29-32; voir A.Manieri, L’immagine poetica…, op. cit., p. 126-149.

37 - Sur le sens de apódeixis, voir note 27; quant à la double référence, anaphorique et démonstrative, du déictique hóde, voir les indications que j’ai données dans Claude Calame, « Pragmatique de la fiction: quelques procédures de deixis narrative et énonciative en comparaison (poétique grecque) », in Adam, J.-M. et Heidmann, U. (dir.), Sciences du texte et analyse de discours. Enjeux d’une interdisciplinarité, Genève/Lausanne, Slatkine/Études de Lettres, 2005, p. 119-143.

38 - Références dans C.Calame, «Quand dire c’est faire voir… », art. cit., p. 21-22.

39 - J’ai développé ce concept à propos de la pragmatique des récits héroïques que nous appréhendons comme des « mythes » et des fictions narratives dans Claude Calame, « La pragmatique poétique des mythes grecs: fiction référentielle et performance rituelle », in Lavocat, F. et Duprat, A. (dir.), Fiction et cultures, Paris, SFLGC, 2010, p. 33-56; voir aussi Id., « Fiction référentielle et poétique rituelle: pour une pragmatique du mythe (Sappho 17 et Bacchylide 13) », in Auger, D. et Delattre, C. (dir.), Mythe et fiction, Paris, Presses universitaires de Paris Ouest, 2010, p. 117-135.

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