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Race et Nation au Mexique de L'indépendance a la Révolution

  • Henri Favre (a1)

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Inventer des traditions légitimatrices, trouver des raisons de vivre ensemble et définir un projet d'avenir commun, telles sont les tâches qui attendent les dirigeants de tout pays accédant à l'indépendance et cherchant à se constituer en nation. Ces tâches sont particulièrement difficiles dans un pays où l'héritage colonial a laissé une minorité d'origine européenne en présence d'une nombreuse population indigène. Elles deviennent encore plus complexes quand c'est cette minorité dominante qui a tranché le lien avec la métropole afin de reconduire la structure interne du pouvoir, comme au Mexique en 1821.

Summary

The insurrection of the Indians which broke out in Mexico at the occasion of the war with the United States (1816-1848) provoked the awareness of an Indian problem and the creation of a national project based upon miscegenation. The Indian, recognized as being “civilizable”, is condemned to disappear by means of racial fusion. The importance of the white race in the transmission of characteristics, which is taken as a law, is the guarantee that the biological amalgamation born of such a union will be white. Nevertheless, it is judged wise to entrust the task of “whitening” the country in to the hand of immigrants from Southern Europe which the State has carefully selected.

The socio-economic dimension of the Indian problem is not ignored, however. Rather, until the Revolution, this problem remains within the framework of a racialist paradigm which only very exceptionally leads specialists in the Indian question, even those influenced by theories of social darwinism, to assume racist positions.

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* Texte de la communication présentée au symposium sur « Mouvements ethniques et ethnonationaux en Amérique latine et en Europe centrale et orientale » organisé par l'auteur dans le cadre du sixième congrès de la Fédération internationale d'études de l'Amérique latine et des Caraïbes, Varsovie, 23-26 juin 1993.

1. Voir Lafaye, Jacques, Quetzalcoatl et Guadalupe. La formation de la conscience nationale au Mexique, Paris, Gallimard, 1974.

2. Bradino, David A., Los orlgenes del nacionalismo mexicano, Mexico, SEP, 1973, pp. 150, 198-199. Voir aussi Charles A. Hale, Mexican Liberalism in the Age ofMora, New Haven, Yale University Press, 1968, chap. 7.

3. Luis Mora, José Maria, Obras sueltas, Paris, Librerfa de Rosa, 1837, p. CCLXIII.

4. Alamân, Lucas, Historia de Méjico desde los primeros movimientos que prepararon su independencia en el aho de 1808 hasta la época présente, Mexico, Imp. J. M. Lara, 1852, t. 5, pp. 928929.

5. Sur le libéralisme mexicain, voir les ouvrages classiques de Heroles, Jesûs Reyes, El liberalismo mexicano, Mexico, FCE, 1974, 3 vols ; et de Hale, Charles A., Mexican Liberalism…, op. cit., et The Transformation of Liberalism in Late Nineteenth Century Mexico, Princeton, Princeton University Press, 1989.

6. La liste — au demeurant non exhaustive — de ces mouvements a été dressée par Leticia Reina, Las rebeliones campesinas en Mexico (1819-1906), Mexico, Siglo XXI, 1980. Une interprétation en est proposée par Tutino, John, From Insurrection to Révolution. Social Bases of Agrarian Violence in Mexico, 1750-1940, Princeton, Princeton University Press, 1986.

7. El Monitor Republicano, 21 novembre 1848 et 4 septembre 1849.

8. Otero, Mariano, Ensayo sobre el verdadero estado de la cuestiôn social y politica que se agita en la repûblica mexicana, Mexico, Ignacio Cumplido, 1842; et mexicanos, Varios [Mariano Otero], Consideraciones sobre la situaciôn politica y social de la repûblica mexicana en el aho 1847, Mexico, Valdés y Redondas, 1848, p. 5 ss.

9. Ramirez, Ignacio, Obras complétas, Mexico, Centro de Investigaciones Cientificas Ing. Tamayo, Jorge L., AC, 1984, t. 3, pp. 56.

10. Pimentel, Francisco, Memoria sobre las causas que han originado la situaciôn actual de la raza indigena y medios de remediarla (1864), dans Obras complétas, Mexico, Tip. Econômica, 1903, t. 3, pp. 120, 133.

11. Fondé et dirigé par Porfirio Di'az, le régime porfirien, ou Porfiriat, est cette longue dictature modernisatrice qui va du coup d'État de 1876 à la Révolution de 1910.

12. Comme l'a montré depuis longtemps Martin S. Stabb, « Indigenism and Racism in Mexican Thought, 1857-1911 », Journal of Inter-American Studies, octobre 1959, pp. 405-423. On qualifiera de « racialiste » toute analyse qui découpe le champ social en fonction de catégories raciales. Bien qu'il en soit le plus court chemin, le « racialisme » ne conduit pas nécessairement au racisme, c'est-à-dire à l'affirmation de l'infériorité naturelle — donc irrémédiable — d'une race par rapport à une autre. Sur le positivisme mexicain, voir l'ouvrage classique de Leopoldo Zea, El positivismo en Mexico, Mexico, Studium, 1953. En 1877, l'Asociacion Metodôfila Gabino Barreda, foyer du positivisme mexicain, ouvre un débat sur les théories de Darwin au cours duquel Barreda démontre leur incompatibilité avec la pensée de Comte ﹛Anales de la Asociaciôn Metodôfila Gabino Barreda, 1877, 1.1, pp. 97-186). Néanmoins beaucoup de auxmembres de l'association les acceptent et le journal La Libertad, que fondent la même année les frères Sierra et qui prend « Ordre et Progrès » pour devise, s'en fait le propagateur. A cette époque, Spencer avait manifesté depuis longtemps tout ce qui le séparait de Comte (” Reasons for Dissenting from the Philosophy of M. Comte », The Classification of the Sciences, Londres, Williams and Norgate, 1869). Le syncrétisme, un peu échevelé parfois, dont le positivisme et le darwinisme font l'objet au Mexique — et dans lequel intervient assurément l'effet de mode — a découragé les tentatives d'analyse de William Raat (El positivismo durante el Porfiriato, Mexico, SEP, 1975), qui préfère parler de « scientisme ». On remarquera que les plus « darwinisés » des positivistes mexicains ne renonceront jamais à l'idée qu'une élite éclairée disposant des leviers d'un État fort peut toujours maîtriser les « lois naturelles » et les faire jouer en faveur d'un projet politique. Mais le rôle éminent dévolu à l'Etat, la croyance au primat du politique et la foi dans le volontarisme suffisent-ils pour juger superficielle l'influence du darwinisme social au Mexique ?

13. Comme le disent Moreno, Roberto, La polémica del darwinismo en Mexico, Mexico, UNAM, 1984, pp. 1823, et Charles A. Hale, The Transformation of Liberalism…, op. cit., pp. 206-208.

14. Luis Mora, José Maria, Obras complétas, Mexico, Instituto Mora, 1987, t. 3, p. 427.

15. Francisco Pimentel, op. cit., pp. 133-134.

16. Ibid., pp. 129, 131.

17. Palacio, Vicente Riva, « El Virreinato », dans Palacio, Vicente Riva éd., Mexico a través de los siglos, Mexico, Ballescâ, 1884, t. 2, pp. 908909, 914-915.

18. Bulnes, Francisco, Elporvenir de las naciones latinoamericanas ante las recientes conquistas de Europa y Norteamérica (1899), Mexico, El Pensamiento Vivo de America, s. d., pp. 2021, 26-29.

19. La théorie de Hippolyte Taine selon laquelle la race, le moment et le milieu sont les trois facteurs qui déterminent les sociétés humaines est exposée dans l'Histoire de la littérature anglaise, Paris, Hachette, 1863, 1.1, pp. 22-23. Nous n'avons trouvé de référence explicite à Taine que chez Bulnes, Cosmes et Sierra.

20. [Francisco Cosmes], Junius, « Cartas de Junius », La Libertad, 16 février 1883.

21. Altamirano, Manuel Ignacio, «La instrucciôn obligatoria y la raza indîgena », La Libertad, 28 février 1883.

22. Sierra, Justo, « La instrucciôn obligatoria », La Libertad, 27 février 1883.

23. Voir, par exemple, El Monitor Republicano du 1er juillet 1849, dont l'éditorial déclare que « l'humanité et l'intérêt national réclament que la classe indigène soit éduquée », mais que l'éducation ne transformera pas les Indiens en savants et que, par conséquent, des instituteurs moyennement instruits suffiront pour en faire des « membres laborieux et utiles de la société ». Cette opinion s'exprime de différentes manières, mais toujours un peu honteusement, dans divers articles de presse, généralement non signés, tout au long de la seconde moitié du xixe siècle.

24. El Monitor Republicano, 14 novembre 1867.

25. Boletin de la Sociedad Indianista Mexicana, t. 2, n° 5, p. 65.

26. Francisco Pimentel, op. cit., pp. 143-144.

27. Voir, par exemple, l'éditorial « Comunistas » publié dans El Universal du 28 novembre 1848, première des multiples expressions de cette crainte que la « guerre des castes » ne dégénère en révolution sociale sous l'influence d'agents du socialisme européen qui trouveraient chez les Indiens un terrain favorable à leur propagande. Dans El Universal du 9 février 1894, le Dr M. Flores explique que les Aztèques et les Incas pratiquaient le socialisme d'État et que « trois siècles de conquête et de pseudo-protection ont aggravé cette prédisposition originelle » de la population indigène au communisme.

28. Gagern, Carlos De, « Rasgos caracten'sticos de la raza indigena de Mexico », Boletin de la Sociedad Mexicana de Geografia y Estadlstica, Segunda época, 1869, vol. 1, p. 814.

29. Bon, Gustave Le, Les lois psychologiques de l'évolution des peuples (1894), Paris, Alcan, F., 1902, p. 33.

30. Taine, Hippolyte, Derniers essais de critique et d'histoire, Paris, Hachette, 1894, p. 106.

31. Francisco Pimentel, op. cit., p. 147.

32. Vicente Riva Palacio, op. cit., p. 471.

33. El Monitor Republicano, 26 janvier 1850.

34. El Universal, 9 juillet 1867.

35. Carlos De Gagern, op. cit., p. 817.

36. Voir, par exemple, la série d'articles sur les Indiens d'Amérique du Nord que José Maria Vigil publie en anglais aux États-Unis, et dont une traduction espagnole paraît dans El Monitor Republicano des 27, 28 et 29 juin 1856.

37. El Universel, 11, 14, 17 et 24 juillet 1849.

38. Il y aurait 2,5 millions d'Indiens selon Pimentel (1864) ; 4 millions selon Garcia Cubas (1885) ; 5 à 6 millions selon Rami'rez (1868) ; 14 millions selon Basave (1913). En 1911, le président de la Sociedad Indianista Mexicana, Jesûs Di'az de Léon, « au terme d'une importante étude », estime à 8 millions la population indigène du Mexique.

39. Aragon, Agustin, « Poblaciôn actual de Mexico y elementos que la forman. Sus caractères y su condiciôn social », dans Sierra, Justo éd., Mexico. Su évolution social, Mexico, Ballescâ, 1900, vol. 1, p. 30.

40. Boletin de la Sociedad Indianista Mexicana, 1911, n° 10, p. 94.

41. Barreda, Gabino, Carta que este ilustre filôsofo dirigiô al C. Gobernador del Estado de Mexico, Mariano Riva Palacio, explicando el plan de estudios de la Escuela Nacional Preparatoria, Mexico, Tip. Econômica, 1909, p. 51. La lettre est datée du 10 octobre 1870.

42. Boletin de la Sociedad Indianista Mexicana, 1911, n° 8-9, cité par Batalla, Guillermo Bonfil, « Andrés Molina Enn'quez y la Sociedad Indianista Mexicana : el indigenismo en vispera de la Révolution », Anales del Instituto Nacional de Antropologia e Historia, 1965, vol. 18, p. 221.

43. Spencer, Herbert, « The Principles of Sociology », A System of Synthetic Philosophy, Londres, Williams and Norgate, 1876, p. 592.

44. Gustave LE Bon, « L'influence de la race dans l'histoire », Revue scientifique, 1888, 3e série, t. 41, n° 17, p. 529.

45. Francisco Pimentel, op. cit., p. 146.

46. Francisco Pimentel, op. cit., p. 142.

47. Bon, Gustave Le, cité par Justo Sierra, « Mexico social y poh'tico », Revista National de Letras y Ciencias, 1889, t. 1, p. 17.

48. Justo Sierra, op. cit., p. 16.

49. Ibid., p. 19

50. Limantour, José Ives, « Discurso pronunciado por el Sr. Lie…., secretario de Hacienda, en la ceremonia de clausura del concurso cientîfico nacional » (le 7 janvier 1901), Revista Positiva, 1901, vol. 1, n° 2, p. 63.

51. Enriquez, Andrés Molina, Los grandes problemas nacionales (1909), Mexico, INJM, 1964, pp. 230, 287-291. Sur l'auteur et son oeuvre, on consultera Beni'Tez, Agustfn Basave, Mexico mestizo. Anâlisis del nacionalismo mexicano en torno a la mestizofilia de Andrés Molina Enriquez, Mexico, FCE, 1992.

52. Ibid., pp. 219-220.

53. Ibid., pp. 300-301.

54. Ibid., pp. 257-261.

55. Luis Mora, José Maria, Mexico y sus revoluciones, Paris, Libreria de Rosa, 1836, vol. 1, p. 75. 56. Francisco Pimentel, op. cit., p. 144.

57. Vicente Riva Palacio, op. cit., pp. 472-477. Il est hautement improbable que Riva Palacio ait eu connaissance des travaux de Mendel, qui passèrent inaperçus du vivant de leur auteur et qui ne furent découverts qu'à partir de 1900 par la communauté scientifique. Quant au texte de Pimentel, qui date — rappelons-le — de 1864, il est antérieur d'un an à la formulation des lois de l'hérédité par le moine de Brno.

58. Cosmes, Francisco, La domination espahola y la patria mexicana, Mexico, Imp. de « El Partido Libéral », 1896, p. 83.

59. On ne suivra pas Agusti'n Basave Benîtez, op. cit., trop prompt à soupçonner, dans toute apologie du métissage, une intention génocide. Sauf chez Cosmes, le métissage est généralement conçu comme un moyen de transformer l'Indien, soit en le régénérant, soit en récupérant au profit d'une race nationale les qualités et les vertus qui lui sont explicitement reconnues en plus ou moins grand nombre. L'assimiler à un génocide nous paraît être un grave contresens.

60. Luis Mora, José Maria, Obras complétas, Mexico, Instituto Mora, 1988, vol. 7, p. 277.

61. El Monitor Republicano, 22 juillet 1852.

62. Ibid., 9 janvier 1857.

63. Cubas, Antonio Garcia, « Materiales para formar la estadîstica gênerai de la Repûblica mexicana », Boletin de la Sociedad Mexicana de Geografia y Estadîstica, Segunda época, 1870, vol. 2, p. 388.

64. Francisco Bulnes, op. cit., p. 274.

65. On trouvera des morceaux d'anthologie anti-chinoise dans Bulnes, Francisco, Sobre el hemisferio norte, once mil léguas. Irnpresiones de viaje a Cuba, Estados Unidos, Japon, Cochinchina, Egipto y Europa, Mexico, Imp. de « La Revista Universal », 1875, pp. 209210 ; Sierra, Justo, « Introducciôn histôrico-legal a un ensayo sobre la colonizaciôn » (1876), Obras complétas, Mexico, UNAM, 1984, vol. 4, p. 354; Covarrubias, Francisco Dîaz, Viaje de la Comisiôn astronômica mexicana al Japon, para observar el transita del planeta Venus por el disco del sol, el 8 de diciembre de 1874, Mexico, Imp. C. Ramiro y Ponce de Léon, 1876, pp. 126129; Covarrubias, José, « La inmigraciôn china considerada desde los puntos de vista intelectual y moral », Revista Positiva, 1904, t. 6, n° 6 et 9 ; Romero, José Maria, Comisiôn de inmigraciôn, encargada de estudiar la influencia social y econômica de la inmigraciôn asiâtica en Mexico, Mexico, Imp. Carranza e Hijos, 1911 . Voir également José Izquierdo, Jorge GôMez, El movimiento anti-chino en Mexico, 1871-1934, Mexico, INAH, 1991.

66. Composée de cinq membres, dont José Covarrubias, la commission est présidée par José Maria Romero qui en publiera tardivement le rapport sous son nom (voir José Maria Romero, op. cit.). En 1910, le Mexique ne comptera guère plus de 10 000 Chinois.

67. Sierra, Justo, « Mexico social y politico », Revista Nacional de Letras y Ciencias, 1889, 1.1, p. 19.

68. El Monitor Republicano, 3 décembre 1895.

69. La Libertad, 7 juin 1882.

70. El Monitor Republicano, 6 septembre 1867.

71. Il y a bien quelques irréductibles, tel Federico Mendoza y Vizcaîno, qui voit dans l'immigration protestante un moyen de convertir les Indiens à une religion censément plus progressiste (voir El Monitor Republicano, 25 juillet 1883).

72. La Libertad, 24 juin 1882.

73. Ibid., 1 juin 1882.

74. Ibid., 8 juillet 1882.

75. El Universal, 9 juillet 1867. Carlos De Gagern (op. cit., p. 817) évoque également les femmes de Tehuantepec, qui s'offriraient aux Blancs de passage dans un souci d’ « améliorer leur race ».

76. Pour ce qui est du seul Monitor Republicano, voir les numéros des 15 juillet 1849, 5 mai 1850, 4 juillet 1861, 31 juillet et 19 décembre 1867, et 26 juillet 1883.

77. El Universal, 17 juillet 1848.

78. Turner, John Kenneth, Barbarous Mexico, Chicago, Charles H. Kerr & Co, 1910. Immédiatement traduit en espagnol, l'ouvrage eut un grand retentissement au Mexique où il fut versé au dossier d'accusation du Porfiriat.

79. Voir El Siglo XIX des 3 février 1881, 3 janvier et 18 septembre 1889, notamment.

80. Voir El Monitor Republicano des 18 et 22 juillet 1893 ; et Orozco, Wistano Luis, Législation y jurisprudencia sobre terrenos baldlos, Mexico, Imp. de « El Tiempo », 1895.

81. Pardo, Emilio, «La institution del homestead », Revista Positiva, 1901, vol. 1, n°2, pp. 3348.

82. Andrés Molina Enrîquez, op. cit., p. 131 ss.

83. Creel, Enrique, « Exposiciôn de motivos que présenté el ejecutivo del Estado sobre civilizaciôn y mejoramiento de la raza tarahumara, y ley expedida acerca del asunto por la H. Legislatura » (1906), Agricultura y agrarismo, Mexico, Tip. El Progreso, 1929, pp. 4264.

84. Granados, R. Garcia, « La cuestion de raza e inmigracion en Mexico », Boletin de la Sociedad Mexicana de Geografia y Estadistica, Quinta época, 1908, vol. 3, pp. 327339.

85. Portillo Y Rojas, José LôPez, La raza indigena, Mexico, Imp. Mariano Viamonte, 1904.

86. Andrés Molina Enrîquez, op. cit., pp. 222-223.

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