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Production du Sel et Changement Technique en Chine

  • Jean-Claude Hocquet (a1)

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L'historiographie occidentale s'est tôt intéressée à l'histoire du sel en Chine, non seulement par souci d'exotisme, par curiosité pour un monde lointain qu'elle découvrait avec la même surprise que le Vénitien Marco Polo à la fin du XIIIe siècle, mais aussi parce que le sel fut activement mis au service de la politique financière de l'État impérial comme dans tous les systèmes fiscaux qui faisaient largement recours à la gabelle sur ce produit , avant qu'il ne soit placé au service des politiques impérialistes de l'Occident européen ou américain à partir du milieu du XIXe siècle.

Summary

In China, the production of salt was dispersed throughout the near totality of the territory in independent factories. The Chinese had access to all sources of production: salt-water lakes in the interior, maritime salt-marshes, and the wells of the Sichuan. Throughout the middle ages, Chinese salt-makers produced exclusively ignigenous salt obtained through the boiling of brine. Starting in the 16th century, they began more and more to adopt free and renewable sources of energy: the wind and the sun. In the Sichuan, two innovations of great importance were introduced into the salt-industry: deep drilling provided brine and natural gas. Everywhere the manpower employed in salt-works was considerable. It seems that the technical changes observed in China occurred on the spot, without any influence from Europe, where original techniques were also available, with a growing orientation, beginning in the 18th century, towards the use of charcoal. The sources used in this study comprise works by western historians as well as the results of research recently presented by Chinese historians at the Zigong colloquium (October 1990).

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Notes

* Ce texte est la version remaniée de la communication lue à l'ouverture du premier congrès international de l'histoire de l'industrie du sel en Chine qui s'est tenu à Zigong (Sichuan) du 22 au 26 octobre 1990.

2. Le travail le plus significatif à cet égard est la thèse de Adshead, S. A. M., The Modernization Of the Chinese salt Administration, 1900-1920(Harvard East Asian Séries 53), Harvard Univ. Press, Cambridge (Mass.), 1970, 280 p., qui étudie l'action de Richard Dane pour moderniser le monopole du sel au début de la République.

3. L'une des premières thèses sur la fiscalité chinoise du sel fut soutenue dès 1936 par Dong, Chow Liang, L'impôt du sel en Chine, à la faculté de droit de l'Université de Nancy, 1937, 119 p. Vingt ans plus tard, elle fut suivie de la thèse de Stanislas Ts'Ien, K. P., Production, marché et régie du sel en Chine sous les Song (960-1279), dactyl., Paris, 1958, 227 p. Il serait injuste de ne pas signaler la géographie de J. O. Bushman, qui, en 1906 et 1909, publiait à Leipzig une étude exhaustive des sources du sel à la surface du globe, Das Salz, dessen Vorkommen und Verwertung in samtlichen Staaten der Erde 2 vol. in-4°. St. Lefond, J, Handbook of World salt Resources, New York, 1969, accorde deux pages à la Chine.

4. De-ren, Liu et Pei, Xuen, «On the Control and Exploitation of salt Merchants by the Government of Qing Dynasty», p. 86, dans A Collection of Abstracts of Papers. International Symposium on the History of Chinese salt Industry, oct. 1990, Zigong (Chine).

5. Zhong, Guo Zheng, The Economie History of the salt Industry in the Song Dynasty, Beijing, 1990, 969 p. et ill. (en chinois).

6. S. A. M. Adshead, « salt and Capitalism in Late Impérial and Early Republican China : Three Cases of Rural Proto-Industrialization ? », dans S. A. M. Adshead et J.-C. Hocquet éds, salt and Capitalism (Tenth International Economie History Congress, Louvain 1990), Lille, 1990, utilise: 1) China, Impérial Maritime Customs, salt: Production and taxation, V Office Séries, Customs Papers n° 81, Shanghai, 1906; 2) China, The Chief Inspectorate of the Central salt Administration. Report by sir Dane, Richard, The reorganization of the salt Revenue Administration in China, 1913-1917, Pékin, 1918.

7. Citons les trois volumes très documentés de L'enquête sur les sels conduite en France sous le Second Empire (1866). Cf. J.-C. Hocquet, « Les bouleversements de l'industrie du sel en France aux XIXe et XXe siècles», dans S. A. M. Adshead et J.-C. Hocquet, « salt and Capitalism», op. cit., et du même, « Les mutations du commerce du sel dans l'Europe du Nord au tournant des XVIIIe et XIXe siècles », Revue du Nord (à paraître).

8. Ce n'est pas une des moindres difficultés pour l'Européen, le Français en particulier, que de lire des travaux historiques (même occidentaux) sur la Chine. Indépendamment du fait que la chronologie et la périodisation demeurent fondées sur les dynasties et les règnes, les Français ont longtemps attaché du prix au système de transcription des termes chinois dit de « l'École française d'Extrême Orient » qui a été partout abandonné au profit d'un système international élaboré à Pékin même, le pinyin. Entre les deux systèmes, les écarts sont importants. Une troisième difficulté est propre à l'histoire du sel : les auteurs, germanophones ou anglophones, sont originaires de pays qui, ne connaissant qu'un seul type de fabrication du sel, le sel ignigène d'origine terrestre, disposent d'un vocabulaire technique réduit à ce seul mode de fabrication. L'anglais sait pan est par exemple chargé de rendre la poêle où cuit la saumure sur le feu d'une chaudière et le bassin où, sous l'action du soleil et du vent, la saumure achève de s'évaporer pour laisser cristalliser le sel. L'allemand Salzgarten essaie bien d'introduire une distinction entre ce mode agricole de fabrication et un type industriel plutôt qualifié de Salzsiederei, ou de Salzwerk, mais les mots lui manquent pour désigner les diverses parties de l'installation. On voit alors apparaître des termes qui n'ont pas grande signification pour l'industrie salicole: pourquoi utiliser yard quand le terme générique saline (du latin salina, en allemand Saline) suffirait. De même sont souvent employés les mots d'origine française « parterre » ou « planche », empruntés aux techniques du jardinage, pour désigner une installation saunante à proximité de lacs salés.

9. Metzger, Thomas Albert, « The organizational capabilities of the Ch'ing State in the field of commerce: The Liang-huai sait monopoly, 1740-1840», dans Willmott, W. E., Economie Organization in Chinese Society, Stanford Univ. Press, 1972, pp. 945 , et Metzger, T. A., « T'ao Chu's Reform of the Huaipei salt Monopoly (1831-1833) », Papers of China, 16 (1962), pp. 139 , citent abondamment « Essentials of Liang-huai sait affairs », les salt Laws Gazetteer of the Liangche Zone de 1729 et les salt Laws Gazetteer of the Liang-huai Zone depuis 1693, ou la compilation opérée par Li CH'ENG en 1823. Helen Dunstan, The Ho-tung salt Administration in Ming Times, Ph. D. thesis, Cambridge Univ., 1980, utilise Sub-prefectoral Gazetteer of Hsieh-chou (1525). Hotung Yùn-seu chih de 1660 ; Ho-tung yen-cheng hui-tsuan de 1690 et Ho-tung yen-fa chih de 1727, généralement écrits par de hauts fonctionnaires chargés de la gestion des dépôts ou préposés à la distribution du sel. Ces répertoires contemporains sont la meilleure source pour reconstruire les opérations du monopole du sel. Hans-Ulrich Vogel, Untersuchungen ùber die Salzgeschichte von Sichuan (311 v. Chr.-1911): Strukturen des Monopols und der Produktion, Steiner éd., 1990, cite une compilation des lois sur le sel appliquées au Sichuan éditée par Ding Baozhen, Sichuan yanfazhi. Description des statuts saliniers du Sichuan, 1883.

10. Myers, Ramon H., «The usefulness of local gazetteers for the study of modem chinese économie history : Szechuan province during the Ch'ing and republican periods », Tsing Hua Journal of Chinese Studies, New Séries, 6, 1/2 (déc. 1967), pp. 72102.

11. Rudolph, Richard C., «A second-century Chinese Illustration of salt Mining», dans Sivin, Nathan éd., Science and Technology in East Asia, New York, 1977, pp. 171173 ; Wu Tianying, « A commentary on two well-salt pictures in the Qing dynasty », dans A Collection of Abstracts, op. cit., pp. 49-50 ; Guo Zhueng Zhong, The Economie History, op. cit., a édité à la fin de son livre quelques-unes des plus remarquables de ces illustrations. Cf. aussi Hocquet, J.-C., Le sel de la terre, Paris, 1989, p. 43

12. Hocquet, J.-C., Le sel et la fortune de Venise, vol. 1, Production et monopole; vol. 2, Voiliers et commerce en Méditerranée, 1200-1650, Lille, 1978-1979, 360 p. et 739 p.

13. Ying, Wu Tiang et Rong, Ran Guang ont publié récemment des contrats privés ayant trait à l'économie du sel dans le Sichuan : Zigong Yanye Qiyue Dabgan Xuanji (Selected contracts and Archives of Zigong salt Industry, 1732-1949), Zigong, 1985, 1200 p.

14. HE Weining éd., Tainan, 1951. En 1990 a été publiée à Zigong une autre bibliographie historique de 1 515 ouvrages sur le sel pour les années 1911-1989.

15. J.-C. Hocquet, «Le roi, le marchand, le sel», op. cit., pp. 337-373.

16. Chiang Tao-Chang, The sait industry of China, 1644-1911 : A study in Historical Geography, Ph. D. University of Hawaï, 1975, dont l'auteur donnait la même année un aperçu au temps des Ming: «The Salt Industry of Ming China», The GeographicalReview, 65 (1975), pp. 93-106; Tao-Chang, Chiang, «The sait trade in Ch'ing China», Modem Asian Studies, 17.2 (1983), pp. 197219. Spencer, Joseph Earle, «salt in China», The Geographical Review, 25 (1935), pp. 353366 , a étudié la géographie du sel en Chine au XXe siècle.

17. Hocquet, J.-C., Le sel et le pouvoir, Paris, 1985, pp. 1416.

18. Chiang, «The Salt Industry of Ming China», op. cit., p. 93.

19. Adshead, S. A. M., « The border sait trade in Northwest China, 1900-1950 », Proceedings Of the Third International Symposium on Asian studies, Hong Kong, 1981. Serruys, Henri, « Five documents regarding sait production in Ordos », Bulletin of the School of Oriental and African Studies, 40(1977), pp. 338353.

20. Hocquet, J.-C., «Les Alpes, un marché des sels âprement disputé, XIIIe-XVIIIe siècles», dans Hocquet, J.-C. et Palme, R., Salz in der Rechts- und Handelsgeschichte(Congrès de Hall- /Tirol, 26 sept.-1er oct. 1990), Schwaz, 1991, sous presse.

21. Adshead, S. A. M., « China in Islam : The salt Administration in Sinkiang, 1900-1950», Proceedings of the Sixth International Symposium on Asian studies, Hong Kong, 1984.

22. Le lac salé (lac Hsieh) situé au nord-est de la grande boucle du Huanghe (Fleuve jaune) au sud du Shanxi, à proximité de la ville de Yuncheng et au pied du mont Zhongtiao, a connu, depuis plus de deux millénaires, des transformations incessantes de son mode d'exploitation. Cf. les travaux de Adshead, S. A. M., « Culture and Counterculture in a Chinese salt Division : the Case of Ho-tung », Proceedings of the eigth International Symposium on Asian studies, Hong Kong, 1986, pp. 110 ; Helen Dunstan, The Ho-tung salt Administration, op. cit., et la contribution de H. U. Vogel, « salt from Marshes, Ponds and Lakes», part 37 of «The salt Industry», dans Joseph Needham et al., Science and Civilization in China, 1954. Je remercie M. Vogel de la confiance qu'il m'a témoignée en m'adressant son manuscrit pour relecture.

23. Guo Zhueng Zhong, The Economie History, op. cit., a édité ces deux illustrations. En Europe le premier ouvrage à prêter attention aux techniques industrielles et minières est celui de Agricola, Georgius, De Re metallica, Bâle, 1561 , qui examine les techniques d'extraction du sel et en donne l'illustration.

24. Il demeure étonnant qu'on utilise des balais, fussent-ils de paille de riz assez rigide ou de jonc, pour récolter des cristaux de sel. Ces cristaux ont en effet tendance à s'agglutiner et à adhérer au fond du bassin. Le maniement d'un tel outil ne servait-il pas à rassembler les cristaux de sel sec sur l'aire durcie de stockage où ils s'étaient dispersés ?

25. Dunstan, op. cit., pp. 114-119. Ailleurs, à Lu, la production de sel aurait lieu sur une couche sous-jacente de salpêtre, après avoir mêlé de l'eau douce à la saumure et avec l'aide du vent du sud. Chacun de ces trois agents aurait un grand rôle dans la cristallisation du sel : le salpêtre interviendrait comme absorbeur de la chaleur et catalyseur de réactions chimiques, l'eau douce améliorerait la qualité du sel et favoriserait sa récolte, le vent du sud disperse la vapeur d'eau produite par le lac et accroît le rayonnement solaire sur la saumure (Chai Jiguang, « An Exploration into the Mystery of Lu salt production », A collection of abstracts, op. cit., p. 26.

26. Le sulphate de magnésium (MgS04) est aussi appelé sel d'Epsom, mais le chlorure de magnésium (MgCl) n'est pas le sel de Glauber (sal mirabile) qui désigne le sulphate de sodium (Na2S04). Sur ces aspects, l'excellent livre de Multhauf, Robert P., Neptune's Gift. A History of Common salt, Baltimore 1978, pp. 130134.

27. Vooel, « Salt from Marshes… », op. cit., décrit les changements intervenus dans les techniques d'exploitation du lac Hsieh.

28. Dunstan, op. cit., a dressé la carte de ces endiguements p. 82.

29. Ibid., p. 235.

30. J.-C. Hocquet, « L'évolution des techniques de fabrication du sel marin sur les rivages de l'Europe du Nord-Ouest », dans Hocquet, J.-C. et al. éds., Les hommes et la mer dans l'Europe du Nord-Ouest de l'Antiquité à nos jours, Lille, 1986, 525 p., pp. 3-22.

31. The «Illustrated Boiling of Sea Water» (Aobo Tu): The salt Production Techniques in the Yuan Period (1271-1368), with an Annotated Translation of the Aobo Tu, by Yoshida Tora, traduit et annoté par Hans Ulrich Vogel (sous presse chez Brill à Leyde).

32. Dans le nord de la province du Hébei (ou Hopeh), la région de Changli — aujourd'hui spécialisée dans le sel solaire récolté sur quatre grands salins maritimes et une vingtaine de petits dispersés sur les côtes de la Bohai Wan — avait commencé par faire du sel ignigène et « Changli doit son nom au roseau poussant sur son littoral » (Yan Chengzun, « An Introduction to the history of salt industry in Changlu », A collection of abstracts, op. cit., pp. 24-25). Même là où la mousson était moins sensible et le climat plus ensoleillé, on avait donc commencé par l'étape technique du boiling sait.

33. Dunstan, p. 249.

34. Aobo tu, pp. 288-291.

35. Metzger, pp. 13-14, dont les sources sont salt: Production and taxation, 1906 et LHYFC, 1806, accompagne son texte d'une précieuse carte du Kiangsu vers 1800, qui illustre la complexité de l'organisation géographique de la production et du transport du sel.

36. Adshead, S. A. M., « From Chien to Shai : Chronology of a Technological Révolution », Journal of the Economie and Social History of the Orient, vol. XXXIII, pp. 80104.

37. Au milieu du XIXe siècle, en France, à Salies-de-Béarn, on faisait en poêle ouverte du sel blanc fin, pour lequel on brûlait du bois en fagots (taillis). Pour le gros sel, on utilisait du gros bois qui flambe moins vite. La consommation d'énergie était élevée : il fallait compter en moyenne 2 000 kg de bois par tonne de sel fabriqué, alors qu'une demi-tonne de charbon aurait suffi (Enquête sur les sels, op. cit., II, pp. 421-430). Tout calcul de la dépense énergétique doit faire intervenir les rendements caloriques respectifs du roseau séché, du bois menu, du bois en bûches et du charbon, les rendements à l'hectare des divers types de végétation et leur rythme de renouvellement.

38. Worthy, Edmund E., «Régional Control in the Southern Sung salt Administration», dans Haeger, John Winthrop éd., Crisis andProsperity in Sung China, Tucson, 1975.

39. Piasecki, P., Das deutsche Salinenwesen, 1550-1650, Invention, Innovation, Diffusion, Geschichtswissenchaftliche Beitràge, Bd 104, Idstein, 1987, pp. 6070.

40. Brelot, C. I. et Locateixi, R., Les salines de Salins. Un millénaire d'exploitation du sel en Franche-Comté, Besançon 1981 , ont largement cité les descriptions des XVIe et XVIIe siècles pour le puits de la Grande Saunerie (p. 33 et p. 38), le puits à grès (entendons «à degrés») et le Puits à muire (ibid. et pp. 39, 42) et sa double volée d'escaliers. Dans tous ces cas, on est plus proche de la carrière souterraine voûtée donnant accès aux eaux salées que du puits artésien.

41. Ji Cheng-ming, « A New Investigation on the Starting Time of the Production of Well salt », dans A collection of abstracts, op. cit., pp. 47-48.

42. Cf. la préface (en anglais) de Ran Guangrong (p. 5) au livre de Liu Delin et Zhizheng, Zhou, Study of Ancient Chinese Well-saltInstruments, Zigong, 1990, 319p. avec 203 ill.

43. Vogel, H. U., « The Transmission of the Szechuan Deep Drilling Technique to the West : Facts and Problems », section 37 « The salt Industry », dans Needham, Joseph, Science and Civilization in China (sous presse).

44. Vogel, Untersuchungen iiber die Salzgeschichte von Sichuan, op. cit., pp. 163-176.

45. Adshead, S. A. M., « Tzu-liu-ching, the Chinese Face of Industrialization — Evidence, Facts, Explorations », Proceedings of the Second International Symposium on Asian Studies, Hong Kong, 1980, pp. 110.

46. Le lecteur curieux qui chercherait Ziliuging et Gongjing (ou Furong) sur la carte ne trouverait pas ces deux villes qui ont fusionné pour former la ville unique de Zigong (ou Tsi-gong).

47. Chow Liang Dong, op. cit., pp. 40-49.

48. Dunstan,Poss/W.

49. Metzger, op. cit., pp. 18-19.

50. Adshead, The Modernization of the Chinese salt Administration, op. cit., p. 148.

51. Zigong, outre un remarquable musée du sel aménagé dans le superbe palais de la guilde des marchands de sel du Shaanxi, dispose aussi d'un dépôt d'archives construit spécialement pour abriter les archives du sel de la ville. 52. HE Qing, « A Survey of the Number of salt Workers in Zigong », A collection of abstracts, op. cit., pp. 88-89. 53. Lin Shuhan, «A Study on Chronology of Preparing Brine and Boiling salt along the Coastal Régions in China», A collection of abstracts, op. cit., p. 61.

52. He Qing, « A Survey of the Number of Sait Workers in Zigong », A collection of abstracts, op. cit., pp. 88-89.

53. Lin Shuhan, «A Study on Chronology of Preparing Brine and Boiling Sait along the Coastal Régions in China», A collection of abstracts, op. cit., p. 61.

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