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Le chasseur noir et l'origine de l'éphébie athénienne*

  • Pierre Vidal-Naquet

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Avant et plus encore après la découverte de la Constitution d'Athènes, il y a eu une querelle de l'éphébie athénienne. Ce « service militaire » de deux ans, décrit par Aristote au chapitre 42 de son manuel, est-il une création entièrement artificielle de la politique de Lycurgue (thèse de Wilamowitz) ou au contraire une institution d'origine ancienne, voire très archaïque, que les savants du XIXe siècle comparaient à la cryptie ?

La querelle est aujourd'hui vieillie, et, après les découvertes et les analyses de ces trente dernières années, on se met aisément d'accord sur deux points.

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Cet article a fait l'objet de deux exposés récents, à l'Association pour l'encouragement des études grecques,le 6 février 1967 (résumé dans la Rev. Et. Gr.,1967, pp. XXXXXXI), et à la Cambridge Philological Society,le 15 février 1968. Une version anglaise paraîtra dans les Proceedingsde cette société. Le lecteur voudra bien considérer cet article comme la première esquisse d'un travail en cours.

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page 947 note1 Sur cette querelle, cf. Von Wilamowitz-Moellendorf, U., Aristoteles und Athen, Berlin, 1893, I, pp. 193194 ; Robert, L., Études épigraphiques et philologiques, Paris, 1938, pp. 297307 .avec le texte officiel du serment éphébique) ; Jeanmaire, H., Couroi et Courètes, Lille et Paris, 1939 ; PÉLÉKidis, C., Histoire de l'éphébie attique, Paris, 1962 (avec une bibliographie complète) ; Marrou, H. I., Histoire de l'éducation dans l'Antiquité6, Paris, 1964, pp. 163168 . 521-522, 539-544 ; Vidal-Naquet, P., « La tradition de l'hoplite athénien » in Problèmes de la guerre en Grèce ancienne, (sous la direction de J. P. Vernant), Paris, 1968, pp. 161181 . part. pp. 176-181.

page 947 note2 « La cryptie lacédémonienne », Rev. Et. Gr., 1913, pp. 121-150 .

page 948 note1 Compte rendu, de Brenot, A., Recherches sur Véphébie attique, Paris, 1920, in Rev. Et. Gr., 1921, p. 459 , commentant Const. Ath., 42, 5 .

page 948 note2 Lois, VI, 760 b sq .

page 948 note3 IV, 67-68 .

page 948 note4 Thucydide, VIII, 92, 2 ; Lysias, XIII, 70-73 ; I.G.I”, 11 .

page 949 note1 Cf. Inscr. Cret., I, IX (Dréros), 1, 126-127 ; pour oùoeûto = servir comme jeune soldat dans les forts de la frontière, cf. Van Effentekke, H., « Fortins crétois », Mélanges Ch. Picard, Paris, 1948, pp. 10331046 . pour une distinction nette et officielle du territoire, de deux cités (Argos et Sparte) et de la zone frontière qui les sépare, cf. Thucydide, V, 41, 2 ( = Bengtson, Staatsvertrâge, 192) .

page 949 note2 « L'âge correspondant au sacrifice du xoûpstov et les données historiques du sixième discours d'Isée », Bull. Acad. Roy. Belg. Cl. Lettres, 1953, pp. 358-394 ; pour le sens de l'expression ir.l, Siexlç ripîjaa:, cf. Labarbe, J., La Loi navale de Thémistocle, Paris, 1957, pp. 6775 .t C. PÉLÉKidÏS, op. cit., pp. 51-60 .

page 949 note3 Dittenbebger, Syllogei, 921, 27-28 .

page 949 note4 Voici une liste, certainement incomplète, des « sources », si je puis dire, qui nous donnent ce mythe : Hellanicos, F. Gr. Hist., 4, 125 (323 a, 23) = Schol. T. Piaton, Banquet, 208 d, ; Ephore, F. Gr. Hist., 70, 22 = Harpokration s.v. ‘Aπαxoûptα. ; Conon, Narrationes, F. Or. Hist., 26, 39 ; Strabon, IX, 393 ; Frontin, Stratagèmes, II, 5, 41 ; Polyen, Stratagèmes, I, 19 ; Justin, II, 6, 16-21 ; Pausanias, II, 18, 8-9, IX, 5, 16 ; Eusebe, Chronique, p. 56 (Schoene) ; Jean D'Antioche, F.H.G.,IV, 639, 19 ; Proclus, in Timaeum, 27 e, 88, 11 (Diehl) ; Nonnos, Dionysiaques, XXVII, 301-308 ; Apostolios, Paroem. gr., III, p . 294 (Leutsch) ; Psellos, De Act. nomin., in Migne, P.G.,122, p. 1018 ; Tzetzes, Comm. in Aristoph. Ban., 798, éd. W. J . W. Koster, IV, 3, pp. 907-909, Lycoph., 776 ; Etym. Magn., s.w. ‘AîraxoIIpia, Koupsâkt; ; Lexicon Seguieranum, in Bekker, Anecd. graec., I, pp. 416-417 ; Scholies, Aelius Aristide, III, p. 111 (Dindorf) ; Aristoph., Acharn., 146, Pax, 890 ; Souda, pp. 265, 350, 451, 458 (Adler).

page 950 note1 Cf. L. Robert, Bev. Et. Ane, 1960, pp. 304-305 .

page 950 note2 Brelich, A., Guerre, agoni e cutti nella Grecia arcaica, Bonn, 1961 .

page 950 note3 Sylloge, 8, 485 .

page 950 note4 « Xanthos-Melanthos and the Origin of Tragedy », Class. Rev., 1926, pp. 179- 181, cf. p. 179 .

page 951 note1 Quaest. Conv., 692 d. .

page 951 note2 Berlin, 1889, pp. 225-241 .

page 951 note3 Hermès, 1886, p. 112, n. 2

page 951 note4 F. Gr. Hist., III b II, p. 50 .

page 951 note5 « Gôttliche Synonyme », Rh. Mus., 1898, pp. 329-379 (part. pp. 365-369). Usener suivait une suggestion de E. Maas, Gott. Gel. Anz., 1889, 805, n. 13 ; voir aussi H. Usener, Archiv fur Religionwiss., 1904, pp. 301-313 .

page 951 note6 Farneix, Joum. Hell. Stud., 1909, p. XLVII, Cuits of the Greek States, Oxford, 1909, pp. 130-131. 234-236, interprétation assez proche de celle, signalée infra, de Nilsson ; Cook, A., Zeus, I, Cambridge, 1914, p. 689 ; Rose, H. J ., A Handbook of Greek Literalure, Londres, 1931, pp. 131133 .

page 952 note1 « Der Ursprung der Tragôdie », Neue Jahrb. f. Kl. Alt., 1911, pp. 609-696 = Opuscula Selecta, I, Lund, 1951, pp. 61-110. voir pp. 111-116. .

page 952 note2 Couroi et Comètes, pp. 382-383. .

page 952 note3 Quaest. Graec, 13, 294 bc.. .

page 952 note4 Sources ap. Will, Ed., Korinthiaka, Paris, 1955, pp. 381383 .

page 952 note5 Guerre, agoni e culti…, pp. 56-59. Les remarques de Marie Delcourt, Pyrrhos et Pyrrha, Paris, 1965, p. 18, sont viciées à la base parce que partant de données inexactes

page 952 note6 Gernet, L., « Dolon le loup », Mélanges Cumont, Bruxelles, 1936, pp. 189–20.

page 953 note1 Mélantheus, fils de Dolios, 17, 212; 22, 159 ; Mélanthô, fille de Dolios, 18, 322. Mais Dolios lui-même, le vieux serviteur de Laërte, est un personnage sympathique, 24, 222, 387, 397 sq .

page 953 note2 Helléniques, I, 7, 8 .

page 953 note3 F. Gr. Hist., 334, 2 .

page 953 note4 « Les chlamydes noires des éphèbes athéniens », Rev. Et. Ane, 1941, pp. 163-165 .

page 953 note5 Aeschylus and Athens, a, Londres, 1946, p. 107 .

page 953 note6 Die Bedeutung der Weissen und der Schwarzen Farbe im Kult und Brauck der Griechen und Rômern, Diss. Berlin, 1936 .

page 954 note1 Platon, Lois, I, 633 6 et les scholies, très importantes qui accompagnent ce texte ; Héraclide in F.H.G.II, 210 ; Plutarque, Lycurgue, 28. Un certain Damotélès est, dans la Sparte du m6 siècle, sous Cleomène, le chef de la « cryptie », c'est-à-dire du détachement préposé aux embuscades, cf. Plutarque, Cleomène, 28 .

page 954 note2 H. Koechly, De Lacedaemoniorum Cryptia Commentatio, Leipzig, 1835 = Opuscula philologica, Leipzig, 1881, I, pp. 580-591 ; Wachsmuth, Hellenische Alterthumskunde aus dem Gesichtspunkt des Staats, 2, Halle, 1844, I, p. 462, II, p. 304. On pourra s'amuser à comparer ces interprétations militaires, celle, libérale et quelque peu « Louis-philipparde » du « père de la République » : H. Wallon, « Explication d'un passage de Plutarque sur une loi de Lycurgue nommée la Cryptie », Paris, 1850. La cryptie est, à ses yeux, une institution essentiellement policière .

page 954 note3 Rev. Et. Gr., 1913, p. 142 .

page 955 note1 Plutarque, Lycurgue, 28, 7. Pour une défense du caractère sérieux de cette tradition, cf. M. I. Finley, « Ancient Sparta », in Problèmes de la guerre en Grèce ancienne, p. 147 .

page 955 note2 Cf. Lévi-Strauss, Cl., « Le triangle culinaire », l'Arc, 26 (1966), le Cru et le Cuit , Paris, 1964 ; N. Yalman, « The Raw : the Cooked : Nature : Culture - Observations on Le Cru et le Cuit », in E. Leach, éd., The Structural Study of Myth and Totemism, Londres, 1967, pp. 71-90. Les oppositions que j'ai analysées se trouvent décrites dans un livre que j'ai connu alors que ces pages étaient déjà rédigées : Jaulin, R., La mort Sara, Paris, 1967, pp. 40119 .et 141-171, compte rendu tout à fait saisissant de 1’ « initiation » de son auteur par une tribu du Tchad. Sur un autre type d'opposition entre le guerrier « nu » et le guerrier « équipé », cf. DumÉzil, Maintenant G., Mythe et Épopée, Paris, 1968, pp. 6365 .

page 955 note3 Études sur le vocabulaire grec, Paris, 1956, p. 32 .

page 955 note4 Cambridge, 1966 .

page 956 note1 Les rites de passage, Paris, 1909. Sur le concept d'inversion logique, il faudrait renvoyer à toute l'oeuvre de Cl. Lévi-Strauss ; sur son rôle dans la logique mythique et parfois pseudo-historique des Grecs, cf. S. Pembroke, « Women in charge : the function of alternatives in Early Greek tradition and the ancient idea of « matriarchy », Journal of the Warburg and Courtauld Instituées, 1967, pp. 1-35 .

page 956 note2 Plutarque, Millier, virt., 245 f, Lycurgue, 15, 5 .

page 956 note3 I, 82 .

page 956 note4 Sur les Oschophories, cf. A. Mommsen, Feste der Stadt Athen im Altertum, Leipzig, 1898, pp. 36, 278-282 ; Van Der Loeft, A. Rutgers, « De OschophorIIs », Mnemosyne, 1915, pp. 404415 ; Deubner, L., Attische Feste, Berlin, 1932, pp. 142146 . Severyns, A., Recherches sur la Chrestomathie de Proclus, II, Paris, 1938, pp. 243254 .H. Jeanmaire, Couroi et Comètes, pp. 346-347, 524, 588 ; F. Jacoby, F. Gr. Hist., III b I (1954), pp. 285-304, III b II, pp. 193-222 ; Faure, P., Fonctions des Cavernes Cretoises, Paris, 1965, pp. 170172 .

page 957 note1 Plutarque, Thésée, 22, 4 .

page 957 note2 F. Jacoby, dans le commentaire qu'il a donné aux fragments (328) 14-16 de Philochore, op. cit., pp. 286-289, a réuni la totalité des sources littéraires et lexicales. Le seul document épigraphique significatif est la grande inscription (363 avant J.-C.) qui nous donne le texte d'un accord entre les deux fractions du « génos » des Salaminiens, qu'avait publié avec un commentaire détaillé W. S. Ferguson, Hesperia, 1938, pp. 1-74. Voir maintenant F. Sokolowsky, Lois sacrées des Cités grecques, suppl. Paris, 1962, n° 19 .

page 957 note3 Voir l'inscription, citée ci-dessus, 1. 49. Le même « génos » fournissait aussi les «t deipnophores », les « porteurs de repas » qui ravitaillaient les jeunes gens « reclus » pendant les cérémonies au Phalère. Voir aussi M. P. Nilsson, Amer. Journ. of. Phil., 1938, pp. 731-741 = Opuscula Selecta, I I , 1951, pp. 385-393 .

page 957 note4 F. Gr. Hist., III b II, pp. 200-203. Le sanctuaire d'Athéna Skiras est lui-même défini comme HÇw ir\ç, TCÔXewÇ, hors de la cité (Et. Magn., p. 717, 28) .

page 957 note5 Ces mots signifient à proprement parler : deux enfants ayant leurs deux parents vivants, mais sous l'influence du mot GaXÀôç, la jeune branche, et de cérémonies comme celle des Oschophories, ày.yi.jxki\ç, a évolué vers le sens de porteur de rameaux ; cf. L. Robert, ‘AAtpi8aXrjç, Mélanges W. S. Ferguson, Cambridge, Mass., 1940, pp. 509-520.

page 957 note6 Cf. Plutarque, Thésée, 23, qui cite l'atthidographe Démon ; Proclus, Chrestomathie, (in Photius, Bibliothèque, 239), 88-91 (Séveryns) .

page 958 note1 18-25, 38. Ces faits semblent demeurés inaperçus .

page 958 note2 Solon, 8-9 .

page 958 note3 Proclus, ibid., 91-92: eX-Keio, Ss TOÏS veaviai; 6 x.°P°S x*’ ^Se ta, JjlixÏ] èÇ IxotaTr]? 8è tpuXîjs ëcpï)(3ot SiTipuXXwvio r.pàç à\\i[\ovç, 8pri|xco. « Le choeur suivait les jeunes gens (la procession avec les deux garçons déguisés), et c'est à cette occasion que se chantaient les mélodies (oschophoriques). Des éphèbes de chaque tribu concouraient entre eux à la course » ; cf. aussi Schol. de Nicandre, Alexipharmak., 109. L'inscription citée ci-dessus, p. 957, n. 2, semble bien faire allusion à cette compétition (à‘(j.tXXoç) aux lignes 61-62: « les deux fractions du genos offrent chacune à son tour le sacrifice préparatoire à la compétition ». La tradition littéraire est irrémédiablement confuse. Les sources semblent mêler à tout le moins les noms, de quatre fêtes : les Oschophories, les Skira, les Skirophories et les Thesmophories. La première et la quatrième sont des fêtes de Pyanepsion (les Thesmophories sont réservées aux femmes). Mais qu'en est-il des Skira î Aristodemos (F. Gr. Hist., 383, 9, cité par Athénée, I I , 495 e), auteur béotien de la fin de l'époque hellénistique, attribue aux Skira, fêtes où intervenait, comme dans les Oschophories, Athéna Skiras, la course des éphèbes que, à la suite de Proclus, nous avons attribuée aux Oschophories. Si les Skira, sont, comme le dit un autre texte (Schol., Aristoph. Eccl., 18), une fête célébrée le 12 Skirophorion, c'est-à-dire au mois de juin, il est rigoureusement impossible d'imaginer les coureurs portant des branches de vigne avec des grappes mûres comme le veulent les sources ! C'est pourquoi je né puis suivre F. Jacoby quand il écrit (F, Gr. Hist, III b I, p. 302) : « Notre tradition est parfaitement claire, la procession est attestée pour les Oschophories, la course pour les Skirophories » (ou Skira) et clarifie ladite tradition en proclamant interpolée toute une partie du texte de Proclus. L'existence à Sparte (cf. infra), d'une course rituelle très proche de celle que décrivent nos textes, liée à une fête des phratries et où les coureurs portent eux aussi des grappes de raisin, est un élément de plus en faveur de l'interprétation défendue ici. Sur les Skira, on lira, en dernier lieu : S. Dow et R. F. Healey, A sacred calendar of Eleusis, Cambr., Mass, 1965, (Harvard Theological Studies, XXI) ; voir pp. 16-17, 33, 39-41, 44. Ce livre doit cependant être utilisé avec précaution, comme l'ont montré J. et R. Robert, « Bulletin épigraphique », Bev. Et. Gr., 1963, n° 217, et les auteurs cités, en particulier J. Pouilloux et G. Roux .

page 959 note1 Abistodemos, toc. cit. ;, Proclus, toc. cit., ; Plutarque, Thésée, 22 .

page 959 note2 Cf. Willetts, R., Aristocratie Society in Crète, Londres, 1955, pp. 1114 .

page 959 note3 Inscr. Cret., I, Xvi (Lato), 5, 21 .

page 959 note4 « On appelle en Crète les éphèbes apodromos, parce qu'ils ne participent pas encore aux courses collectives », Eustathe, commentaire de l'Iliade, 1592-58 ; cf. R. Willetts, toc. cit. .

page 959 note5 Les sources sont rassemblées par J. Harrisson, Themis, nouvelle édition, Cleveland, 1962, p. 234 .

page 959 note6 Cf. H. Jeanmaire, Couroi et Courètes, pp. 354-355 ; Delcourt, M., Hermaphrodite, Paris, 1958, pp. 527. où de nombreux exemples sont rassemblés ; voir aussi B. Bettelheim, Symbolic Wounds, Puberty Rites and the Envions maie, 2, New York, 1962, pp. 109- 121 .

page 959 note7 Scholies, d'EimiPiDE, Alceste, 489 .

page 959 note8 Plutarque, Thésée, 23, 3 ; Proclus, op. cit., 89 .

page 959 note9 Cf. Inscr. Cret., I, IX (Dréros), 1, 11-12, 99-100, XIX (Malla), 1, 18, avec lescommentaires de M. Guarducci, p. 87 ; voir E. Schwyzer, Rhein. Mus., 1928, pp. 237-248 ; H. Van Effenterre, Bull. Corr. Hell., 1937, pp. 327-332 .

page 960 note1 Cf. Antoninus Liberalis, Métamorphoses, 17, avec les commentaires de M. Papathomopoulos, édition Budé, sous presse ; voir Willetts, R., Cretan Cuits and Festivals, Londres, 1962, pp. 175178 .

page 960 note2 F. Gr. Hist., 70, 149 in Strabon, 10, 490 .

page 960 note3 Études sur le vocabulaire grec, p. 40 sq .

page 960 note4 Lois, VI, 760 e-761 a. .

page 960 note5 C. 559 (1914). Sur la chasse dans la Grèce classique le travail capital demeure, Mannes, O., Veber die Jagd bei den Griechen, Progr. Cassel, 1888, pp. 7-38, 1889, pp. 3-20, 1890, pp. 321 . La somme romaine de J. Aymard, Cynegetica, Paris, 1951, contient aussi quelques informations sur le monde grec. Voir aussi : Brelicb, A., Gli eroi greci, Rome, 1958 (index, s. v. CacciaJ. .

page 960 note6 Dans le fameux débat sur les vertus comparées de l'hoplite et de l'archer (Euripide, Héraclès, 153-158), l'archer est condamné comme chasseur de bêtes fauves .

page 960 note7 Lois, VI, 822 rf-824 a. .

page 961 note1 Néméennes, III, 51 sq .

page 961 note2 Cf. P. Chantraîne, op. cit., pp. 64-65, qui s'appuie sur De La Costemesseliere, P. Fkotier, AU Musée de Delphes, Paris, 1936, pp. 130152 .

page 961 note3 AthÉNÉE, I, 18 a. .

page 961 note4 Lycurgue, 12, 4 .

page 961 note5 Bép. Lac, 6, 3-4 .

page 962 note1 Oppien, Cynégétique, 2, 25 .

page 962 note2 Antoninus LibÉRalis, Metamorph., 12 .

page 962 note3 Gli Eroi Greci, Rome, 1958, p . 211, n. 51 ; Xénophon, Cynégétique, II, 3 .

page 962 note4 Aristophanes Lysistrata, Berlin, 1927, pp. 169-170.

page 962 note5 Cynégétique, II, 28-29. Orion est aussi, primitivement, un destructeur de bêtes fauves, un tueur armé d'une masse de bronze ; cf. Odyssée, 11, 572 sq. ;, le premier chasseur « à dresser les pièges pour les bêtes » fut, selon, Plutarque, Amat., 7576, Aristée .

page 963 note1 VIII, 6, 4 .

page 963 note2 Euripide, fr. 510 (Nauck) ; Théognis, 1291-4 ; [Hésiode], fr. 73, 2 ; 76, 5, 20 (Merkelbach-West) ; Apollodore, III, 9, 2 ; Aelien, Var. Hist., 13, 1 ; XÉNophon, Cynégétique, I, 7 ; Patjsanias, V, 19, 2. On trouvera les sources littéraires sur Atalante par ex. dans la dissertation de W. Immebwahr, De Atalanta, Berlin, 1885. L'essai de Bowra, C. M., « Atalanta in Calydon », Essays by divers Hands, XXV = Transactions of the Royal Soc. of Lit. of the V. K., Oxford, 1950, pp. 5169 . bien que consacré principalement à un poème de Swinburne, est suggestif. Sur l'épisode des pommes, cf. J. Trumpf, Hermès, 1960, p. 20 .

page 963 note3 ‘AvSpoTtai; àvrip, un homme enfant, dit Eschyle, Sept, 533 ; le nom même signifie « au visage de jeune fille » .

page 963 note4 Apollodore, III, 9, 2 ; Ovide, Métamorph., 10, 560-680 ; Mythographe du Vatican, I, 39 (Mai) .

page 964 note1 A la lumière de cette constatation je montrerai prochainement que le Philoctète, de Sophocle peut et doit être expliqué comme une tragédie de l'éphébie, le héros étant naturellement le jeune Néoptolème .

page 964 note2 Xénophon, dans toute la partie de son oeuvre qui est consacrée à la guerre et à la chasse, symbolise à merveille cette évolution. Quand il recommande la chasse aux jeunes gens et aux adultes comme une façon effective de se préparer à la guerre, il polémique contre la tradition hoplitique. Tout cet aspect polémique semble être passé à peu près inaperçu .

page 964 note3 Voir par exemple Dumézil, G., l'Idéologie tripartite des Indo-Européens, Bruxelles, 1958, pp. 5758 .

page 964 note4 Voir Dumézil, G., Horace et les Curiaces, Paris, 1942, p. 87 , Aspects de la Fonction guerrière chez les Indo-Européens, Paris, 1956, p. 23 ; cf. aussi F. Vian, « La fonction guerrière dans la mythologie grecque », in Problèmes de la guerre en Grèce ancienne, pp. 53-68 .

page 964 note5 1, 68. .

* Cet article a fait l'objet de deux exposés récents, à l'Association pour l'encouragement des études grecques,le 6 février 1967 (résumé dans la Rev. Et. Gr.,1967, pp. XXXXXXI), et à la Cambridge Philological Society,le 15 février 1968. Une version anglaise paraîtra dans les Proceedingsde cette société. Le lecteur voudra bien considérer cet article comme la première esquisse d'un travail en cours.

Le chasseur noir et l'origine de l'éphébie athénienne*

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