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La comptabilité des entreprises agricoles dans l'économie physiocratique*

  • Jean-Claude Perrot (a1)

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Le Tableau économique de François Quesnay présente en 1758 une des premières analyses macro-économiques de la société articulée en grands agrégats : producteurs, classe stérile, groupe des propriétaires. Un peu plus tard dans la Philosophie rurale (1763), le même auteur et le marquis de Mirabeau amplifient leur commentaire ; pour le secteur agricole, les origines micro-économiques du modèle apparaissent dorénavant en clair ; cependant les sources empiriques du schéma souffrent toujours d'obscurités. Suffit-il d'écrire — comme à l'ordinaire aujourd'hui — que les concepts utilisés dans les comptes privés inspirent à chaque époque les catégories de l'analyse globale ? Non. L'école employa des observations concrètes pour étayer sa description des producteurs. Comment les a-t-elle vérifiées et charpentées ? Quelles archives comptables peut-elle offrir à l'histoire de l'économie rurale ?

Summary

Since the eighteenth century, macroeconomic theories have developed in the course of an uninterrupted dialogue with microeconomic observation. This study attempts to examine the precise inquiries into the state of agriculture that the physiocrats used in elaborating and then verifying their Tableau economique. The detailed information they gathered is contained in Philosophie rurale and Ephemerides du Citoyen. It seems that these economists were responsible for decisive advances in the way farmers kept their accounts; and these improvements were subsequently adopted by all agronomists. However, the circulation of wealth that they describe at the level of the kingdom as a whole departs from observed reality and attributes optimal proportions to the monetary exchanges between the various categories of actors involved. The examination of physiocratic microeconomics therefore allows us to distinguish between what pertains to the actual situation in the eighteenth century and what derives from the theoretical norm. This point of view may be profitable to both the historian and the student of epistemology.

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Cet article a été écrit pour les Mélanges en l'honneur de L. Dermigny. Je remercie les éditeurs de cet ouvrage d'autoriser la prépublication qui en est faite ici.

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Notes

1. Depuis l'œuvre de G. Weulersse, le développement de la comptabilité nationale a provoqué le regain des études économiques sur la physiocratie. Voir surtout J. R. Boudeville, « Les physiocrates et le circuit économique», Revue d'économie politique, 1954, pp. 456-481 ; A. Phillips, « The Tableau économique as a simple Léontief model », Quarterly Journal of Economies, 1955, pp. 137-144 ; François Quesnay et la physiocratie, 2 vol., Paris, 1958, spécialement dans le tome I, les contributions de J. J. Spengler, J. Molinier, J. Bénard, L. Salleron, H. Woog ; P. L. Meek, « The Physiocratic concept of Profit », Economica, XXVI, 1959, pp. 39- 53 ; J. Molinier, Les métamorphoses d'une théorie économique, Paris, 1959 ; I. Hishiyama, « The Tableau économique of Quesnay, its analysis, construction and application », Kyoto University Economie Review, XXX, 1960; R. L. Meek, The Economies of Physiocracy. Essays and translations, Londres, 1962 ; P. Buffandeau, « Le Tableau économique dans l'histoire de la pensée économique », Revue d'histoire économique et sociale, 1967, pp. 381-401 ; T. Sakata, « On various forms of Quesnay's Tableau économique », The Annals of the Histsubashi Academy, IX, 1968, pp. 14-56 ; H. Higgs, The physiocrats, New York, 1968 ; M. Lutfalla, Tableau économique des physiocrates, Paris, 1969, avec une préface ; R. V. Eagly, « A physiocratic model of dynamic equilibrium », Journal ofPolitical Economy, vol. 77, 1969 ; J. Nagels, Genèse, contenu et prolongements de la notion de reproduction du capital selon K. Marx, Boisguillebert, Quesnay, Léontief, Bruxelles, 1970 ; A. Sauvy, « Historique de la comptabilité nationale », Économie et statistique, 14, 1970, pp. 19-32 ; R. Grandamy, La physiocratie. Théorie générale du développement économique, Paris, 1973 ; V. Foley, « An origin of the Tableau économique », History ofPolitical Economy, vol. 5, 1973 ; W. A. Eltis, «François Quesnay. A reinterpretation, 1. The Tableau économique », Oxford Economie Papers, 27, n° 2, 1975, pp. 167-200 ; H. G. Johnson, « Quelques réflexions sur le Tableau économique de Quesnay », Revue d'économie politique, 1975, pp. 397- 409, traduction de M. Lutfalla. Les textes de Quesnay sont disponibles grâce à la réédition de 1TNED (1958, voir plus haut). Les compléments.et corrections sont apportés par M. Kuczynski et R. L. Meek, Quesnay's Tableau économique, edited with new material, translations and notes, Londres, 1972, ainsi que dans M. Kuczynski, F. Quesnay, Okonomische Schriften, I, 1757-1759, Berlin, 1971.

2. J. Boutan, « Réflexion sur les relations entre comptabilité d'entreprise et comptabilité nationale», Études et conjoncture, août 1967.

3. Weulersse, G., Le mouvement physiocratique en France, t. II, Paris, 1910, pp. 310311 ; Goudar, A., Les intérêts de la France mal entendus…, t. I, Amsterdam, 1756, pp. 9106, 127-158.

4. Dernier bilan par J. Hecht, La vie de François Quesnay, au t. II des publications de l'INED, p. 254.

5. Herbert, C. J., Essai sur la police générale des grains, sur leurs prix et sur les effets de l'agriculture, Berlin, 1755 , édition consultée, 1757, pp. 60-61.

6. Duhamel du Monceau, Traité de la culture des terres, t. I, pp. 1-11 ; « On peut dire que le fabricant exerce son industrie sur le produit de celle du cultivateur », t. IV, pp. XCIII. Sur la nouvelle agriculture préconisée par l'auteur, voir A. J. Bourde, Agronomie et agronomes en France au XVIIIe siècle, 3 vol., Paris, 1967.

7. Une seule exception : au tome V (publié en 1757), p. 158, Duhamel reproduit une lettre du procureur du roi à Verdun dans laquelle le produit net s'obtient par déduction cumulée de tous les prélèvements en nature, semences, dîme, terrage.

8. Dupré de Saint-Maur, op. cit., p. 26, 1746 ; O'Heguerty, lre partie, pp. 72-74, 1757.

9. G. Weulersse, op. cit., t. II, p. 125. Cf. encore F. Quesnay ; «Dans la recherche de la vérité par le calcul, toute la certitude est dans l'évidence des données », (Premier) problème économique, août 1766, éd. de l'INED, p. 873, n° 14 ; Mirabeau, Philosophie rurale, éd. en 3 vol., préface.

10. Dans l'édition de l'INED, J. Hecht fait le point des sources micro-économiques où l'auteur a pu puiser. Le rôle de Leroy mériterait une étude spéciale, sa collaboration à l'Encyclopédie fut importante, on lui doit les articles « Engrais », « Fermier », « Economie rustique », « Forêt », « Garenne », « Histoire naturelle », « Vénerie ». Les rapports de Quesnay avec Diderot dans les années 1750 restent assez obscurs. Le maître d'œuvre du dictionnaire a lui-même écrit les textes de « Labourage », « Agriculture », « Économie rustique », « Laboureur » en empruntant beaucoup à Duhamel du Monceau, tandis que dans « Culture », F. Véron de Forbonnais expose le système de Norfolk (suppression de la jachère, prairies artificielles, essartage des bois, commercialisation des produits).

11. Weulersse, G., Les manuscrits économiques de F. Quesnay et du marquis de Mirabeau, Paris, 1910, p. 38 ; Mémoires de Madame du Hausset, t. III, p. 119, par A. Oncken, 1888, p. 125.

12. Mirabeau, Tableau économique avec ses explications, 1759, p. 200 ; Économiques, t. III, 1769, pp. 189-199; N. Baudeau, «Explication du Tableau économique», Éphémérides du citoyen, XI, 1767, p. 147 ; F. Quesnay, « Analyse de la formule arithmétique du Tableau économique », éd. de l'INED, p. 796. Sur l'emploi de la cartographie pour relier les observations microéconomiques à l'analyse régionale, voir du même auteur, les articles « Hommes » (INED, p. 571) et « Grains » (INED, pp. 461-470).

13. Sur les sociétés d'agriculture, G. Weulersse, op. cit., t. II, pp. 160 ss ; E. Justin, Les sociétés royales d'agriculture au Xviiie siècle (1757-1793), Saint-Lô, 1935.

14. Weulersse, G., Les manuscrits économiques…, p. 87.

15. Mirabeau, Philosophie rurale, t. II, pp. 231, 236-246, 277-281.

16. Éphémérides du citoyen, t. XII, 1767, p. 73. Les résultats de Butré paraissent en livraison depuis le tome IX de la même année.

17. Journal de l'agriculture, du commerce, des arts et des finances, nov. 1766, pp. 116 ss ; sur l'identification de l'auteur voir G. Weulersse, op. cit., t. I, p. 352.

18. Successivement, Éphémérides du citoyen, 1768, t. I, pp. 64 ss ; 1772, t. II, pp. 24 ss ; 1775, t. IX, pp. 110-130; 1776, t. III, pp. 41-47.

19. O. de Serres, Le théâtre d'agriculture et mesnage des champs, éd. de 1804-1805, t. I, p. 185, t. II, préface p. xix. Chez DieudonnÉ, Statistique du département du Nord, t. I, p. 602.

20. Sur ce grand sujet, G. Weulersse, op. cit., t. I, pp. 88-92, 324-366 ; Ch. Rebeyrol, De la grande et petite culture chez les physiocrates, Paris, 1912, 146 p. ; le point final est posé, historiquement, par Isoré en 1802, Traité de la grande culture des terres.

21. «Vrais principes du droit naturel», Éphémérides du citoyen, t. III, 1767, p. 165.

22. Journal de l'agriculture…, septembre 1765, pp. 7-100 et juillet 1766.

23. Éphémérides du citoyen, 1767, t. IX à XI, surtout, t. XI, pp. 83 ss, les physiocrates homogénéisent leurs mesures, l'arpent est de 100 perches (pied de roi) soit 51 ares 7 centiares. Le setier de froment retenu est celui de Paris (240 livres pesant, 12 boisseaux) soit 1,56 hl. Le quintal pèse 100 livres de 16 onces.

24. le Large, J. A., Mémoires sur l'agriculture en général et en particulier sur la culture et le défrichement des terres…, Paris, 1762 , spécialement pp. 35, 122…, pp. 151-163.

25. H. Goyon de la Plombanie, La France agricole et marchande, Avignon (Paris, 1762, 2 vol., voir t. I, pp. 203-260). L'arpent vaut ici 1 000 toises carrées contre 1 344 dans les calculs normalisés des physiocrates, soit 38 ares. Sur les terres de la vallée de la Dordogne, du Bordelais et celles des Cévennes, t. II, pp. 95 ss ; l'ouvrage reprend d'autre part la méthodologie macroéconomique, t. II, p. 219 : «Calcul politique des revenus du royaume, tels à peu près qu'ils étaient avant cette dernière guerre ».

26. J. F. de Barandiéry Montmayeur, comte d'Essuile, Traité politique et économique sur les communes…, Paris, 1770, références prises dans la deuxième édition, 1778, pp. 94 ss ; Munier, E., Essai d'une méthode générale propre à étendre les connaissances des voyageurs…, Paris, 1779, 2 vol., t. I, pp. 209225, 228-230; t. II, pp. 436 ss ; Rey de Planazu, Œuvres d'agriculture et d'économie rurale, \” éd. en 1786 sous forme de cahiers, rééd. Paris, an X. Comptes de Beaumont en tête de l'ouvrage, sans pagination, voir ensuite pp. 2-12, 68 ss.

27. J. Boutan, op. cit., pp. 11 ss ; J. Molinier, «Le système de comptabilité nationale de François Quesnay », dans l'édition des œuvres par l'TNED, t. I, 1958, pp. 75-104.

28. Le taux de rendement économique serait mesuré par le rapport Profit/Capital ou encore par le produit de deux rapports : Profit/Valeur ajoutée, Valeur ajoutée/Capital.

29. J. Molinier, op. cit., pp. 75-104.

30. de Nemours, Dupont, De l'exportation et de l'importation des grains, Paris, 1764, pp. 2236.

31. Belli'al des Vertus, Essai sur l'administration des terres, 1959, p. 35.

32. Article «Fermiers” (éd. de l'INED, p. 443) : «On ne compte point les fourrages, la récolte les fournit et ils doivent être consommés à la ferme pour fournir les fumiers. »

33. Éphémérides du citoyen, t. IX, 1767, p. 59.

34. Turgot a conscience de ce progrès décisif dès 1763 dans ses « Observations sur un projet d'édit remplaçant les vingtièmes » (G. Schelle, Œuvres de Turgot et documents le concernant, t. II, Paris, 1913-1923, p. 290) : « Estimer les terres est une science dont il n'y a pas plus de huit ans que les premiers principes sont posés. On ignorait jusqu'alors que, pour connaître le revenu, il fallait défalquer de la valeur totale du produit, tous les frais de culture et l'intérêt des avances du cultivateur. »

35. A. Smith, Richesse des nations, livre II, chap. i.

36. Journal de l'agriculture…, septembre 1765, p. 96. Cf. encore du même auteur De l'exportation et de l'importation des grains, Paris, 1764, p. 10. Et les « Éléments de la philosophie rurale» publiés dans les Éphémérides du citoyen, t. IV, 1767, p. 87.

37. J. Molinier, « Le système de comptabilité… », édition de l'INED, pp. 97 ss.

38. Éphémérides du citoyen, t. IV, 1767, p. 87, «Éléments de Philosophie rurale».

39. «Précis de l'instruction de la classe productive », Éphémérides du citoyen, t. XI, 1768, pp. 123, 138-139.

40. H. G. Johnson dans « Quelques réflexions sur le Tableau économique de Quesnay », Revue d'économie politique, mai-juin 1975, pp. 397-409, estime dans une perspective macro-économique que l'amortissement du capital agricole circulant est compté deux fois. Il serait d'abord déduit du revenu brut, puis de nouveau prélevé sur le revenu net. L'analyse micro-économique ne ratifie pas cette conclusion. Les reprises du fermier amortissent le capital circulant et une partie du capital fixe. C'est au propriétaire de décider s'il doit entretenir, et dans quelle proportion, un investissement foncier (autre partie du capital fixe) pour que la production se renouvelle à l'identique ou même s'intensifie. Il est donc intéressant de savoir comment se ventile le pseudo-produit net.

41. E. Justin, op. cit., pp. 217-220. On se remémore d'autre part la fameuse analyse de K. Marx dans ses Théories sur la plus-value, t. I, Paris, 1974, pp. 43 ss : chez les physiocrates, le profit du fermier apparaît seulement comme « une espèce de salaire supérieur » alors qu'il fait déjà partie de la plus-value ; la rente foncière dans son ensemble est une « plus-value à la puissance deux ». Le reliquat estimé par Saint-Péravy nous introduit à un troisième degré de l'accumulation du capital.

42. « Mémoire sur l'agriculture » dans L'ami des hommes, 5’ partie, 1760, p. 89 ; « Deuxième lettre sur la stabilité de l'ordre légal», Éphémérides du citoyen, t. XI, 1768, p. 155.

43. Éphémérides du citoyen, t. VI, 1767, pp. 86-87. Dans le même sens, Auxiron, Principes de tout gouvernement, t. II, 1766, pp. 275-277 : « Tout le monde dit, ce n'est pas mon fermier qui paye la taille, c'est moi-même, on a raison. »

44. Mirabeau, Économiques, t. III, pp. 153-154 ; également [Bellial des Vertus], Essai sur l'administration des terres, Paris, 1759, pp. 102-103, 193, etc.

45. A. Goudar, Les intérêts de la France mal entendus, t. I, 1756, p. 56 ; abbé Coyer, Chinki, Histoire cochinchinoise qui peut servir à d'autres pays, 1768, pp. 17-18; Boncerf, Les inconvénients des droits féodaux, 1776, p. 6, n° 1.

46. « Opérations paternelles en France. Article premier, abolition du droit de parcours et d'herbes mortes dans la province de Béarn », Éphémérides du citoyen, t. XI, 1770, pp. 219-220.

47. Par exemple, Journal de l'agriculture…, septembre 1766, p. 38 ; Mirabeau, «Éloge de Sully », Éphémérides du citoyen, t. VII, 1770, p. 19 ; Turgot, Réflexions sur la formation et la distribution des richesses, éd. de 1788, § xxi, pp. 29-30 et plus synthétiquement, G. Weulersse, op. cit., t. I, pp. 435-438.

48. K. Marx, Théories sur la plus-value, t. I, 1974, pp. 38 et 81.

49. « Des caractères de la grande et de la petite culture par M. C. », Éphémérides du citoyen, t. VI, 1767, pp. 76-105.

50. «Instruction de la classe productive », Éphémérides du citoyen, t. XI, 1768, p. 157. La Salle de L'Étang se lamente dans son Manuel d'agriculture, 1764, p. 426 : « On trouve des fermiers… (qui) ne cherchent… qu'à vivre, à occuper une famille et à s'occuper eux-mêmes sans s'embarrasser de ce qu'il en arrivera. »

51. Turgot, Réflexions sur la formation et la distribution des richesses, éd. de 1788, § xiv ; Ch. de Butré, « Apologie de la science économique sur la distinction entre la grande et la petite culture», Éphémérides du citoyen, t. IX, 1767, p. 61.

52. J. J. Spengler, « Mercantilistes, physiocrates et théorie de la croissance », dans le recueil collectif sous la direction de B. F. Hoselitz, Théorie de la croissance économique, tr. fr. Paris, 1970, pp. 1-136, spécialement pp. 77-78. Rappelons les principaux rapports du système physiocratique : Reproduction /Avances annuelles = 5/2 ; Reproduction/Avances primitives annuelles = 5/1; Reproduction/Investissement annuel en avances foncières = 5/0,67; Reproduction/ Produit net = 5/2 ; Reproduction/Reprises = 5/3.

53. 1. Ferme de 360 arpents en Picardie (Butré, Éphémérides…, t. IX, 1767, pp. 24 ss ; 2. Ferme de 750 arpents à Bernoville, élection de Guise, généralité de Soissons (id., pp. 41 ss) ; 3. Ferme de 360 arpents au Lisoir, élection de Saint-Quentin, généralité d'Amiens (Mirabeau, Philosophie rurale, t. II, pp. 231 ss) ; 4. Ferme de 65 arpents à une lieue de Lille dans la châtellenie (O. de Serres, rééd. annotée de 1804-1805, t. I, pp. 185 ss en note) ; 5. Ferme de 180 arpents en Beauce, élection de Beaugency (Bigot de la Touanne, Journal de l'agriculture, nov. 1766, pp. 113 ss ; 6. Ferme de M. de M. (Bassin parisien, sans précision), Éphémérides…, t. IX, 1775, pp. HOss; 7. Métairie de 135 arpents, paroisse de Dornes près de Nevers (Butré, Éphémérides…, t. X, 1767, pp. 109 ss) ; 8. Métairie de 160 arpents près de Nevers (Butré, Éphémérides, 1767, t. X, p. 78 ss); 9. Métairie de 175 arpents à Apremont en Berry (Butré, Éphémérides…, t. X, 1767, pp. 83 ss) ; 10. Domaine en métairie de 1 072 arpents à Preuilly-sur-Claise (Butré, Éphémérides…, t. X, pp. 123 ss ; 11. Domaine de 436 arpents en quatre métairies dans le Poitou aux confins du Limousin (id., t. X, 1767, pp. 92 ss) ; 12. Domaine en sept métairies de 780 arpents au même lieu (id., t. X, 1767, pp. 102 ss) ; 13. Domaine de 639 arpents en cinq métairies dans le Berry aux confins de la Marche (id., t. X, 1767, pp. 115 ss) ; 14. Deux métairies, 71 arpents à La Roussalie et Leycuras, paroisse de Concèze, élection de Brive, généralité de Limoges (Mirabeau, Philosophie rurale, t. II, pp. 336 ss). Les unités de mesure sont homogènes (arpent de Paris). Les travaux historiques qui permettraient une étude parallèle sont innombrables et hors de propos dans cette présentation de documents. Je prends le parti de les taire entièrement.

54. Sur cette importante question, J. J. Spengler, « Mercantilistes, physiocrates et théorie de la croissance », dans B. Hoselitz, Théories de la croissance économique, 1970, pp. 77-78. Voir aussi le brillant travail de J. Nagels, cité plus haut.

55. Mes calculs éliminent des avances primitives les meubles propres du ménage paysan et font glisser les semences des avances primitives aux avances annuelles.

* Cet article a été écrit pour les Mélanges en l'honneur de L. Dermigny. Je remercie les éditeurs de cet ouvrage d'autoriser la prépublication qui en est faite ici.

La comptabilité des entreprises agricoles dans l'économie physiocratique*

  • Jean-Claude Perrot (a1)

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