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Des coolies aux Chinois d’outre-mer. La question des migrations dans les relations sino-américaines (années 1850-1890)

  • Éric Guerassimoff (a1)

Résumé

Le traité Bayard-Zhang marque un tournant dans l’approche chinoise de la question migratoire dans les relations entre la Chine et les États-Unis d’Amérique. A partir de 1885, les demandes vigoureuses et répétées des ministres chinois à Washington au sujet des indemnités à verser aux victimes des émeutes anti-chinoises tranchent nettement avec l’attitude plutôt conciliante de l’empire Qing vis-à-vis des États-Unis concernant l’émigration. Cette convention se distingue également par les échanges qu’elle a suscités en Chine, non seulement parmi les fonctionnaires concernés ou intéressés par cette question, mais aussi entre l’administration et les émigrés. L’article s’efforce de souligner le rôle de ces divers acteurs chinois dans la définition de l’émigration qui est ébauchée en Chine au cours des années 1880. Cette perspective amène à mettre en valeur les origines politiques de la conceptualisation de l’émigré par le gouvernement impérial, assez souvent négligées au profit des ressorts économiques et financiers qui animent la vision utilitariste de ces processus.

Abstract

Bayard-Zhang Treaty is a watershed in the Sino-American relations on immigration. This article evaluates Chinese records in dealing with immigration controversy during the period 1888 through 1894, reviewing Zhang Yinghuan’s active role in the definition of migration policy for China. Although such many historians call the Bayard-Zhang Treaty a “fiasco”, Chinese minister done his best under the given circumstances. But in Guangdong, for the first time, a relatively broad spectrum of Chinese businessmen, coolies and others organised popular opposition to the new treaty and US Chinese exclusion laws. This article provides a Chinese internal approach of this emigration issue, based on these Chinese actors viewed through the discussions about the Bayard-Zhang Treaty. It suggests an emerging conviction of political grounds versus economic and financial ones in Chinese imperial emigration policy’s making process during the late nineteenth century.

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1 - Un exemple, parmi beaucoup d’autres, mais significatif dans la mesure où il émane d’un historien chinois récemment installé aux États-Unis: Haiming, Liu, «Chinese exclusion laws and US: China relationship», The Journal of interdisciplinary studies, 16, 2003, pp. 151-156 .

2 - C’est le cas de l’étude la plus exhaustive sur ces questions: Shih-Shan Henry, Tsai, China and the overseas Chinese in the United States, 1868-1911, Fayetteville, University of Arkansas Press, 1983, p. 89 sqq .

3 - Voir, par exemple, Hunt, Michael, The making of a special relationship: The United States and China to 1914, New York, The Columbia University Press, 1983, pp. 104-107 , écrit à la même époque, et Swisher, Earl, «Chinese representation in the United States, 1861-1912» (1967), in RAE, K. W. (éd.), Early Sino-American relations, 1841-1912: The collected articles of Earl Swisher, Boulder, Westview Press, 1977, pp. 163-203 .

4 - Parmi de nombreux travaux, voir R.Godley, Michael, The mandarin-capitalist from Nanyang. Overseas Chinese enterprise in the modernization of China, 1893-1911, Cambridge, Cambridge University Press, 1981 , et Bolt, Paul, China and the Southeast Asia’s ethnic Chinese: State and diaspora in contemporary Asia, Westport, Preager, 2000, pour les aspects plus contemporains.

5 - D’après Hubert Howe Bancroft, qui s’appuie sur le témoignage de Daniel Cleveland, les premiers Chinois arrivés en Californie sont deux hommes et une femme, qui débarquent du Eagle à San Francisco en 1848 ( Bancroft, Hubert Howe, History of California, Santa Barbara, W. Hebberd, [1890] 1970, vol. 7, 1860-1890, p. 336). Walton Look Lai a raison de souligner que des Chinois vivent en Amérique dès le xvi e siècle; certains se sont fixés à Mexico, venus de Manille: Look Lai, Walton «The Chinese in the Caribbean region», in The Chinese in the West Indies, 1806-1995, Kingston, The Press University of the West Indies, 1998, pp. 1-20 .

6 - Gunther P. Barth a calculé que, durant la seule année 1852, environ 30 000 Chinois ont embarqué à Hong-Kong à destination de la Californie, représentant une recette d’au moins 1,3 million de dollars pour ces compagnies ( Paul Barth, Gunther, Bitter strength: A history of the Chinese in the United States, 1850-1870, Cambridge, Harvard University Press, 1964, pp. 61-62).

7 - Ces estimations sont particulièrement fragiles, d’une part, en raison des défauts et lacunes des outils de dénombrement et, d’autre part, du fait de la rotation importante des émigrés chinois au cours de cette période. Le premier recensement est conduit en Californie en 1850. Il sera suivi par des enquêtes décennales. Toutefois, elles ne prennent pas en compte les Chinois avant 1870. Voir la mise au point de Williamson, Joann, Chinese studies in federal records, San Bruno, Archives Branch, Federal Archives & Records Center/National Archives & Records Service, 1975 .

8 - Cet aspect de l’économie de la migration chinoise sera évoqué plus loin. Pour plus de précisions sur l’origine des émigrés chinois qui se rendaient en Amérique, voir Mei, June, «Socio-economic origins of emigration: Guangdong to California, 1850-1882», Modern China, 5, 4, 1979, pp. 463-501 .

9 - Voir Ching-Hwang, Yen, «Ch’ing changing images of the overseas Chinese (1644-1911)», Modern Asian studies, 15, 2, 1981, pp. 261-285 , et Xingwu, Wang, «The attitude of the Ch’ing Court toward Chinese emigration», Chinese culture, 9, 4, 1968, pp. 62-76 . Sur le massacre des Chinois à Batavia et la position de la cour chinoise: Chin-Keong, G., «The case of Ch’en I-lao: Maritime trade and overseas Chinese in Ch’ing policies, 1717-1754», in Ptak, R. et alii (éd.), China and her neighbours: Borders, visions of the other. Foreign policy 10th to 19th century, Wiesbaden, Harrassowitz, 1997, pp. 373-400 .

10 - En langue française, on lira Wong Hee Kam, Edith, L’engagisme chinois. Révolte contre un nouvel esclavagisme, Saint-Denis, Océan Éditions, 1999 , dont les éléments sont repris et confrontés aux autres formes d’engagement dans le dossier « Esclavage et engagisme dans l’océan Indien », des Cahiers des anneaux de la mémoire, 2, 2000, pp. 10-236. Fengbing, Wu propose une synthèse chinoise sur cette question de l’engagement: Qiyue huagong shi (Histoire des travailleurs chinois émigrés sous contrat), Nanchang, Jiangxi chubanshe, 1988 .

11 - Un grand nombre de documents tirés des archives du Zongli yamen (cf. infra) a été publié. La collection Chouban yiwu shimo (La gestion des affaires barbares, du début à la fin), ci-après abrégée en IWSM, compilée à la fin des Qing, concerne des pièces des années 1836-1874. Elle est publiée pour la première fois à la fin des années 1920 en 260 juan (volumes), non ponctués. Nous utilisons la version en fac-similé reproduite à Taipei en 1970 (IWSH, édit du 8 mai 1858, règne de Xianfeng , juan 21, pp. 39a1-41a3). Ce document, ainsi que plusieurs autres textes tirés de ce recueil se rapportant aux relations sino-américaines, a été traduit (parfois avec d’importantes erreurs) par Swisher, Earl, China’s management of the American barbarians: A study of Sino-American relations, 1841-1861, with documents, New Haven, Yale University Press, 1953, p. 453 . Ces documents chinois se rapportant à l’émigration ont été récemment rassemblés par un collectif d’historiens: Hansheng, Chen (dir.), Huagong chuguo shiliao huibian (Recueil de matériaux historiques sur l'emigration des travailleurs chinois), Pékin, Zhonghua shuju, 10 vol., 1981-1985: le vol. 1, en 4 t., 1985, est consacré aux seuls documents officiels.

12 - Nous empruntons l’essentiel des développements qui suivent à Irick, Robert L., Ch’ing policy toward the coolie trade, 1847-1878, Taipei, Chinese Material Center, 1982, pp. 32-43 , l’étude la plus riche sur la question, bien qu’un peu datée.

13 - IWSM, juan 7, pp. 14a1-17a4: mémoire daté du 26 février 1854 [Xianfeng 4e année, 1er mois, 29e jour, ci-après XF 29/1/4]; Chen Hansheng (dir.), Huagong chuguo…, op. cit., vol. 1, t. 1, pp. 14-16.

14 - R. L. Irick, Ch’ing policy..., op. cit., p. 67.

15 - La seconde guerre de l’Opium (1856-1860), ouverte par les armées franco-anglaises dans le sud de la Chine, entraîna la prise et l’occupation de Canton à la fin de l’année 1856. Installés dans le port, les alliés se préoccupèrent bientôt d’organiser l’émigration des travailleurs chinois et, surtout, la lutte contre l’activité débridée des «recruteurs». Ils obtinrent pour cela la collaboration de l’administration chinoise, pour l’essentiel maintenue en place. Cet arrangement en matière d’émigration est fréquemment désigné par l’expression «système de Canton»; il fonctionne de 1859 à 1861 et a donné lieu à la publication de règlements pour l’organisation des recrutements, qui reconnaissent la «liberté» d’émigrer, à l’échelle locale et dans ce contexte politique très particulier (Chen Hansheng (dir.), Huagong chuguo..., op. cit., vol. 1, t. 1, pp. 9-12 pour le texte de la proclamation du gouverneur Lao qui «officialise» le système). Sur le système de Canton, outre R. Irick, on lira Yen Ching-Hwang, Coolies and mandarins. China’s protection of overseas Chinese during the Late Ch’ing period (1851-1911), Singapour, Singapore University Press, 1985, pp. 87-98.

16 - La correspondance échangée entre le chargé d’affaires américain en Chine, Ward, John E., le secrétaire d’État Lewis Cass et le gouverneur Lao a été partiellement publiée dans American diplomatic and public papers, the United States and China, serie i, vol. 16 , The Ward mission, Wilmington, Scholarly Resource, 1973, et vol. 17, The coolie trade and Chinese emigration, Wilmington, Scholarly Resource, 1973.

17 - R. L. Irick, Ch’ing policy..., op. cit., p. 67.

18 - La place que le pavillon des États-Unis continua d’occuper dans le trafic des émigrés chinois après 1860 embarrassa les autorités de l’Union à une époque où ce pays était en lutte pour libérer ses esclaves: une loi fut finalement votée le 17 février 1862, qui interdit la participation des ressortissants américains au commerce des coolies.

19 - Sur cette période cruciale, voir Hsu, Immanuel, China’s entrance into the family of nations. The diplomatic phase, 1858-1880, Cambridge, Harvard University Press, 1960 .

20 - Copie de la dépêche du prince Gong à Chongguang, Lao, adressée à lord Elgin et datée du 29 octobre 1860, dans British Parliamentary Papers, 9, Correspondence respecting affairs in China, 1859-60, Londres, Government Stationary Office, 1861, p. 12 .

21 - R. L. Irick, Ch’ing policy…, op. cit., pp. 158-159. Sur ces négociations, voir l’etude de Persia Crawford Campbell, Chinese coolie emigration, Taipei, Cheng Wen Publishing Compagny, [1923] 1970.

22 - IWSM,juan 39, pp. 6a5-8b8, mémoire de Robert Hart sur les règlements du recrutement des travailleurs, [TONGZHI , ci-après TZ: 13/5/4]; Chen Hansheng (dir.), Huagong chuguo…, op. cit., vol. i, t. 1, pp. 117-127.

23 - La Chine ne montrait aucune hâte à tirer les conséquences de sa place parmi les nations, avec un statut d’egalité, qui exigeait que l’Empire disposât lui aussi de légations dans les pays accrédités par Pékin. Le coût et le manque de personnels qualifiés furent les principales raisons invoquées pour ne désigner qu’en 1876 le premier diplomate chinois en résidence permanente à l’etranger (voir infra). Mais il y a lieu de souligner que la réception différée par l’empereur des ambassadeurs étrangers retarda aussi l’expansion diplomatique chinoise. En effet, cette cérémonie devait enregistrer de manière visible le renoncement de la Chine à ses prétentions à la suzeraineté universelle, en dispensant expressément les diplomates occidentaux de tout cérémonial d’allégeance. Elle fut reportée de quinze ans sous prétexte de la minorité du souverain.

24 - Respectivement chargé d’affaires pour la France à Pékin et ministre britannique dans la même ville au moment des faits rapportés ici.

25 - Papers relating to foreign relations of the United States (ci-après abrégé en PFRUS) for 1866, New York, Kraus reprint corporation (1re éd. Washington, 1867), part 1, pp. 497-501.

26 - Bemis, Samuel Flagg et alii (éd.), The American secretaries of States and their diplomacy, New York, Pageant Book Company, [1928] 1958, vol. VII, pp. 3-11 .

27 - Parmi une vaste littérature, on peut se reporter à Te-Kong, Tong, United States diplomacy in China, 1844-1860, Seattle, University of Washington Press, 1964, pp. 154-160 ; sur le rôle des deux diplomates dans le cadre de la «politique de collaboration», voir Kim, S. S., «Burlingame and the inauguration of the co-operative policy», Modern Asian studies, 5, 4, 1971, pp. 337-354 , et Anderson, David L., «Anson Burlingame: American architect of the cooperative policy in China, 1861-1871», Diplomatic history, 1, 2, 1977, pp. 239-256 .

28 - Parmi les premiers témoignages figurent ceux des protagonistes chinois, Zhigang et Zhang Deyi (1847-1918). Voir Williams, Frederick Wells, Anson Burlingame and the First Chinese mission to foreign powers, New York, Russell & Russell, [1912] 1972 ; Biggerstaff, Knight, «The official Chinese attitude toward the Burlingame mission», The American historical review, 41, 1935-1936 , repris dans Some early Chinese steps toward modernization, Taipei, Chinese Material Center, 1975, pp. 18-38.

29 - Le traité Burlingame (avec d’autres traités et lois américains se rapportant à l’émigration et à l’immigration chinoise aux États-Unis) a été présenté pour les lecteurs français dans le Nouveau Recueil général de traités et autres actes relatifs au rapports de droit international (continuation du grand recueil de G. F. Martens), édité par Triepel, Heinrich, Leipzig, Librairie Dieterich, 1912, pp. 95-160 , ici pp. 100 à 103 («Additional articles to the treaty between the US and China, of June 18, 1858»).

30 - IWSM, juan 69, pp. 15b7-18b4, TZ 7/7 [14 nov.-13 déc. 1868]. Les récits de Sun Jiagu et Zhigang ont été insérés dans la grande collection de journaux de voyages éditée par Xiqi, Wang, Xiaofang huchai yudi congchao (Collection des ouvrages géographiques du cabinet de la petite théière), publiée en 84 ce (fascicules) en 1897, reeditée (avec ses deux suppléments) chez Hangzhou guji chubanshe, Hangzhou, 1985 .

31 - Chushi taixi ji (Première mission en Occident) en trois volumes, vol. 1, pp. 5b9-9b17 (reed. ponctuée, Changsha, Hunan renmin chuban she, 1981).

32 - Desnoyers, Charles, «“The thin edge of the wedge”: The Chinese educational mission and diplomatic representation in the Americas, 1872-1875», Pacific historical review, 61, 2, 1992, pp. 241-263 . Sur l’histoire de cette mission éducative chinoise aux États-Unis, voir Lafargue, Thomas, China’s first hundred, educational mission students in the United States, 1872-1881, Pullman, Washington State University Press, [1942] 1987 .

33 - Précisions biographiques sur ces deux personnages dans Hummel, Arthur William (éd.), Eminent Chinese of the Ch’ing Empire (1644-1912), Washington, United States Government Printing Office, 1943-1944, 2 vol., ici vol. 1, pp. 403-404 (Yung Wing); Giles, Herbert A., A Chinese biographical dictionary, Shanghai, Kelly & Walsh, 1898, pp. 94-95 (Chen Lanbin).

34 - Un rapport est rédigé par Chen et les autres commissaires à la suite de la mission qu’ils effectuèrent à Cuba afin d’examiner les conditions de vie et de travail des coolies chinois dans les plantations de canne à sucre; une synthèse des dépositions et les conclusions des commissaires furent publiées en 1876 en français et en anglais à destination des légations étrangères (Report of the Commission sent by China to ascertain the condition of Chinese coolies in Cuba, Taipei, Cheng Wen chubanshe, [Shanghai, 1876] 1970). Le rapport présenté par Yung Wing au sujet des coolies au Pérou n’a pas été publié. Yung évoque brièvement cette mission dans ses mémoires (Yung Wing, My life in China and America, Ann Arbor, University Microfilm International, [1909] 1994, chap. 18, pp. 191-196). Sur l’ordre de mission de Rong Hong, voir Chen Hansheng (dir.), Huagong chuguo…, op. cit., vol. 1, t. 3, p. 1043.

35 - Cette distinction n’est pas uniquement anecdotique. L’ouverture de la «première» ambassade chinoise en Angleterre par la mission chinoise dépêchée pour présenter les excuses de l’Empire à la suite du meurtre du diplomate britannique Margary souligne la passivité de la Chine dans l’impulsion du mouvement de l’expansion diplomatique et consulaire, alors que la préparation de l’ouverture de la légation chinoise à Washington s’insère, au contraire, dans un projet mûrement réfléchi à l’instigation du Zongli yamen autour des problèmes liés à la protection des émigrés. Sur ces interprétations, voir Wong H. H. Owen, «The origin and evolution of the idea of establishing Chinese legation abroad», Journal of Oriental studies, 10, 1972, pp. 145-171; R. L. Irick, Ch’ing policy…, op. cit., pp. 373-387.

36 - Les rapports entre le mouvement ouvrier en Californie et l’immigration chinoise ont été mis en lumière par Collomp, Catherine, Entre classe et nation. Mouvement ouvrier et immigration aux États-Unis, Paris, Belin, 1998, pp. 109-144 . Voir également Nacousi, Salwa, La question chinoise en Californie, 1848-1882: de l’insertion à l’exclusion, Thèse de Doctorat, Université Denis-DiderotParis VII, 1993, pp. 242-376 .

37 - Comme tous les diplomates chinois envoyés à l’etranger, Chen Lanbin tiendra un journal détaillé durant sa mission diplomatique aux États-Unis, intitulé «Bref journal de mon ambassade aux États-Unis d’Amérique» (Shi Mei jilüe ), ce récit est inclus dans la compilation Wang Xiqi, Xiaofang huzhai…, op. cit., ce 63, pp. 10045-10085 de l’edition ponctuée, Taipei, 1964; pour les extraits rapportés ici,cf. pp. 10049 et 10051.

38 - La correspondance entre la nouvelle légation de Chine et le secrétaire d’État est conservée aux Archives nationales des États-Unis [NARA], M98, Notes from foreign legations: China [NALC]. Trois microfilms couvrent la période retenue ici (1878-1893). Dans une dépêche datée du 8 novembre 1878, Chen informe le secrétaire d’État de la nomination de Bee comme consul de la Chine à San Francisco, placé sous l’autorité d’un consul général chinois.

39 - Le texte de la convention est présenté dans Nouveau Recueil général…, op. cit., pp. 103-105, ici p. 104.

40 - Sur la mission Angell et le traité d’émigration signé avec la Chine, voir M. Hunt, The making…, op. cit., pp. 85-90, ainsi que l’étude de Susan A. Capie, «James B. Angell, Minister to China 1880-1881: His mission and Chinese desire for equal treaty rights», Bulletin of modern history Institute, Academia Sinica, 11, 1982, pp. 273-314.

41 - M. Hunt, The making…, op. cit., chap. 4: «The United States in Li Hung-chang’s foreign policy, 1879-1895», pp. 115-142.

42 - Liu Haiming, «Chinese exclusion laws…», art. cit., p. 153; Tsai Shih-Shan Henry, China and the overseas…, op. cit., pp. 53-59. Les archives de la légation de Chine conservées aux États-Unis (cf. supra) ont été partiellement publiées, en anglais dans PFRUS, en chinois par ZHU SHIJIA (éd.), Meiguo pohai huagong shiliao (Matériaux historiques sur les persécutions américaines des travailleurs chinois), Pékin, Zhonghua shuju, 1958. Elles doivent être complétées par la consultation des archives du Zongli yamen conservées en Chine et à Taiwan, notamment les pièces publiées par Huang Jiamo (éd.), ZhongMei guanxi shiliao (Matériaux historiques sur les relations sino-américaines), Taipei, Zhongyang yanjiu yuan jindai shi yanjiu suo, [1968] 1989, 3 vol.

43 - Sur cette organisation, voir Hoy, William, The Chinese Six companies, San Francisco, Chinese Consolidated Benevolent Association, 1942 .

44 - Le rôle de cette institution dans l’émigration, et ses relations avec les Chinois installés à San Francisco, a été étudié à partir des archives du Tung Wah Hospital par Sinn, Elizabeth, Power and charity. A Chinese merchant elite in colonial Hong Kong, Hong-Kong, Hong Kong University Press, [1998] 2003, spécialement pp. 103-113 .

45 - D’après The Oriental, 29 avril 1876.

46 - Le manifeste est traduit en anglais par le révérend Otis Gibson et publié sous le titre: Chinese question from a Chinese standpoint, San Francisco, Cubery & Co, 1874. Il sera repris dans l’ouvrage que le pasteur consacra aux immigrés chinois, The Chinese in America, Cincinnati, Hitchcock & Walden, 1877.

47 - D’après le San Francisco Daily Evening Post du 17 décembre 1877, ou le San Francisco Chronicle du 1er avril 1876 et du 21 septembre 1877.

48 - Sur le contexte américain qui entoura la discussion d’une législation interdisant l’immigration de travailleurs chinois au début des années 1880, voir l’ouvrage de Gyory, Andrew, Closing the gate: Race, politics, and the Chinese Exclusion Act, Chapel Hill, University of North Carolina Press, 1998 , et la présentation historiographique de Hune, Shirley, «Politics of Chinese exclusion: Legislative-executive conflict, 1876-1882», Amerasia Journal, 9, 1, 1982, pp. 5-27 .

49 - Le texte intégral de la déclaration du président Arthur se trouve dans Richardson, James D. (éd.), A compilation of the messages and papers of the presidents, 1789-1897, Washington, Government Printing Office, 1900, vol. 8, 1881-1889, pp. 112-118 .

50 - Cette question, fondamentale pour l’émigration chinoise, fut discutée par Zheng dès son retour à Washington. Le ministre proposa l’adoption d’un règlement sur le transit en trois articles. Les discussions à ce propos sont consignées dans les dépêches échangées entre la légation chinoise et le département d’État (NALC, M98, microfilm n° 1). Ouyang Ming fut le premier consul chinois nommé à New York.

51 - Nouveau Recueil général…, op. cit., p. 95 sqq.

52 - Mcclain, Charles J. Jr., «The Chinese struggle for civil rights in 19th century America: The unusual case of Franks Baldwin v.», Law and history review, 3, 2, 1985, pp. 349-373 , ici p. 353, expression et étude reprises dans ID., In search of equality. The Chinese struggle against discrimination in nineteenth century, Berkeley, University of California Press, 1994.

53 - L’échange de correspondance entre Chen et le secrétaire d’État au sujet de l’émeute anti-chinoise de Denver est présenté dans PFRUS, 1880, vol. 1, pp. 319-322. Le récit des événements a été reconstitué par Wortman, Roy T., «Denver’s anti-chinese riot, 1880», in Daniels, R. (éd.), Anti-Chinese violence in North America, New York, Arno Press, 1978 .

54 - C. McClain, «The Chinese struggle…», art. cit., pp. 352-353, et R. DANIELS (éd.), Anti-Chinese violence…, op. cit., sur les émeutes anti-chinoises.

55 - PFRUS, 1885, pp. 101-147 et 158-168. Le copieux rapport de cette mission propose un récit très détaillé de l’émeute (Ibid., pp. 109-147).

56 - D. Richardson, A compilation…, op. cit., vol. 8, p. 329.

57 - En février 1887, après deux années de négociations, ils obtinrent la première compensation jamais versée à la Chine pour des pertes subies par ses sujets, d’un montant de 147 748 dollars et 74 cents, qui devaient être payés au gouvernement chinois «en raison des pertes malheureusement subies […] à la suite des violences de la foule à Rock Springs». Cette somme fut reçue et distribuée par le nouveau ministre de Chine aux États-Unis. Voir Moore, Jacob B., «Les États-Unis fermés aux Chinois», Journal de droit international privé et de jurisprudence comparée, 19, 1892, pp. 388-401 , ici p. 395; ID., A digest of international law, Washington, Government Printing Office, 1906, § 1025, « Attacks on Chinese at Rock Springs and elsewhere », pp. 820-837.

58 - Sur Huang Zunxian, voir A. W. Hummel, Eminent Chinese…, op. cit., pp. 350-351. Huang Zunxian, Zhu ke bian (Les hôtes chassés), in Renjinglu shicao jianzhu (Poèmes annotés du recueil des esquisses poétiques de la maison parmi les hommes), Hong-Kong, Zhonghua shuju, 1974, pp. 126-130. Une traduction anglaise est proposee par J. D. Schmidt dans Irving Lo et William Schultz, Waiting for the unicorn: Poems and lyrics of China’s last dynasty, 1644-1911, Bloomington, Indiana University Press, 1986, pp. 333-336.

59 - Sur la carrière de Huang, on lira Barman, Geneviève, L’expérience occidentale et l’évolution intellectuelle d’un lettré chinois: Huang Zunxian (1848-1905), Thèse de Doctorat, EHESS, 1979 , et Kamachi, Noriko, «American influence on Chinese reform thought: Huang Tsun-hsien in California, 1882-1885», Pacific historical review, 47, 1978, pp. 239-260 , sur le séjour californien du diplomate.

60 - Sur les actuelles classifications des politiques migratoires, voir Marmora, Leilo, Les politiques de migrations internationales, Paris, L’Harmattan, 2002, pp. 111-129 .

61 - Dans une dépêche adressée à ses supérieurs au sein du Zlym, datée du 20 janvier 1886 (Guangxu, ci-après GX, 16/12/11, cité dans Zhu Shijia (éd.), Meiguo pohai…, op. cit., pp. 130-132).

62 - Sur ce personnage, dont le nom est fréquemment orthographié Chang Yen Hoon dans les sources américaines, on consultera la courte notice biographique dans A. W. Hummel, Eminent Chinese…, op. cit., pp. 60b-64a, ainsi que la Lee Gong-Way, Chang Yin-huan: A neglected diplomat and reformer in late nineteenth-century China, Ph. D., Indiana University, 1994.

63 - Zhu Shijia (éd.), Meiguo pohai…, op. cit., pp. 120-121

64 - Voir Lester B. Shippee, «Thomas Francis Bayard», in The American secretaries…, vol. viii, op. cit., pp. 43-106. Bayard fut secrétaire d’État du 6 mars 1885 au 4 mars 1889. Sur sa politique, Charles Callan Tansill, The foreign policy of Thomas F. Bayard, 1885-1897, New York, Fordham University Press, 1940, demeure l’étude la plus complète.

65 - Yinhuan, Zhang, Sanzhou riji (Mon journal des Trois Continents), Shanghai, Shanghai guji chubanshe, [1896] 1995, pp. 261-632 : entrée du 9 février 1887 (GX 17/1/13). Les propositions de Zhang sont adressées à Bayard sous forme d’un long mémoire, daté du 18 mars 1887: « Negociations for the protection of the Chinese in the United States », PFRUS, 1888, 1re partie, pp. 366-370.

66 - Le projet de traité est présenté dans Ibid., pp. 398-400.

67 - Mémoire de Zhang Yinhuan à la Cour au sujet de la signature d’un traité avec les États-Unis daté du 18 mai 1888 (GX 8/4/14): Yanwei, Wang (éd.), Qingji waijiao shiliao (Matériaux d’archives pour l’histoire des relations extérieures des Qing), Pékin, Waijiao shiliao bian zhuan chu, 1935, 164 ce dans 24 étuis (reed. en facsimilé, Taipei, Wenhai chubanshe, 1963, ici ce 76, pp. 1b-2b).

68 - Le texte de la pétition est perdu: on n’en connaît la teneur qu’a travers les citations utilisées par Zhang Zhidong au sein du mémoire qu’il adressa au Trône concernant le traité Bayard-Zhang (cf. infra). Les deux opuscules, respectivement intitulés «shangwu chuyan » et «shangwu xuyan , ont été retrouvés parmi les annexes d’un dossier des archives du Zongli yamen constitué autour d’une pétition émanant des émigrés vivant à Melbourne, datée de l’année 1888 (GX 14) et publié par Chen Hansheng (dir.), Huagong chuguo…, op. cit., vol. 1, t. 4, pp. 1386-1399. Ces deux derniers textes, écrits dans un style littéraire recherché, avaient manifestement comme objectif de convaincre diplomates et fonctionnaires chinois du bien-fondé de la position des Six Compagnies.

69 - C. McClain, The Chinese struggle…, op. cit., pp. 372-373.

70 - Chen Hansheng (dir.), Huagong chuguo…, op. cit., vol. 1, t. 4, pp. 1376-1378.

71 - Ibid., p. 1378; cf. Price, Charles A., The Great White Walls are built: Restrictive immigration to North America and Australasia, 1836-1888, Canberra, Australian University Press, 1974 .

72 - Parmi les nombreuses études consacrées au personnage et à son œuvre, nous renvoyons à Bays, Daniel H., «The nature of provincial political authority in Ch’ing China: Ch’ang Chih Tung in Canton, 1884-1889», Modern Asian studies, 4, 4, 1970, pp. 325-347 , qui traite spécialement de la période cantonaise du fonctionnaire. Daniel Bays est aussi l’auteur d’une bonne biographie de Zhang Zhidong, China enters the twentieth century: Chang Chih-tung and the issues of a new age, 1895-1909, Ann Arbor, University of Michigan Press, 1971.

73 - Zhang Zhidong reçut le 23 février 1886 une pétition des Six Compagnies via le Tung Wah Hospital exposant les misères qu’enduraient les émigrés en Californie: «Mémoire à la cour révélant l’assassinat de Chinois à San Francisco et demandant que le gouvernement américain punisse les criminels» (Qingji waijiao…, op. cit., vol. 67, pp. 5a-5b [p. 1278]); le jour même, il aurait envoyé un télégramme au Zongli yamen réclamant une réaction énergique en faveur des émigrés et proposant de menacer de représailles les Américains qui résidaient en Chine si les demandes chinoises de réparations n’etaient pas satisfaites (Ibid., vol. 66, p. 12). Plus tard, il adressa un autre mémoire (au sujet des discriminations subies par les Chinois à Melbourne) qui revenait sur l’idée qu’il serait juste que les États-Unis agissent envers les demandes chinoises d’indemnisation de la même manière que ce pays a exigé que la Chine se comportât lorsqu’il fallait compenser les pertes de ses ressortissants dans l’Empire (voir Chen Hansheng (dir.), Huagong chuguo…, op. cit., pp. 1345-1349).

74 - Sur ce point, voir Wilson, Andrew R., «Zhang Zhidong and the Manila consulategeneral: A study in methods and motives», Papers on Chinese history, 3, 1994, pp. 116-134 , ainsi que ID. , Ambition and identity. Chinese merchants elites in colonial Manila, 1880-1916, Honolulu, University of Hawai‘i Press, 2004, qui souligne à la fois le rôle très actif des émigrés dans l’expansion consulaire de la Chine et la très intéressante contribution de ces élites à la construction de l’image de l’expatrié à la fin de l’Empire.

75 - Zhang Zhidong, Zheng Wenxiang gong quanji (Œuvres complètes de Zhang Zhidong), Taipei, Wenhai chubanshe, 1970, vol. 1, pp. 495-496, repris dans Chen Hansheng (dir.), Huagong chuguo…, op. cit., vol. 1, t. 4, pp. 1376-1378.

76 - Guoyin, Cui, Chushi Mei Ri Mi Mi guo riji (Journal de mon ministère aux États-Unis, en Espagne et au Pérou), Taipei, Wenhai chubanshe, [1894] 1968, vol. 1, p. 52 , entrée du 30 mars 1890 (GX 10/2/16).

77 - Zhang Yinhuan, Sanzhou riji, op. cit., vol. 6, p. 50.

78 - Assorti d’amendements touchant pratiquement tous les articles sur les conditions politiques américaines qui avaient entouré la discussion de la convention avec la Chine, qui ne peuvent être approfondies ici (voir C. C. Tansill, The foreign policy…, op. cit., pp. 165-175). L’information concernant le rejet du texte par le gouvernement chinois arriva aux oreilles du cabinet Cleveland par l’intermédiaire d’un article du Times et ne fut jamais officiellement confirmée par les diplomates chinois ou par le gouvernement de l’Empire.

79 - «An act to prohibit the coming of Chinese laborers to the United States, n° 287», Nouveau Recueil général…, op. cit., pp. 110-114.

80 - «Dépêche de M. Denby à Thomas Bayard», Légation des États-Unis à Pékin, n° 701, Pékin, 17 septembre 1888 (PFRUS, 1888, 1re partie, op. cit., pp. 350-352, ici p. 351).

81 - Ibid., p. 353.

82 - Moore, J. B., «Les États-Unis…», art. cit., p. 390, n. 1.

83 - Ibid., pp. 400-401.

84 - Joseph B. Lockey, «James Gillespie Blaine», The American secretaries…, vol. viii, op. cit., pp. 107-184.

85 - Cui Guoyin, Chushi Mei Ri Mi…, op. cit., p. 315; Chen Hansheng (dir.), Huagong chuguo…, op. cit., vol. 1, t. 4, p. 1427.

86 - Cui informa l’administration fédérale dès le 13 mars que les Chinois, soutenus par la légation, en appelleraient à la Cour suprême (PFRUS, 1893, pp. 245-246). Une ligue pour la défense des droits civiques des Chinois vit aussi le jour à New York en 1893, avec le soutien de la légation. Elle entreprit une nouvelle action contre le Geary Act (1892), sans plus de succès qu’au cours des années précédentes. Qingsong, Zhang, Dragon in the land of the eagle: The exclusion of Chinese from US citizenship, 1848-1943, Ann Arbor, The University of Michigan Press, 1995 .

87 - Chen Hansheng (dir.), Huagong chuguo…, op. cit., vol. 1, t. 4, p. 1400.

88 - Il s’agit d’une opinion assez largement répandue parmi les fonctionnaires chinois qui ont été en charge des questions d’emigration, comme Chen Lanbin (supra) ou qui étaient considérés comme des experts des relations avec les Barbares, comme Zheng Guanying (c. 1842-c. 1923).

89 - Cet épisode est rapporté par Zhang Yinhuan, Sanzhou riji, op. cit., vol. 5, p. 37.

90 - Il s’agit d’une des réponses au mémoire daté du 12 octobre 1867 rédigé à l’initiative du Zongli yamen qui sollicitait le point de vue des hauts fonctionnaires sur l’intérêt de l’envoi à l’etranger de représentants de l’Empire. Parmi les seize réponses, celle de Ding Richang, alors commissaire aux affaires extérieures du Huguang, sous l’autorité de Li Hongzhang, est sans doute la plus élaborée sur la question des relations entre la Chine et ses émigrés: IWSM, Tongzhi, juan 44, pp. 17a3-26a5 [31 décembre 1867].

91 - Pour le mémoire de Zhang Zhidong, daté GX 25/2/12 et co-signé par le nouveau ministre de Chine aux États-Unis, Zhang Yinhuan, voir Chenhansheng (dir.), Huagong chuguo…, op. cit., vol. 1, t. 1, pp. 267-270 (p. 267 pour les estimations concernant les remises avancées par le gouverneur général).

92 - Voir King, Frank H., Money and monetary policy in China, 1845-1895, Cambridge, Harvard University Press, 1965, p. 88 . L’équivalence s’établit sur la base de 100 «dollars mexicains» pour 71,7 taels.

93 - Chen Hansheng (dir.), Huagong chuguo…, op. cit., vol. 1, t. 1, pp. 275-279, ici p. 276.

94 - Le mémoire est envoyé depuis Londres le 29 juin 1893. Il fut reçu par la Cour le 21 août. Le 13 septembre, après avoir lu le rapport de Xue Fucheng, le Zongli yamen rédigea à son tour un mémoire recommandant à l’Empereur d’abolir les lois punissant l’émigration (Ibid., pp. 292-294, ici p. 294).

95 - Chen Hansheng (dir.), Huagong chuguo…, op. cit., vol. 4, p. 540, qui cite un passage du journal de Xue Fucheng, à la date de GX 16/1/17.

96 - Selon Wang Gungwu, l’expression aurait été formée par Huang Zuxian lui-même; Zhuang Guotu conteste cette paternité au profit de Zheng Guanying. Toutefois, les deux historiens s’accordent pour reconnaître que la notion de Chinois d’outre-mer émerge au cours des années 1890: voir Gungwu, Wang, «A note on the origins of Hua-ch’iao», in Community and nation: Essays on Southeast Asia and the Chinese, Sydney, Georg Allen & Unwin, 1981, pp. 118-128 , et Guotu, Zhuang, Zhongguo fengjian zhengfu de huaqiao zhengce (La politique à l’égard des Chinois d’outre-mer des gouvernements de la Chine féodale), Xiamen, Xiamen daxue chubanshe, 1988, pp. 343-352 .

97 - Voir Paulsen, George E., «The Gresham-Yang Treaty», Pacific historical Review, 37, 1968, pp. 281-297 . Pour une version française de ce nouveau traité conclu le 17 mars 1894, se reporter à la Revue générale de droit public, 1894, t. 1, pp. 555-562.

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