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« Boys will be Men and Girls will be Boys »: Division sexuelle et travail dans la métallurgie (France et Angleterre, 1914-1939)

  • Laura Lee Downs (a1)

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Évoquer la première guerre mondiale comme un moment d'ouverture provisoire, favorable aux ouvrières en usine, est devenu un lieu commun de l'histoire des femmes. Si l'on en croit cette version de l'histoire, à partir de 1914, dans beaucoup d'industries et particulièrement dans l'armement, les employeurs étendirent le domaine du travail féminin en autorisant les femmes à accomplir différentes tâches bien payées, jusque-là réservées aux hommes. Mais avec le retour de la paix et la démobilisation des soldats, ces emplois convoités furent rendus à leurs possesseurs et les femmes retournèrent précipitamment à l'obscurité des travaux domestiques et des emplois féminins traditionnels : employées de maison, ouvrières du textile. I! fallut attendre une autre guerre en Europe pour qu'employeurs, technocrates et hommes politiques entendent l'appel des femmes pour l'égalité du travail et infléchissent les politiques des usines et des bureaux, où les femmes devinrent de plus en plus nombreuses après 1945.

Summary

This article analyzes the effects of wartime reorganization of labor processes on the hierarchies of gender and skill that shaped the metalworking factories of France and Britain. Pressed by the soaring demand for weapons at the very moment when much of their traditional (skilled male) workforce had left for the front, wartime employers found themselves experimenting with new technologies of work even as they introduced female workers en masse. Employers thus reorganized productive hierarchies and allocated tasks between the sexes in accordance with their understanding of the ways in which male-female difference manifested itself on the assembly line or at the machine. The result was a structure of inequality that was taken to be both inevitable and economically rational, anchored in the solid bedrock of “natural” difference and articulated through a newly gendered language of job skill.

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* Selon le directeur d'une usine métallurgique britannique (non précisée), venu témoigner devant le Board of Trade's Departmental Committee chargé d'évaluer la place des femmes duns l'industrie après la guerre. Cité dans PP 1918 Cd 9073, Report of the Departmental Committee Appointed by the Board of Trade to Consider the Position of Women in the Engineering Trades after the War, p. 16.

1. Beaucoup de ces femmes se trouvaient sans travail depuis l'automne 1914, suite à l'effondrement brutal de l'économie de paix.

2. Cette étude porte précisément sur la conjonction de l'idéologie des différences sexuelles et du processus de rationalisation, soit un problème bien particulier. En effet, le 19e siècle avait connu des changements importants dans la division sexuelle du travail de plusieurs grandes industries, mais c'est seulement dans les industries métallurgiques et mécaniques de la guerre et de l'entre-deux-guerres, noyau de l'économie moderne, que les transformations de la division sexuelle du travail ont rencontré l'évolution structurelle que les contemporains ont appelée « rationalisation ». Pour une analyse particulièrement éclairante de l'industrie du tapis et des bas en Grande-Bretagne au milieu de la période victorienne, voir Rose, S., Limited Livelihoods: Gender and Class in Nineteenth-Century England, Berkeley, 1992 . Sur la question plus générale des transformations du travail industriel au 19e siècle, voir Joyce, P., Work, Society & Politics: The Culture of the Factory in Later Victorian England, Rutgers, 1980 , et aussi Joyce, P. (éd.), The Historical Meanings of Work, Cambridge, 1987 ; Accampo, E., Industrialization, Family Life and Class Relations, Berkeley, 1989 ; Hilden, P., Working Women and Socialist Politics in France, 1880-1914, Oxford, 1986 ; Rosenberg, W., « The Democratization ot Russia's Railroads in 1917 », dans Cronin, et Siriani, (eds), Work, Community and Power, Philadelphia 1983 .

3. Dans les usines françaises, le mot « délicat” désignait souvent un travail considéré a priori comme inaccessible aux ouvriers (hommes) inexpérimentés.

4. Sur la question du savoir-faire, voir More, C., Skill and the English Working Class, 1870-1914, Londres, 1980 ; Baron, A., « The Masculinization of Production: The Gendering of Work and Skill in US Newspaper Printing, 1850-1920 », dans Helly, D. et Reverby, S. (éds), Gen dered Domains: Rethinking Public and Private in Women's History, Cornell, 1992, pp. 277288 , et aussi Baron, A., « The “ Other ” Side of Gender Antagonism at Work: Men, Boys and the Remasculinization of Printing Work, 1830-1920 », dans Baron, A. (éd.), Work Engendered, Cornell, 1991, pp. 4769 ; S. ROSE, op. cit. ; Hilden, P., Working Women and Socialist Politics in France, 1880-1914, Oxford, 1986 ; Berg, M., « Women's Work, Mechanisation and the Early Phases of Industrialisation in England », dans Joyce, P. (éd.), The Historical Meanings of Work, Cambridge, 1987, pp. 6498 ; J. RULE, « The Property of Skill in the Period of Manufacture », dans P. JOYCE (ed.), op. cit., pp. 99-118 ; Cockburn, C., Brothers: Male Do minance and Technological Change, Londres, 1983 , et aussi Cockburn, C., Machinery of Dominance: Men, Women and Technical Know-How, Londres, 1985 ; Phillips, A. et Taylor, B., « Sex and Skill: Notes Toward a Feminist Economics », Feminist Review, 6, 1980, pp. 5679 , et aussi Taylor, B., Eve and the New Jerusalem, New York, 1983, pp. 83117 .

5. Imperial War Museum (abrégé IWM par la suite), Sound Records Department, Isabella Clarke (née McGee), « War Work, 1914-1918 », accession n° 000774, ronéo, p. 20.

6. Ibid., p. 20.

7. Ibid., p. 4.

8. Ce qui fait quinze heures, et non pas douze, mais McGee inclut probablement le temps passé à nettoyer et régler les machines, qui était rarement programmé dans le poste.

9. Ibid., p. 4.

10. Alice Arnold anima la section des ouvrières métallurgistes du Transport and General Workers’ Union pendant toute la guerre et jusqu'au début des années 1930.

11. D'autres ateliers au Matériel employaient des centaines de femmes, mais l'atelier d'obusiers, plus spécialisé, semble avoir employé seulement deux femmes, Isabella et sa « camarade » du poste de jour, Annie Wall.

12. La situation était compliquée par le fait qu'Isabella faisait un travail qu'on pourrait dire objectivement semi-qualifié — régler et dinger une machine semi-automatique —, mais qui pouvait être fait autour d'elle par des hommes pleinement qualifiés.

13. Ibid., p. 6.

14. Ibid., p. 6.

15. Ibid., p. 18.

16. Ibid., p. 19.

17. Ibid., p. 7.

18. Ibid., p. 23.

19. Cité dans Mathilde Dubesset, Franjoise Thébaud et Catherine VINCENT, Quand les femmes entrent à l'usine : les ouvrières des usines de guerre de la Seine, 1914-1918, mémoire de maîtrise, Université Paris VII, 1974, p. 79.

20. Entre 1914 et le début des années 1920, la part d'ouvriers métallurgistes semi-qualifiés passe de 20 à 30 % de la main-d'oeuvre industrielle en Grande-Bretagne. Les chiffres pour la France sont moins bien connus, mais l'évolution des savoir-faire chez Renault, où le pourcentage de main-d'œuvre semi-qualifiée passe de 26,9 % en 1914 à 53 % en 1925, donne une idée de l'évolution générale dans l'industrie. Dans l'entre-deux-guerres, ces chiffres ont continué à augmenter, jusqu'à 57 % en Grande-Bretagne en 1933 et environ deux tiers (67,7 %) chez Renault en 1939 (les chiffres pour la France rassemblent les ouvriers semi- et non qualifiés, mais on peut raisonnablement estimer que les ouvriers non qualifiés ne dépassaient pas 10 ou 15 % de l'ensemble de la catégorie). Les données pour la Grande-Bretagne sont extraites de Yates, M. L., Wages and Labour Conditions in British Engineering, Londres, 1937, pp. 3132 . Pour la France, voir Fridenson, P., Histoire des usines Renault, Paris, 1972, p. 85 ; aussi Touraine, A., L'évolution du travail aux usines Renault, Paris, 1955 , particulièrement pp. 84, 85-87. Voir aussi Laura Lee DOWNS, Women in Industry, 1914-1939: The Employers’ Perspective, PhD. thesis, Columbia University, 1987, chap. 2, 3 et 5.

21. Pour une excellente analyse de la répétition des divisions du travail, qui transforme l'articulation des emplois et des savoir-faire et efface la frontière entre métier et travail semiqualifié, voir Sabel, C., Work and Politics, New York, 1982, chap. 2.

22. Commandant Émile-Auguste-Léon HOURST, Le problème de la main-d'œuvre : la taylorisation et son application aux conditions industrielles de l'après-guerre, Paris, 1917, p. 55.

23. Selon des employeurs des usines de munitions de Leeds et Birmingham, cités dans Kirkaldy, A., Industry and Finance — War Expedients and Reconstruction, Sir Isaac Pitman and Sons, Londres, 1917, pp. 87, 129-130. Voir aussi le War Cabinet Committee on Women in Industry, « Minutes of Evidence », témoignage du major Ovans (dirigeant de six National Factories à Leeds), 28 octobre 1918, p. D21.

24. Cité dans Schweitzer, S., Des engrenages à la chaêne : les usines Citroën, 1915-1935, Lyon, 1982, p. 56 . La frontière entre travail masculin et travail féminin en France au 19e siècle était done moins une division privé/public qu'une distinction fondée sur la résistance des matériaux travaillés.

25. Rageot, G., La Française dans la guerre, Paris, 1918, p. 4 .

26. « Pour certaines tâches, la production d'une jeune femme est plus élevée que ce que pourrait faire n'importe quel homme. Les travaux qui demandent une manipulation rapide et délicate des doigts sont essentiellement des travaux de femmes » : un employeur d'une usine de munitions de Birmingham, cité dans A. Kirkaldy, Industry and Finance…, op. cit., pp. 87, 129-130.

27. Archives nationales (abrégé AN par la suite), 94 AP 348, « Note II: le recrutement de la main-d'œuvre féminine », p. 2.

28. Ibid., p. 2. Un autre employeur déclare : « Je remplacerai tous les hommes par des femmes. Elles sont plus assidues au travail, plus âpres au gain ».

29. Un employeur d'une usine de munitions de Birmingham, cité dans A. KIRKALDY, Industry and Finance, op. cit., p. 15.

30. Frois, Marcel, La santé et le travail des femmes pendant la guerre, Paris, 1926, p. 43 . M. Frois était inspecteur du travail au ministère de l'Armement.

31. Un fabricant de munitions de Birmingham, cité dans A. Kirkaldy, Industry and Finance, op. cit., p. 129. Cet employeur pensait que le travail répétitif avait ses propres formes d'intérêt ct de stimulation : « La monotonie du travail répétitif est annulée par l'intérêt de compter les resultats, de rivaliser avec les autres ouvriers et de battre les records ».

32. IWM, Department of Printed Books, Joan Williams, « A Munition Worker's Career at Messrs. G., 1915-1919 », p. 40.

33. Pierre Hamp (inspecteur du travail), cité dans M. Dubesset et al., Quand les femmes entrent…, mémoire, cité p. 91.

34. Un employeur anonyme, cité dans AN 94 AP 348, « Note II : Le recrutement de la main-d'œuvre féminine », p. 3.

35. G. Rageot, op. cit., p. 4.

36. II fait même l'hypothèse que cet heureux état de fait est la conséquence de la « formation » de la femme, « qui lui apprit à faire des travaux monotones et probablement à garder la liberté de sa pensée pendant que ses doigts agissent» : M. PANVIN, Directeur des Chantiers de la Loire, cité dans AN 94 AP 348, « Note II: Le recrutement de la main-d'œuvre féminine », p. 5.

37. Lallemand, M., « Note sur les avantages et les inconvénients résultant de l'emploi des femmes comme pontonnières », Bulletin de l'Inspection du Travail et de l'Hygiène Industrielle, Paris, 1929, p. 253 .

38. Témoignage de Melville Smith, directeur de Kings Norton Metal Works et de National Filling Factories à Abbey Wood, Birmingham, dans IWM, War Cabinet Committee Minutes, octobre 1918, p. D67.

39. War Cabinet Committee Minutes, octobre 1918, témoignage du major Ovans, directeur cle six National Factories à Leeds, p.D39, et de l'Engineering Employers’ Federation (abrégé EEF par la suite), p. F60.

40. AN, 94 AP 348, « Note II: Le recrutement de la main-d'œuvre féminine », p. 3.

41. Pour une étude détaillée des salaires sur la période 1914-1939 et une discussion sur l'écart des salaires notablement plus grand en Grande-Bretagne, voir Laura Lee DOWNS, Women in Industry, 1914-1939: The Employers’ Perspective…, thèse citée.

42. En 1931, Sir H. Llewelyn Smith observe que « le savoir-faire de l'outilleur est considéré comme plus élevé que celui de l'homme de métier dans l'ancien système de production, bien qu'il soit plus spécialisé » : The New Survey of London Life and Labour, vol. 2, Londres, 1931, p. 135.

43. La distinction main/machine était très importante pour déterminer le niveau de qualification requis.

44. Drake, B., Women in the Engineering Trades: A Problem, a Solution, and some Criticism, Londres, 1917, p. 44.

45. Les employeurs et les experts du ministère étaient tout à fait capables de comprendre qu'il s'agissait d'un travail qualifié quand ils l'étudiaient dans le contexte d'industries nouvelles, comme l'aéronautique, où les divisions techniques et sexuelles du travail ne s'étaient pas encore figées et stratifiées comme dans les autres branches. Ainsi, en juin 1917, Gordon Campbell, directeur du Women's Wages Section (salaires des femmes) au ministère des Munitions, observe que le travail de soudeur dans l'aéronautique est un travail qualifié : bien qu'un soudeur homme puisse avoir davantage d'expérience qu'une femme, il est « impossible de soutenir que tout le travail accompli par des femmes est semi-qualifié et non pas pleinement qualifié ». Public Records Office (abrégé PRO), Mun 4/2213/MF 560, ronéo, 5 juin 1917. Bien sûr, cette reconnaissance du travail pleinement qualifié des femmes soudeuses ne conduit pas Campbell à défendre une politique d'égalité des salaires. Le printemps suivant, Campbell déclare qu'il n'est tout simplement « pas réaliste que [les femmes] touchent le tarif des ouvriers qualifiés, parce que cela ferait passer leur salaire à 34 s 6 d pour la semaine de 54 heures ». PRO, Lab 2/243//142/9, mémoire sur l'industrie aéronautique, avril 1918.

46. PRO, Mun. 1/1276, T. Z. Zimmerman, « Report on the Training of Women Munitions Workers in Great Britain », 30 août 1917, pt. 2.

47. IWM, War Cabinet Committee Minutes, témoignage EEF, p. F43.

48. Un dirigeant britannique des Midlands, cité dans System, avril 1917, p. 250. Ce dirigeant ajoute : « Les femmes n'ont pas la moitié de l'imagination des hommes ».

49. Un dirigeant d'arsenal converti dans la production d'obus, cité dans Drake, Women in the Engineering Trades, p. 43. Les employeurs frangais des industries mécaniques se font la même idée : « L'ouvrier spécialisé […] s'occupe d'une machine, et son rendement dépend largement du degré de perfectionnement de cette machine et des outils dont elle est équipée », AN 39 AS 914, « Rapport sur les revendications ouvrières concernant les salaires », Constructions métalliques, mai 1918, p. 6.

50. Maryanne Cline Horowitz l'explique brièvement: « Dans l'analogie de l'artisan, Aristote faisait de l'homme [masculin] l'homo faber, le créateur, qui travaille une matière inerte en suivant un plan pour donner naissance à une œuvre d'art durable. Son âme donne la forme et le modèle de l'œuvre », Cline Horowitz, M., « Aristote et la femme », Journal of the History of Biology, 9, automne 1976, p. 197 . Aristote recourt à l'analogie de l'artisan (qui apparaût pour la premiere fois dans La République de Platon, Livre X) dans son traité De la génération des animaux, II 4, pour expliquer comme il comprend les rôles masculin et féminin dans la reproduction : la femme est le « travailleur » passif (cause matérielle), l'homme est l'« artisan » actif, qui donne sa forme (l'« âme ») à l'embryon. Voir aussi Nussbaum, M., « The Discernment of Perception: An Aristotelian Conception of Private and Public Rationality », dans son Love's Knowledge, Oxford, 1990, pp. 54105.

51. Parliamentary Papers (abrégé PP) 1919, Cmd.167, Appendices of Evidence to the Report of the Committee on Women in Industry, Londres, 1919, p. 54.

52. « Vous avez commencé par les travaux élémentaires de l'atelier des pompes à air et vous êtes passé par toutes les opérations en rapport avec le travail des machines […]. Vous êtes le seul dans toute l'usine à vous être élevé jusqu'à l'outillage manuel […]. Votre travail était extraordinairement précis » : IWM, Joan Williams, op. cit., lettre de référence de Neville Gwynne, l'employeur de Williams (de Gwynne's Ltd., un atelier d'engins aéronautiques près de Londres), 1919.

53. G. Calmés, « Note sur l'utilisation de la main-d'œuvre féminine », Bulletin des Usines de Guerre, 31 juillet 1916, p. 112.

54. Ministry of Munitions, Official History of the Ministry of Munitions, 8 vols, Londres, 1920-1924, vol. 4, p. 82.

55. Coventry District Engineering Employer's Association, Executive Committee minutes, 10 février 1926, pp. 2-3. Les listes de qualifications françaises trahissent le même préjugé : l'ouvrier semi-qualifié est « décolleteur, fraiseur ou perceur », selon la machine sur laquelle il travaille, mais la femme est toujours d'abord une femme — c'est-à-dire « une femme sur une machine à décolleter, une fraiseuse ou une perceuse ». Voir AN 39 AS 914, Chambre syndicate des industries du décolletage, « Tarif de base élaboré le 30 mai 1919 ». Voir aussi Laura Lee DOWNS, op. cit., pp. 561, 571-572. Ainsi la conviction des employeurs, qui pensent que dans les travaux moins qualifiés le savoir-faire réside plus dans la machine, s'accorde avec leur sentiment que le statut d'une femme au travail est déterminé davantage par son sexe que par son emploi.

56. PP 1918, Cd. 9073, Board of Trade, Report of the Departmental Committee, p. 16.

57. IWM, War Cabinet Committee Minutes, témoignage EEF, p. F43.

58. En 1921, Adam Kirkaldy remarque à quel point la «ligne floue » entre le travail des hommes et le travail des femmes a bougé rapidement, et à quel point la division varie d'un district à l'autre, en particulier dans le nouveau secteur de l'industrie des biens de consommation : British Labour, 1914-1921: Replacement and Conciliation, Londres, 1921, pp. 21-22.

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