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Athéna Apatouria et la ceinture: les aspects féminins des Apatouries à Athènes*

  • Pauline Schmitt (a1)

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En Grèce ancienne, l'exclusion des femmes de la vie politique — comme celle des étrangers et, temporairement, celle des jeunes — est une des caractéristiques essentielles de la cité. Toutefois les représentations de la femme témoignent d'un débat longtemps ouvert où s'affirment, par exemple, les tensions entre droit paternel et droit maternel, oikos de la femme et oikos de l'époux. Ce débat, peu à peu tranché à Athènes dans le sens d'une démocratie masculine, n'apparaît pas dans la simple description de la condition féminine. Il se lit principalement dans la tragédie mais aussi dans la participation des femmes aux cérémonies religieuses, dans les attributs de leurs divinités protectrices et dans certaines institutions comme l'épiclérat.

Summary

In ancient Greece, the Athenian festival of the Apaturia in honor of Zeus and Athena consecrated the insertion of young adult men and young unmarried women into the civic community. The etiological myth associated with this festival provides the young men with an example of wily behaviour. This myth may thus be compared with another from Troezen recounting the ruse employed by Athena Apaturia to make the girl Aethra become the wife of Poseidon and the mother of Theseus, Trickery is thus at the heart of the pre-eminent female rite de passage, marriage, as is corroborated by other mythical taies which stress the use of cunning (metis) at such a moment. Yet the young woman is never the agent of the ruse. In the Apaturia, Athena plays a double role: on the one hand, she possesses the metis required to effect the passage and on the other she figures as the guarantor of the change in the girls' social status upon marriage, as can be seen from the study of the ritual offering of the girdle at Troezen. If the transition from parthenos to married woman seems to be a critical point in the System of representations of the ancient Greeks, that is perhaps because it concerns the basis of the political System of the classical Greek city-state: the procreation of legitimate sons.

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Cet article a fait l'objet d'un exposé au séminaire de P. Vidal-Naquet (E.H.E.S.S., avril 1976). A lui et à J.-P. Vernant je tiens à exprimer ma gratitude pour tout ce qu'ils ne cessent d'apporter à ma recherche.

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1. Le renouveau du mouvement féministe dès les années 1960 aux États-Unis et après 1968 en France a suscité toute une série d'études qui concernent en particulier l'Antiquité grecque. Une mise au point bibliographique est donnée dans un numéro de la revue Arethusa (6, 1973, 1) par Sarah Pomeroy : « Selected bibliography on women in Antiquity », pp. 127-157. Du même auteur, Goddesses, Whores, Wives and Slaves : Women in classical Antiquity, New York, 1975. Si la théorie du matriarcat a encore quelques adeptes (cf. l'étonnant article de Sarah Pomeroy, « Andromaque : un exemple méconnu du matriarcat », Reg,LXXXVIII, 1975, pp. 16-19), elle est abandonnée dans les ouvrages récents de P. Samuel, Amazones, Guerrières et Gaillardes, Bruxelles, 1975 et F. D'Eaubonne, Les femmes avant le patriarcat, Paris, 1976. Mais les Amazones ont encore de belles espérances de vie, soit par la sympathie portée aux « femmes vigoureuses » (cf. le chapitre i du livre de P. Samuel et plus particulièrement pp. 43 à 82 sur les Amazones antiques), soit parce qu'elles sont la pièce maîtresse d'une nouvelle théorie « éco-féministe » qui crée dans l'histoire de l'humanité l'étape décisive du semi-patriarcat où « les sexes se placent sur le pied d'un certain égahtarisme » (F. D'Eaubonne, op. cit., p. 73) !

2. Deubner, L., Attische Feste, Berlin, 1932, pp. 232234.

3. Pollux, viii, 107.

4. J. Labarbe, « L'âge correspondant au sacrifice du Koureion et les données historiques du sixième discours d'Isée », Bulletin de l'Académie Royale de Belgique. Classe des Lettres, 1953, pp. 358-394.

5. Pelekidis, C., Histoire de l'éphébie attique, Paris, 1962, p. 63 ss.

6. Vernant, J.-P., « La guerre des cités », rééd., dans Id., Mythe et société en Grèce ancienne, Paris, 1974, p. 38 : « Le mariage est à la fille ce que la guerre est au garçon. »

7. Le mythe est étudié par P. Vidal-Naquet, « Le chasseur noir et l'origine de l'éphébie athénienne», Annales E.S.C., 1968, 5, pp. 947-964.

8. La femme peut invoquer la tenue de la gamelia pour servir de preuve à sa légitimité de femme de citoyen. Cf. ISÉE, Sur la succession de Pyrrhos, § 76 et 79, et Sur la succession de Kiron, § 18. La participation aux frais du banquet des Thesmophories est un critère semblable. Ces remarques prennent place dans une thèse de doctorat en cours sur les banquets publics dans le monde grec à l'époque hellénistique et romaine.

9. Pausanias, II, 33, 1. Voir sur ce passage le commentaire des éditions de J. G. Frazer (Londres, 1898) et de H. Hitzig (Leipzig, 1896-1910).

10. Plutarque, Vie de Thésée, m, 3.

11. Pausanias, II, 33, 1.

12. Apollodore, Bibl, m, 15, 6-7. Repris par Hygin, Fab., 37. On a expliqué que Aigeus était proche de l'épiclèse de Poséidon Aigaios et sans doute un avatar humanisé de Poséidon. Voir sur cette question Ed. Will, , Korinthiaka, Paris, 1955, p. 195 ss.

13. Pausanias, II, 33, 1 : AÎOpa… Siépatvev èç -rijv vyjaov, 8ia(3à(T|r) Se èvxaGOa XéyeTai Iloast- Sùva u.'.xÔ'jvai.

14. Bubbe, art. « Sphaeros », dans RE, 2.Reihe, VI, 1929, col. 1683.

15. Il existe deux versions de la victoire de Pélops : ou bien il gagne grâce à la complicité du cocher du roi Oinomaos, Myrtilos (fils d*Hermès) qui scie les roues du char, ou bien il gagne grâce aux chevaux donnés par Poséidon et conduits par Sphaeros. Le conducteur du char de Pélops joue sans doute un rôle important dans la victoire ; il est en tout cas représenté sur l'un des frontons du temple de Zeus à Olympie décrit par Pausanias (v, 10, 7) qui précise : « Le conducteur du char de Pélops se nommait Sphaeros si l'on en croit les Trézéniens ; mais l'exégète d'Olympie dit qu'il se nommait Killas. » 16. M. Détienne et J.-P. Vernant, Les ruses de l'intelligence. La métis des Grecs, Paris, 1974, tout le chapitre intitulé : « Le mors éveillé », et plus particulièrement p. 199 : « La souveraineté de Poséidon s'arrête en principe là où commence l'artifice, que ce soit celui du mors ou du cocher. ».

17. Pausanias, II, 32, 8 : Bellérophon était venu à Trézène pour demander en mariage Aithra à Pitthée, mais avant le mariage il fut exilé de Corinthe.

18. M. Détienne et J.-P. Vernant, op. cit., voir le chapitre intitulé: «Le mors éveillé.» 19. Il faudrait chercher si Athéna intervient de manière semblable en faveur de Poséidon ailleurs que dans ce mythe. Nous ne faisons qu'esquisser l'ensemble Sphaeros-Bellérophon- /((7/îra-Athéna.

20. En effet les commentateurs de ce passage, Frazer et Hitzig en particulier, ne s'interrogent pas sur le signifiant de cette épithète. Ils soulignent que la « légende » rapportée par Pausanias se rattache à la « fausse » étymologie du terme Apatouria (par laquelle on expliquait aussi, en liaison avec le mythe étiologique, le nom de la fête des Apatouries à Athènes). Tandis que Hitzig rappelle que la bonne étymologie & Apatouria fait de cette épithète l'équivalent de phratria (ceux qui ont même père), Frazer reprend l'une des explications du mot donnée par VEtymolog. Magnum, pp. 118, 53 ss. : «sans père" et pense que ce sens serait applicable dans la légende de la naissance de Thésée qui ne savait pas quel était son père.

21. M. Guarducci, « L'istituzione délia fratria nella Grecia antica e nelle colonie greche d'Italia », Atti délia reale accademia nazionale dei Lincei, XV, 1937, pp. 5-103, et XVI, 1938, pp. 65-137, plus particulièrement p. 90 ss.

22. Le mythe est résumé ci-dessus.

23. P. Vidal-Naquet, «Le chasseur noir…», op. cit.

24. A. Brelich, Paides e Parthenoi, Rome, 1969. Plus particulièrement le chapitre intitulé: « Le fanciulle ateniesi. » 25. Avec toutes les nuances apportées par P. Vidal-Naquet, « Les jeunes. Le cru, l'enfant grec et le cuit », dans J. LE Goff, P. Nora (éd.), Faire de l'Histoire, III, pp. 137-168, et surtout pp. 154-155.

26. D'après l'information d'un scholiaste de Théocrite.

27. A. Brelich, op. cit., p. 288 ss.

28. Ibid., p. 289 : « Dans la fête des Apatouries à Athènes, Athéna occupe une place centrale ; à l'occasion de cette fête on enregistre les nouveau-nés, les jeunes garçons et les jeunes filles qui, par le biais de leur mariage, sont entrées dans la phratrie. Le gamélion, un des trois sacrifices… concerne le mariage… Les rites liés au mariage ne consacrent pas dans les Apatouries des événements de la vie individuelle, mais des moments dont dépend l'existence même de la phratrie » (traduit de l'italien par nous).

29. Zeus Teleios, Héra Teleia, Aphrodite, Peitho, Artémis, Déméter et Hermès en sont les principales.

30. Par exemple dans plusieurs épigrammes du livre VI de Y Anthologie palatine : 59, 276, 277, 280.

31. Pausanias, II, 32, 1.

32. M. Détienne, Les jardins d'Adonis, Paris, 1972, pp. 216-217.

33. Toujours dans le livre VI de l'Anthologie palatine, offrent leurs cheveux à Artémis : un jeune garçon (156), une femme qui vient d'accoucher (201), une jeune fille à la veille de mariage (276), sans précision (277). A Athéna, une seule dédicace de cheveux faite par une jeune fille (59) pour avoir passé sa jeunesse dans la « sophrosuné » (sagesse).

34. Théogonie, vers 570 ss. Les travaux et les jours, vers 72 ss.

35. Théogonie, vers 570-580.

36. Les travaux et les jours, vers 72 : Théogonie, vers 573 :

37. Les travaux et les jours, vers 76. Sur Yapatè de la parure, voir F. Frontisi-Ducroux, Dédale. Mythologie de l'artisan en Grèce ancienne, Paris, 1975.

38. Voir l'étude très précise de J.-P. Vernant, « Le mythe prométhéen chez Hésiode », rééd. dans Id., Mythe et Société…, op. cit.

39. Daremberg et Saglio, Dictionnaire des Antiquités, I, 1174-1177, art. « cingulum », et V, 1063-1064, art. «zona».

40. Par exemple dans le livre de W. K. Lacey, The Family in classical Greece, Londres, 1968, la planche p. 119 n° 24 et le commentaire.

41. ‘HpàxXeioç Séofioç, ‘HpâxXeiov SL^IX: il est fait de deux boucles dont l'une passe en dessus, l'autre en dessous des prolongements du cordon.

42. Par exemple, délier la ceinture le jour du mariage. Dans Alcée, 82, le mariage de Thétis et de Pelée : (Pelée) « délia la ceinture chaste de la vierge » Plutarque, Lycurgue, 15, 5-6 (sur le mariage à Sparte) : « La jeune fille enlevée était remise aux mains d'une femme appelée nympheuteria, qui lui coupait les cheveux ras, l'affublait d'un habit et de chaussures d'hommes et la couchait sur une paillasse seule et sans lumière. Le jeune marié, qui n'était pas ivre, ni amolli par les plaisirs de la table, mais qui, avec sa sobriété coutumière, avait dîné aux phidities, entrait, lui déliait la ceinture et, la prenant dans ses bras, la portait sur son lit » (Traduction de R. Flacelière dans l'édition Budé). L'importance du geste de délier la ceinture est soulignée dans ce texte par le fait que la jeune fille porte un vêtement d'homme. Elle n'a gardé de ses attributs féminins que la ceinture (de nombreux exemples de déguisements d'hommes, généralement de jeunes garçons, en femmes insistent sur le port de la ceinture). Au mari qui dénoue la ceinture de la jeune fille le soir de ses noces répond la femme d'une épigramme funéraire (Anthologie palatine, VII, 324) qui a dénoué pour un seul homme sa ceinture . L'expression « dénouer sa ceinture » renvoie bien évidemment à celle de « dénouer sa virginité », avec la même image du frein, du lien, du passage. Ainsi dans Prndare, VIIIe Isthmique, vers 41 ss., Thétis est invitée à « délier le frein désirable de sa virginité », et Alceste, dans VAlceste d'EuRipmE, vers 177 ss., interpelle ainsi son lit : « Ô couche, où vierge je dénouai ma virginité » (ce que L. Méridier rend par : « où je dénouai ma ceinture virginale » dans la traduction de l'édition Budé).

43. Les hommes se ceignent également la taille pour s'exercer à la lutte.

44. Par exemple Hérodote, IV, 8-10, sur l'origine des Scythes. Scythes, troisième fils d'une créature mi-femme mi-serpent et d'Héraclès, accède à l'âge adulte et à la royauté après avoir pu tendre un arc et boucler une ceinture laissés par Héraclès.

45. Ch. Picard, «Athéna Zostéria », Rea,1932, pp. 245-253.

46. R. Demangei., Fouilles de Delphes, Topographie, 1926 .- le sanctuaire dAthéna Pronaia, pp. 49-51. («devient” est souligné par nous.) 47. Ch. Picard, op. cit., p. 252.

48. Le noeud d'Héraclès est porté par Athéna dans ‘la statuaire dès le ve siècle av. J.-C. Les plus anciens exemples seraient l'Athéna Lemnia de Phidias et l'Athéna du groupe « Athéna et Marsyas » de Myron. Cf. L. Pollack, « Die Athéna der Marsyasgruppe Myrons », Jahreshefte des Ôsterreichischen Archàologischen Institutes in Wien, XII (1909), pp. 154-165, pi. n-v. Les Vestales à Rome portaient un noeud semblable à leur ceinture.

49. Van Gennep, A., Les rites de passage, Paris, 1909, p. 185.

50. Nombreuses études sur le sujet depuis Gernet et Jeanmaire. Dernièrement, deux articles déjà cités de P. Vidal-Naquet : « Le chasseur noir » et « Les jeunes… ».

51. Anthologie palatine, VI, épigramme 276.

52. M. Détienne et J.-P. Vernant, op. cit., chapitre intitulé : « La conquête du pouvoir : l'union avec Métis. » 53. Homère, Iliade, xiv, vers 153 ss.

54. F. Frontisi-Ducroux, op. cit., appendice 2 : « La fête béotienne des Daidala. » 55. « Hymne à Déméter » dans Homère, Hymnes, trad. J. Humbert, Paris (coll. Budé), 1936, pp. 41-58.

56. Ibid., vers 4 : , vers 2 : Gùya-rep.

57. Ibid., vers

58. Ibid., vers 174 :

59. Ibid., vers 136 :

60. Ibid., l'épouse: vers 363.

61. Ibid., vers 4 :

62. Sur le champ sémantique de la métis, voir les livres de M. Détienne et J.-P. Vernant, et celui de F. Frontisi-Ducroux déjà cités.

63. Termes grecs appartenant au domaine de la métis dans le début de 1’ « Hymne à Déméter » : vers 8 :

64. Ibid., vers 14:

65. Homère, Odyssée, VIII, 266 ss.

66. «Hymne à Déméter», op. cit., vers 15.

67. Trait déjà souligné par H. Jeanmaire, Couroi et Courètes, Lille-Paris, 1939, p. 279.

68. Ce consentement s'exprime dans l'« Hymne à Déméter » dès le vers 3 :

69. . Plutarque, Vie de Thésée, m, 3 ss. Apollodore, Bibl., m, 15, 6-7.

70. Plutarque, op. cit., m, 4 :

71. Apollodore, op. cit.,

72. M. Détienne, Les Maîtres de Vérité en Grèce archaïque, Paris, 1965 ; analyse du personnage de Pitthée p. 43 et p. 72 ss.

73. Sur Atalante, sources et études rassemblées par P. Vidal-Naquet, « Le chasseur noir », op. cit., p. 963, note 2.

74. Pindare, IXe Pythique, « Pour Télésicrate de Cyrène », vers 1 à 75.

75. Ibid., opposition des termes otxoupta, vers 35, et àyp'oç, vers 37.

76. Ses armes sont le javelot et le glaive et elle massacre les bêtes fauves. Le terme xepatÇto (vers 21) a une connotation guerrière. Par exemple dans l'Iliade, n, 861, c'est Achille qui massacre les ennemis.

77. J.-P. Vernant, « Hestia Hermès, sur l'expression religieuse de l'espace et du mouvement chez les Grecs», rééd. dans Mythe et pensée chez les Grecs, 2e éd., Paris, 1971, pp. 124-170.

78. Théognis, H, 1289-1294, vers 1290:

79. Apollodore, m, 9, 2. Ou Hippomène dans la version d'OviDE, Métamorphoses, x, 537- 707.

80. Théognis, H, 1294 : trad. M. Détienne. Il faut souligner toutefois qu'il s'agit là d'un « mariage à l'envers », étape vers la catastrophe finale. Mais ce n'est pas le cas pour Cyrène.

81. Pindare, op. cit., vers 7-8.

82. Ibid., vers 7:

83. Ibid., vers 54 :

84. J.-P. Vernant, « Le mariage », rééd. dans Mythe et Société en Grèce ancienne, Paris, 1974, pp. 57-81.

85. Déméter, nous l'avons vu à propos de l'enlèvement de Coré, est totalement étrangère au passage de jeune fille à épouse de sa propre fille : elle ne sait rien, et ne comprend rien. Athéna patronne bien sûr les travaux féminins comme le tissage, quel que soit le statut de la femme : jeune fille ou épouse.

86. Voir, entre autres, J.-P. Vernant, « Entre bêtes et dieux » et « Le mythe prométhéen chez Hésiode », rééd. dans Mythe et Société…

87. Voir la description des « barbares » chez Hérodote : la promiscuité sexuelle va souvent de pair avec un pouvoir égal des hommes et des femmes, parfois même avec la gynécocratie. Cf. S. Pembroke « Women in charge : the function of alternatives in early Greek tradition and the ancient idea of the matriarchy », Journal of the Warburg and Courtauld fnstitutes, XXX, 1967, pp. 1-35.

88. Loi de Périclès de 451-450 av. J.-C.

89. La mort des hommes à la guerre ou le fait qu'ils soient retenus loin de la cité suscite ce thème qui apparaît aussi dans les mythes autour de personnages aussi différents qu'Hippolyte et Adonis qui ont en commun de refuser le mariage. Cf. M. Détienne, Les jardins d'Adonis, Paris, 1972. Le manque d'épouses apparaît bien sûr dans les récits de fondations : c'est le thème de l'enlèvement des femmes indigènes par exemple.

90. Comme ces « chasseresses », éternelles parthenoi.

91. Certaines dédicaces de Y Anthologie palatine (VI) évoquent très précisément cette possibilité. Par exemple cette « Nicarétè, qui naguère servait les navettes d'Athéna… a déposé dans le feu, devant le temple de Cypris, sa corbeille, ses bobines et tous ses autres instruments de travail. ldquo;Adieu, s'écria-t-elle, faméliques labeurs des femmes indignes de ce nom, qui ne savez que flétrir leur jeunesse.” Elle prit alors le parti d'avoir des couronnes, une harpe, et de mener joyeuse vie dans les banquets et dans les fêtes… ». Anthologie palatine, VI, 285, traduction de P. Waltz dans l'édition Budé.

92. On peut rappeler qu'Athéna a une fonction politique parce qu'elle est une parthénos et a toujours refusé le mariage.

* Cet article a fait l'objet d'un exposé au séminaire de P. Vidal-Naquet (E.H.E.S.S., avril 1976). A lui et à J.-P. Vernant je tiens à exprimer ma gratitude pour tout ce qu'ils ne cessent d'apporter à ma recherche.

Athéna Apatouria et la ceinture: les aspects féminins des Apatouries à Athènes*

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